Un homme de 80 ans a trouvé la mort ce lundi 8 août 2026 dans les eaux de la calanque du Grand Souffle, située sur l’archipel du Frioul, au large de Marseille. Malgré l’intervention rapide des marins-pompiers, la victime n’a pu être réanimée, selon Le Figaro, qui cite les soldats du feu de la ville et confirme une information initialement rapportée par La Provence.

Ce qu'il faut retenir

  • Un octogénaire de 80 ans s’est noyé ce lundi 8 août 2026 vers 10 heures dans la calanque du Grand Souffle, sur l’archipel du Frioul.
  • Les marins-pompiers sont intervenus en urgence mais n’ont pu le réanimer, le médecin du Samu ayant constaté le décès sur place.
  • En France, 274 noyades (dont 37 enfants et adolescents) ont été recensées en deux mois et demi, un chiffre en hausse modérée par rapport à 2025.

Une intervention des secours en urgence sur les îles du Frioul

Vers 10 heures ce lundi matin, les marins-pompiers de Marseille ont été alertés d’une situation d’urgence au large des îles du Frioul. Leur mission : porter secours à un octogénaire en difficulté dans l’eau. L’homme, âgé de 80 ans, se baignait dans la calanque du Grand Souffle, un site réputé pour ses paysages, mais aussi pour ses courants parfois traîtres. Dès leur arrivée, les secours ont tenté une réanimation, mais sans succès.

Le médecin du Samu présent sur les lieux a rapidement constaté le décès de la victime. Aucune information supplémentaire n’a été communiquée sur les circonstances exactes de l’accident, si ce n’est que l’homme se trouvait seul au moment des faits. Les autorités n’ont pas évoqué de signe de malaise ou de problème de santé préalable, précise Le Figaro.

Un bilan déjà lourd pour les noyades en France cet été

Cette tragédie s’inscrit dans un contexte national marqué par une hausse des noyades cet été. À la fin du mois de juillet, les autorités sanitaires ont annoncé qu’au moins 274 personnes avaient perdu la vie par noyade en deux mois et demi, dont 37 enfants et adolescents. Ces chiffres, en légère augmentation par rapport à 2025, sont principalement liés aux périodes de canicule qui ont touché le pays, incitant les Français à se rafraîchir dans les plans d’eau et en mer.

La plupart de ces accidents surviennent en mer, dans des zones non surveillées ou lors de baignades improvisées. Les services de secours appellent régulièrement à la prudence, notamment en période estivale, où la fréquentation des spots naturels explose. À Marseille, où les calanques attirent chaque année des milliers de visiteurs, les mises en garde contre les dangers de la baignade en zone isolée se multiplient.

Le Frioul, un archipel prisé mais parfois dangereux

L’archipel du Frioul, situé à quelques encablures du Vieux-Port de Marseille, est un site emblématique pour les Marseillais et les touristes. Composé de quatre îles principales – Pomègues, Ratonneau, Tiboulen de Maïre et Tiboulen du Frioul –, il est accessible en bateau depuis le port et offre des paysages à couper le souffle. Pourtant, certaines zones, comme la calanque du Grand Souffle, sont réputées pour leurs courants forts et leurs fonds marins accidentés, ce qui en fait des endroits à risque pour les baigneurs.

Les secours maritimes de Marseille rappellent régulièrement que la baignade doit être réservée aux zones surveillées, comme la plage du Môle sur l’île de Pomègues. Les autres parties de l’archipel, bien que magnifiques, ne bénéficient d’aucune surveillance, ce qui expose les nageurs à des dangers imprévisibles. Aucun dispositif de sauvetage n’est déployé sur ces sites, où les conditions météo peuvent changer rapidement.

Et maintenant ?

Les autorités maritimes et les secours de Marseille pourraient renforcer leurs campagnes de sensibilisation auprès du public après ce drame. Une augmentation des patrouilles dans les zones à risque, notamment en haute saison, est envisagée, bien que rien n’ait encore été officiellement annoncé. Les associations de prévention des noyades, comme la Société nationale de sauvetage en mer (SNSM), pourraient également relayer des messages de prudence, notamment en direction des personnes âgées, plus vulnérables face aux courants.

En attendant, la mairie de Marseille et les services de secours n’ont pas communiqué de mesures supplémentaires. Les proches de la victime ont été informés, et une enquête est ouverte pour déterminer les circonstances exactes de cet accident. Une question reste en suspens : celle de l’information des baigneurs sur les dangers spécifiques des calanques du Frioul, un sujet qui pourrait revenir sur le devant de la scène dans les prochains jours.

À ce jour, la seule plage surveillée sur l’archipel du Frioul est celle du Môle, située sur l’île de Pomègues. Aucune autre zone de baignade n’est officiellement encadrée par des sauveteurs.

Au 31 juillet 2026, les autorités sanitaires dénombraient 274 noyades, dont 37 chez des enfants et adolescents, selon les chiffres communiqués en fin de mois de juillet.