La publication des mémoires de Jill Biden, ex-première dame des États-Unis, relance la polémique autour de la campagne présidentielle ratée de son mari, Joe Biden, en 2024. Selon le Figaro, ce livre revient sur les derniers mois de la candidature du président sortant, alors âgé de 80 ans, et ses déclarations sur l’état de santé de ce dernier pourraient bien raviver les tensions au sein du Parti démocrate, alors que le parti tente de tourner la page d’une défaite électorale historique.
Ce qu'il faut retenir
- Jill Biden publie ses mémoires, dans lesquels elle évoque le vieillissement de Joe Biden pendant la campagne de 2024, sans évoquer de troubles cognitifs avérés.
- Ses propos contredisent les images du débat télévisé de juin 2024, où le président était apparu désorienté et incohérent.
- Le Parti démocrate, toujours en proie aux remous après la démission forcée de Joe Biden, voit ce livre comme un nouveau revers.
- Jill Biden affirme que son mari n’était « pas sénile » à l’été 2024, tout en reconnaissant un vieillissement naturel.
- L’équipe de Joe Biden a été critiquée pour avoir minimisé l’état de santé du candidat pendant la campagne.
Un livre qui rouvre des plaies encore fraîches
Depuis la chute de Joe Biden lors de la présidentielle de 2024, le Parti démocrate tente de se reconstruire. Comme le rapporte le Figaro, l’échec cuisant de cette campagne — marquée par des doutes persistants sur la santé mentale du président sortant — a laissé des traces profondes au sein de l’appareil partisan. La publication des mémoires de Jill Biden, prévue à l’approche des élections de mi-mandat, intervient comme un rappel gênant de cette période trouble. Alors que les démocrates cherchent à retrouver une crédibilité électorale, ce livre risque d’alimenter les critiques internes et externes.
Dans son ouvrage, l’ex-première dame aborde sans détour la question du vieillissement de son époux. Elle admet que « Joe, à 80 ans, était clairement en train de vieillir », tout en insistant sur le fait qu’il ne présentait pas de signes de sénilité à l’été 2024. «
Certainement, s’il avait présenté des troubles cognitifs, je n’aurais pas hésité à le dire. Son équipe non plus. Mais il était loin d’en être là à ce moment-là», déclare-t-elle. Une affirmation qui, pour beaucoup d’observateurs, peine à convaincre au regard des images diffusées lors du débat télévisé de juin 2024.
Des déclarations difficiles à concilier avec la réalité
Le débat en question, souvent cité comme l’élément déclencheur de la chute de Joe Biden, avait révélé un candidat visiblement perdu, incapable de suivre le fil des échanges et multipliant les approximations. D’après le Figaro, ces images avaient marqué un tournant dans la campagne, accélérant la décision du président de se retirer de la course. Pourtant, dans ses mémoires, Jill Biden défend l’idée que ces difficultés étaient temporaires et liées à la fatigue, plutôt qu’à un déclin cognitif.
Son argumentaire repose sur une distinction subtile : elle reconnaît un vieillissement naturel, mais rejette catégoriquement l’hypothèse d’une sénilité. Pourtant, la crédibilité de ses propos est mise à mal par les témoignages de proches et de collaborateurs, qui évoquent depuis des mois des signes d’essoufflement intellectuel chez le président. Bref, autant dire que cette publication risque de raviver les divisions au sein du Parti démocrate, déjà fragilisé par une série de défaites électorales.
Un contexte politique toujours tendu pour les démocrates
Deux ans après l’échec de 2024, le Parti démocrate reste sous le choc de cette campagne désastreuse. Comme le souligne le Figaro, les cadres du parti tentent de recentrer leur discours sur des thèmes porteurs, comme l’économie ou la justice sociale, pour masquer leur incapacité à rassembler derrière un leader charismatique. Dans ce contexte, le livre de Jill Biden tombe à pic — ou plutôt à contretemps — en offrant aux républicains un nouvel angle d’attaque.
Les mémoires de l’ex-première dame pourraient en effet servir de base à une nouvelle offensive des conservateurs, qui n’ont pas manqué de critiquer la gestion de la campagne par l’équipe Biden. Certains élus républicains, comme l’ancien vice-président Mike Pence, avaient déjà pointé du doigt les « déficiences évidentes » du candidat démocrate. Avec ces déclarations de Jill Biden, le débat sur la santé de Joe Biden pourrait refaire surface, alors que les élections de mi-mandat de novembre 2026 approchent à grands pas.
Pour l’instant, une seule certitude : les mémoires de Jill Biden rappellent que les blessures de 2024 ne sont pas encore refermées. Et que, dans la course politique américaine, les mots des proches comptent souvent autant — sinon plus — que les faits.
Ces mémoires ravivent la polémique sur la santé de Joe Biden pendant la campagne de 2024, alors que le Parti démocrate tente de tourner la page d’une défaite électorale historique. Ses déclarations, qui minimisent les troubles cognitifs tout en reconnaissant un vieillissement, contredisent les images du débat télévisé de juin 2024, où le président était apparu désorienté. Cela risque d’alimenter les critiques internes et de servir de munition aux républicains en vue des élections de mi-mandat de 2026.