Un communiqué publié ce samedi 1er août 2026 par l’Union des associations européennes de football (UEFA) a marqué un tournant dans le dossier controversé de l’ouverture de la Coupe du monde aux capitaux privés. L’instance européenne a officiellement salué la décision de la Fédération internationale de football association (FIFA) d’abandonner ce projet, tout en formulant des critiques acerbes à l’encontre de son président, Gianni Infantino. Selon Ouest France, cette réaction intervient alors que le football mondial reste sous haute tension après des mois de tensions autour de la gouvernance du sport roi.
Ce qu'il faut retenir
- L’UEFA a salué, le 1er août 2026, la décision de la FIFA d’abandonner son projet d’ouverture aux capitaux privés pour la Coupe du monde.
- L’instance européenne a cependant critiqué vertement le président de la FIFA, Gianni Infantino, dans un communiqué officiel.
- Cette prise de position intervient après des mois de débats houleux sur l’avenir économique et sportif du football mondial.
Une décision saluée, mais sous conditions
Dans son communiqué, l’UEFA a reconnu que la renonciation de la FIFA à son projet de privatisation constituait « une avancée majeure pour l’intégrité et l’avenir du football ». L’instance européenne a rappelé que ce projet, évoqué dès 2024, avait suscité de vives inquiétudes quant à la dilution de l’identité sportive du tournoi planétaire. Selon Ouest France, l’UEFA a souligné que cette décision permettait de préserver « les valeurs traditionnelles du football », tout en réaffirmant son attachement à un modèle basé sur l’équité et la transparence. — « Ce revirement est une victoire pour tous ceux qui défendent un football accessible et démocratique », a déclaré une source proche de l’instance.
Des critiques virulentes envers Infantino
Si l’UEFA a salué la décision, elle n’a pas caché son mécontentement face à la gestion du dossier par Gianni Infantino. L’instance européenne a pointé du doigt « le manque de clarté » dans la communication de la FIFA et « les conflits d’intérêts persistants » autour du président suisse. Dans son communiqué, l’UEFA a rappelé que le projet de privatisation avait été porté par Infantino lui-même, avant d’être finalement abandonné sous la pression des fédérations nationales et des supporters. — « Les méthodes employées par la FIFA ces dernières années posent question, et M. Infantino en porte la responsabilité », a affirmé une porte-parole de l’UEFA.
Un contexte de tensions persistantes
Cette prise de position de l’UEFA s’inscrit dans un contexte de défiance croissante envers la gouvernance du football mondial. Depuis son élection en 2016, Gianni Infantino a été régulièrement critiqué pour son style de management, qualifié de « vertical et opaque » par plusieurs observateurs. En 2025, une enquête du Parlement européen avait déjà pointé du doigt les risques de dérives dans la gestion financière de la FIFA, notamment après le scandale des droits télévisés et des partenariats commerciaux. Selon Ouest France, l’UEFA a profité de ce communiqué pour rappeler son rôle de « garant des intérêts du football européen », face à une FIFA jugée trop éloignée des réalités locales.
Alors que les supporters et les clubs continuent de réclamer plus de transparence, cette affaire rappelle que la gouvernance du football reste un sujet explosif. La balle est désormais dans le camp de la FIFA : sa capacité à restaurer la confiance dépendra en grande partie de la manière dont elle gérera cette transition.
La FIFA évoquait la nécessité de moderniser l’organisation du tournoi, notamment pour financer des infrastructures et attirer de nouveaux investisseurs. Cependant, ce projet a été perçu comme une tentative de privatisation déguisée, risquant de marginaliser les petits pays et de réduire l’aspect sportif au profit des intérêts financiers.