Un trio franco-malgache, Lovana, présente « Jiro », son premier album où se mêlent chants traditionnels de possession et beats électroniques. Selon RFI, ce projet artistique né de la collaboration entre la chanteuse-guérisseuse Golly Miantsa, le percussionniste Samuel Ratovondrahery — alias Bema — et le batteur-producteur français Aurèle Guibert — offre une relecture contemporaine des rituels ancestraux de l’île Rouge. Porté par des mélodies envoûtantes, l’album se veut un pont entre les générations, reliant les vivants aux ancêtres à travers une musique hypnotique.
Ce qu'il faut retenir
- Album : « Jiro » (« la lumière » en malgache), premier opus du trio Lovana, sorti en 2026.
- Membres : Golly Miantsa (chant, guérisseuse), Samuel Ratovondrahery alias Bema (percussions), Aurèle Guibert (batterie et production).
- Style musical : Fusion entre chants traditionnels de possession malgaches et électro, créant une atmosphère à la fois ancestrale et moderne.
- Thème central : La musique comme vecteur de connexion entre les êtres humains et leurs ancêtres.
- Tournée : Le trio entame une série de concerts en France pour promouvoir l’album.
Un trio aux origines multiples pour un projet ambitieux
Lovana est né de la rencontre entre Golly Miantsa, chanteuse et guérisseuse malgache, et Bema, percussionniste issu de la tradition des *tromba* — ces rituels de possession propres à Madagascar. Aurèle Guibert, batteur et producteur nantais, a complété ce trio en apportant une dimension électronique à ces sonorités traditionnelles. « Jiro », leur premier album, est le fruit de cette alchimie unique, où les chants sacrés rencontrent des beats électro.
Selon RFI, l’objectif du groupe est clair : proposer une expérience musicale immersive, capable de transcender les frontières culturelles. Les morceaux de l’album, comme « Tany » ou « Zava », oscillent entre puissance vocale et rythmes entraînants, créant une ambiance à la fois spirituelle et dansante. Golly Miantsa explique : «
Notre musique est un appel. Elle permet de dialoguer avec les ancêtres, de les invoquer à travers des chants qui, même modernisés, gardent leur essence sacrée.»
Une fusion culturelle entre Madagascar et la France
Installés à Nantes, les trois membres de Lovana ont construit leur projet à distance avant de finaliser l’enregistrement de l’album. Leur collaboration repose sur un équilibre entre respect des traditions et innovation. Bema, spécialiste des *tromba*, apporte une authenticité rythmique, tandis qu’Aurèle Guibert structure les morceaux avec des basses électroniques et des nappes synthétiques.
L’album « Jiro » est ainsi bien plus qu’une simple expérimentation musicale. Il incarne une volonté de préserver et de réinterpréter le patrimoine malgache. Comme le souligne RFI, cette fusion sonore pourrait séduire un public varié, des amateurs de world music aux fans d’électro, tout en éveillant une curiosité pour les cultures africaines.
Une tournée française pour porter le message de Lovana
Pour faire découvrir leur univers, Lovana entame une tournée en France dès l’été 2026. Les concerts sont conçus comme des expériences à part entière, avec des sets où les chants traditionnels s’entrelacent aux beats électroniques. Le trio a prévu de se produire dans des salles intimistes comme dans des festivals, afin de toucher un large public.
« Nous voulons que les gens vivent une immersion totale, précise Golly Miantsa. La musique doit toucher le corps et l’esprit. » Les dates de la tournée n’ont pas encore été officiellement annoncées, mais les premières étapes devraient avoir lieu dans l’Ouest de la France, où le groupe a déjà tissé des liens.
Avec « Jiro », Lovana ne se contente pas de revisiter la transe malgache : le groupe propose une nouvelle façon d’envisager la rencontre entre les cultures, à travers une musique qui, autant dire que, parle autant aux oreilles qu’à l’âme.
Les *tromba* sont des cérémonies traditionnelles de possession malgaches, où les participants entrent en transe pour communiquer avec les ancêtres. Ces rituels s’accompagnent de chants, de percussions et de danses, et jouent un rôle central dans la culture malgache.