La Commission européenne a franchi une nouvelle étape dans sa stratégie d'innovation ce mercredi 6 août 2026, en adoptant une charte volontaire destinée à faciliter l'accès des entreprises, notamment des startups et PME, aux infrastructures de recherche et d'innovation les plus avancées du continent. Selon Euronews FR, cette initiative vise à « rendre plus facile et plus rapide » l'utilisation de ces ressources par les acteurs économiques, afin de transformer plus rapidement des idées en produits concrets.

Ce qu'il faut retenir

  • Une charte volontaire adoptée par la Commission européenne le 6 août 2026 pour simplifier l'accès aux infrastructures de recherche et d'innovation en Europe
  • Objectif : réduire les délais entre l'idée et la mise sur le marché des innovations, surtout pour les startups et PME
  • Six principes clés : visibilité des services, transparence, simplification des contrats, protection de la propriété intellectuelle, accompagnement personnalisé et partage des données
  • Les infrastructures de recherche peuvent adhérer à la charte via un formulaire en ligne
  • Cette initiative s'inscrit dans une stratégie plus large de l'UE pour renforcer la compétitivité face aux États-Unis et à la Chine

Cette charte intervient dans un contexte où l'Union européenne cherche à renforcer sa position face à la concurrence mondiale, notamment face aux États-Unis et à la Chine. Ekaterina Zaharieva, commissaire européenne chargée des startups, de la recherche et de l'innovation, a souligné l'importance de ces infrastructures pour « développer et tester les idées » et mettre plus rapidement les innovations sur le marché. « Les entreprises innovantes en Europe ont besoin d'infrastructures de pointe », a-t-elle déclaré dans un communiqué.

Selon la Commission, les petites structures peinent souvent à identifier les services proposés par les infrastructures de recherche ou à évaluer les coûts d'accès. Ce manque de visibilité pénalise particulièrement les startups et PME, qui ne disposent pas des ressources nécessaires pour naviguer dans des accords complexes ou peu transparents, contrairement aux grandes entreprises.

Six principes pour une meilleure intégration des entreprises

La nouvelle charte repose sur six principes directeurs, conçus pour répondre aux défis rencontrés par les entreprises. Parmi eux, on retrouve d'abord une meilleure visibilité et disponibilité des services, afin que les entreprises sachent exactement ce que les infrastructures proposent. Ensuite, la charte insiste sur la transparence et les normes de qualité, garantissant un cadre clair pour les utilisateurs.

Elle prévoit également la simplification des contrats, un point crucial pour les petites structures qui manquent de moyens pour gérer des procédures administratives lourdes. La gestion sécurisée de la propriété intellectuelle est un autre axe fort, afin de protéger les innovations développées. Enfin, la charte encourage un accompagnement sur mesure pour les entreprises et un renforcement de la coopération entre infrastructures, notamment en matière de partage des données.

Un déploiement soutenu par la Commission

Les infrastructures de recherche et de technologie ont désormais la possibilité d'adhérer officiellement à la charte via un formulaire en ligne. La Commission européenne a annoncé qu'elle soutiendrait cette initiative par plusieurs moyens : organisation de webinaires, organisation d'événements et création d'un référentiel partagé. Ce dernier permettra aux organisations de soumettre des exemples de bonnes pratiques, favorisant ainsi une amélioration continue du dispositif.

Cette charte s'inscrit dans une démarche plus large de l'UE en faveur des startups et des scale-up. L'objectif est clair : faire de l'Europe la principale destination mondiale pour la création et la croissance d'entreprises technologiques. Elle complète également les stratégies existantes de l'UE concernant les infrastructures de recherche et de technologie, tout en s'ajoutant à une Charte européenne existante sur l'accès aux infrastructures de recherche.

Et maintenant ?

La prochaine étape consistera à évaluer l'adhésion des infrastructures de recherche à cette charte. D'ici la fin de l'année 2026, la Commission européenne devrait publier un premier bilan des inscriptions et des retours d'expérience. Les entreprises, quant à elles, pourront commencer à bénéficier de ces nouvelles dispositions dès le premier trimestre 2027, sous réserve de l'approbation des infrastructures concernées.

Ekaterina Zaharieva a d'ores et déjà invité les infrastructures de recherche et de technologie à « approuver la Charte et à promouvoir ses principes ». Selon elle, cette initiative pourrait jouer un rôle clé dans la compétitivité de l'Europe, en permettant aux entreprises innovantes de se développer plus rapidement et de rivaliser avec leurs concurrents internationaux.

La charte vise les infrastructures de recherche et d'innovation de niveau mondial en Europe, incluant les laboratoires et sites pilotes de pointe. Il s'agit notamment des centres spécialisés dans les nouvelles technologies, les sciences de la vie ou encore les matériaux avancés, selon la Commission européenne.