Selon BFM Bourse, la banque allemande Deutsche Bank a rédigé une note sectorielle dans laquelle elle tire le bilan de la saison des résultats dans le luxe. L'établissement se montre plus prudent sur la reprise de la croissance de LVMH et de Kering. Deutsche Bank renouvelle, par ailleurs, sa confiance dans le titre Hermès en révisant toutefois largement son objectif de cours.

Le luxe tousse à la Bourse de Paris, ce mercredi 12 août. Vers 12h50, Kering recule de 3%, Hermès cède 1,8% et LVMH abandonne également 1,8%. Ces replis surviennent alors que Deutsche Bank a rédigé une note sectorielle dans laquelle la banque allemande tire le bilan de la saison des résultats dans le secteur.

Ce qu'il faut retenir

  • La banque allemande Deutsche Bank se montre plus prudente sur la reprise de la croissance de LVMH et de Kering.
  • Deutsche Bank renouvelle sa confiance dans le titre Hermès en révisant toutefois largement son objectif de cours.
  • Le luxe tousse à la Bourse de Paris, avec des replis pour Kering, Hermès et LVMH.

La réaccélération incertaine de LVMH

Concernant LVMH, Deutsche Bank a réitéré son conseil à l'achat sur l'action tout en ajustant sa cible à 590 euros contre 600 euros précédemment. La banque allemande émet toutefois certaines inquiétudes sur la relance de la croissance du groupe qui devient «moins convaincante».

La thèse de reprise sur LVMH continue d'être limitée par l'absence d'amélioration séquentielle de la demande sur le cluster chinois, qui est restée stable par rapport au premier trimestre, explique l'établissement d'outre-Rhin. La mode et maroquinerie a par ailleurs «montré peu de signes d'accélération malgré une base de comparaison nettement plus aisée».

Hermès trop sanctionné ?

Dans le cas de Kering, la banque allemande a rehaussé son objectif de cours à 295 euros, contre 280 euros précédemment, et confirmé son opinion à «conserver». L'établissement reconnaît qu'au deuxième trimestre, Kering a commencé à montrer les premiers signes tangibles d'un redressement de ses ventes.

La banque allemande note que l'«algorithme de croissance» de la société a été mis à rude épreuve. L'action avait dévissé de 11% dans la foulée de la publication des résultats du premier semestre. Les marchés ont sanctionné l'absence d'accélération en Chine ainsi que des remarques de la direction qui a expliqué que la hausse de 6% des volumes attendue cette année devait se comprendre en heure de travail et non pas en unité de production.

Et maintenant ?

Deutsche Bank considère que la chute de l'action Hermès reste exagérée. À l'exception des catégories plus cycliques et aspirationnelles, il n'y a pas de signe d'une activité structurelle fragilisée, écrit Deutsche Bank. La croissance dans la maroquinerie reste «robuste» avec une demande toujours supérieure à la production, et les projets d'ouverture de nouveaux ateliers, à raison d'un par an jusqu'à 2030, couplés à l'innovation, «soutiennent la croissance des volumes dans un environnement de prix normalisé».