Alors que la saison 2025-2026 de la Ligue des champions féminine approche de son apogée, l’Olympique Lyonnais (OL) s’apprête à relever un nouveau défi historique. Selon Franceinfo - Sport, le club rhodanien, déjà sacré champion de France pour la vingt-cinquième fois consécutive, vise désormais une nouvelle consécration européenne après une finale perdue en 2025 face au FC Barcelone.

Ce qu'il faut retenir

  • Une finale manquée en 2025 face au FC Barcelone, alors que l’OL avait remporté les sept éditions précédentes.
  • Un palmarès impressionnant : 8 titres de Ligue des champions depuis 2011, un record inégalé dans le football féminin.
  • Une équipe toujours aussi dominante en France, avec 25 titres de championne de France d’affilée.
  • Des ambitions renforcées pour la saison 2025-2026, avec une volonté de reconquérir l’Europe.

Un héritage européen à défendre

Avec huit titres de Ligue des champions à son actif depuis 2011, l’OL a marqué de son empreinte le football féminin européen. Pourtant, la saison passée a marqué un tournant : pour la première fois depuis 2010, le club a échoué en finale, s’inclinant face au FC Barcelone (2-1) après prolongation. Un résultat qui a rappelé que la concurrence s’est intensifiée ces dernières années, notamment avec l’émergence de clubs comme Chelsea ou Wolfsburg.

Pour la saison 2025-2026, l’objectif est clair : revenir au sommet. L’OL a conservé l’essentiel de son groupe, avec des joueuses expérimentées comme Wendie Renard ou Eugénie Le Sommer, tout en intégrant de jeunes talents issus de son centre de formation. « L’expérience des finales passées nous a appris à mieux gérer les moments décisifs », a déclaré l’entraîneure Sonia Bompastor à Franceinfo - Sport. « Nous abordons cette nouvelle campagne avec humilité, mais aussi avec une détermination sans faille. »

Une domination nationale sans équivalent

Côté championnat, l’OL reste intouchable. Avec 25 titres de championne de France d’affilée, le club détient un record绝对 dans le football féminin mondial. Pourtant, cette domination n’a pas suffi à effacer l’échec européen de 2025. « Le titre national est une habitude, mais la Ligue des champions, c’est une autre histoire », a souligné Bompastor. « Chaque saison, nous devons nous adapter aux évolutions tactiques et physiques des adversaires. »

Le club lyonnais a également renforcé son effectif avec des recrutements ciblés, comme celui de la milieu de terrain internationale norvégienne Ada Hegerberg, de retour après une saison en retrait. « Son expérience et sa vision du jeu seront des atouts majeurs », a ajouté la technicienne. « Nous comptons sur elle pour apporter cette dimension offensive qui nous a parfois manqué en finale. »

Un calendrier exigeant et des adversaires redoutables

Le parcours des Lyonnaises en Ligue des champions s’annonce particulièrement relevé. Après un tour préliminaire remporté aisément, elles affronteront des clubs comme le Paris Saint-Germain, qui a progressé ces dernières années, ou encore le Real Madrid, en pleine ascension. « Le groupe a été tiré au sort de manière difficile, mais c’est justement ce qui nous motive », a expliqué Bompastor. « Nous savons que chaque match sera une bataille. »

En phase de groupes, l’OL devra également composer avec des équipes comme le Slavia Prague ou le SKN St. Pölten, moins connues mais toujours dangereuses en contre. « La régularité sera la clé », a rappelé la capitaine Wendie Renard. « Il faut éviter les faux pas et se présenter en forme au moment des confrontations décisives. »

Et maintenant ?

Les Lyonnaises entament leur campagne européenne le 15 septembre 2025 avec un match face au SKN St. Pölten. D’ici là, le club devra affiner sa préparation, notamment en optimisant sa gestion des effectifs pour éviter les blessures. La prochaine échéance majeure aura lieu en novembre, avec la phase à élimination directe. Si l’OL parvient à franchir ce cap, son objectif sera alors de se qualifier pour le Final Four, prévu en mai 2026.

À plus long terme, l’enjeu dépasse le cadre sportif. Pour l’OL, une victoire en Ligue des champions permettrait de consolider son statut de leader mondial et d’attirer davantage de sponsors dans un football féminin en pleine expansion. Mais au-delà des trophées, c’est aussi une question de transmission : « Montrer aux jeunes filles que l’excellence est possible, c’est ce qui nous anime chaque jour », a conclu Bompastor.