À 32 ans, Lucas Digne s’apprête à vivre un nouveau chapitre de sa carrière internationale. Le défenseur d’Aston Villa, rappelé en équipe de France pour la Coupe du monde 2026, y participera pour la deuxième fois après son Mondial 2014 au Brésil. Cinquième joueur le plus capé des Bleus en Coupe du monde avec 57 sélections, il arrive avec l’ambition d’occuper une place de titulaire, une première depuis son unique match disputé lors de l’édition 2014. Selon RMC Sport, le défenseur a évoqué cette convocation comme « la récompense de tout mon travail », un moment familial marqué par l’émotion de ses proches, notamment de ses enfants.

Ce qu'il faut retenir

  • Lucas Digne, 32 ans, participera à sa deuxième Coupe du monde après celle de 2014 au Brésil.
  • Il compte 57 sélections en équipe de France, ce qui fait de lui le cinquième joueur le plus capé en Coupe du monde.
  • Après deux absences en 2018 et 2022, il revient avec l’ambition d’être titulaire cette fois.
  • Il a réalisé une saison 2025-2026 aboutie avec Aston Villa, terminant 4e de Premier League et remportant la Ligue Europa.
  • Sous la direction d’Unai Emery, son jeu a évolué, notamment tactiquement, avec un rôle plus tourné vers l’intérieur du terrain.

Une convocation synonyme d’accomplissement personnel et familial

Pour Lucas Digne, la nouvelle de sa sélection n’a pas seulement été une reconnaissance sportive. « C’est la récompense de tout mon travail, un moment familial superbe à partager avec les enfants, ma femme », a-t-il confié à RMC Sport. Les réactions de ses proches l’ont particulièrement touché : « Mon fils, notamment, comprend l’enjeu. Ils étaient excités, émus, je ne m’attendais pas à ce qu’ils soient aussi touchés. » La séquence de sa convocation, partagée sur les réseaux sociaux, a également illustré l’importance de ces instants pour les familles des joueurs. « Il y a énormément d’émotions derrière nous. Il n’y a pas que le joueur, mais aussi les familles », a-t-il souligné. Autant dire que ce retour en Bleu, à plus de dix ans de son premier Mondial, revêt une dimension particulière.

Une longévité et une adaptation remarquables en club et en sélection

Depuis son exclusion des listes pour les Coupes du monde 2018 et 2022, Digne n’a jamais perdu de vue son objectif : revenir en sélection. « Ce sont des échecs, mais quand on vise le très haut niveau, une carrière n’est pas linéaire. Il faut apprendre à vivre avec », a-t-il expliqué. Son adaptation récente à Aston Villa, sous les ordres d’Unai Emery, a marqué un tournant dans sa carrière. Arrivé à Aston Villa en 2022, il a su évoluer tactiquement, passant d’un rôle de latéral pur à une position plus intérieure, lui permettant d’anticiper davantage le jeu. « Je défendais différemment, tactiquement aussi des choses ont évolué. Ça a un impact énorme, tu arrives plus vite sur ton joueur », a-t-il détaillé. Cette transformation, entamée à 28-29 ans, lui a permis de gagner en efficacité, malgré la difficulté initiale de changer ses habitudes.

Un rôle redéfini, entre expérience et transmission

À 32 ans, Digne assume désormais un rôle de mentor au sein du groupe. « J’ai plus un rôle de grand frère maintenant. Je vais aider les plus jeunes quand ils arrivent, donner des conseils, être là quand ils ont besoin », a-t-il expliqué. Son parcours, marqué par des hauts et des bas, lui permet d’offrir un soutien précieux aux nouveaux venus, comme il l’a lui-même vécu en arrivant en équipe de France. Cette maturité se ressent également dans sa relation avec Didier Deschamps, qu’il côtoie depuis 2014. « J’ai une très bonne relation avec lui, il m’a donné ma première sélection et j’ai participé à énormément de tournois majeurs avec lui. Je lui dois énormément », a-t-il rappelé. Digne souligne aussi l’adaptabilité du sélectionneur, capable de s’ajuster aux différentes générations de joueurs.

Une saison 2025-2026 réussie et une équipe de France ambitieuse

Sur le plan collectif, Digne arrive en forme avec Aston Villa. Le club anglais a terminé 4e de Premier League et remporté la Ligue Europa, une performance qui lui a valu 44 matchs joués et 7 passes décisives. « Je ne pouvais pas demander plus au niveau du club. C’est un vrai bon moment pour moi, une très bonne saison », a-t-il déclaré. En équipe de France, il évoque une attaque talentueuse, tout en tempérant les attentes : « Il y a une différence entre avoir une très bonne attaque sur le papier et en avoir une pendant une Coupe du monde. Tout se passe bien pour l’instant, il faut des automatismes et travailler pour que tout le monde soit sur la même longueur d’onde. » Concernant les ambitions françaises, il reste prudent : « Il y a énormément de grosses équipes, l’Argentine, l’Espagne… On a une très bonne équipe aussi. Ça se jouera sur des détails. »

Une relation complexe avec la France, entre attachement et contraintes

Bien qu’il ait quitté la France il y a onze ans pour rejoindre l’Angleterre, Digne conserve un lien fort avec son pays. « J’essaie de revenir le maximum de fois pour voir ma famille, qui est dans le sud maintenant », a-t-il indiqué. Malgré un calendrier chargé, il parvient à organiser des retrouvailles, que ce soit en allant vers eux ou en les accueillant lors de ses passages en France. Son attachement à Lille, où il a été formé, est particulièrement marqué. « Lille, c’est particulier, il faut en profiter », a-t-il souligné, évoquant les supporters des Bleus qu’il croise occasionnellement lors des matchs en France. Une dynamique qu’il compte bien savourer lors de ce Mondial, d’autant plus que les demandes de places pour les matchs à domicile devraient affluer.

Et maintenant ?

Lucas Digne s’apprête à vivre une nouvelle expérience en Coupe du monde, avec l’ambition d’occuper une place de titulaire dans une équipe de France parmi les favorites. Son adaptation récente en club et son rôle accru en sélection pourraient lui offrir un temps de jeu significatif. La compétition, qui débutera dans quelques jours, dira si cette longévité et cette évolution tactique se confirment au plus haut niveau. Pour le défenseur, l’enjeu est double : briller en Bleu et, pourquoi pas, écrire une nouvelle page de son histoire avec les siens.

Reste à voir si Didier Deschamps, connu pour son pragmatisme, lui accordera sa confiance. Une chose est sûre : Digne aborde ce Mondial avec la même détermination qui l’a conduit à cumuler 57 sélections, malgré les épreuves. Son parcours, marqué par la patience et la résilience, pourrait bien inspirer une génération de jeunes joueurs.

Avec 57 sélections en Coupe du monde, Lucas Digne est le cinquième joueur le plus capé de l’histoire des Bleus dans cette compétition. Il a participé à son premier Mondial en 2014 au Brésil et revient en 2026 avec l’ambition d’être titulaire, une première depuis 2014.

Sous la direction d’Unai Emery, Digne a modifié son approche défensive, passant d’un rôle de latéral pur à une position plus intérieure. Cette évolution tactique lui permet d’anticiper davantage le jeu et de gagner en réactivité, une transformation entamée à 28-29 ans.