En 2025, les Hospices civils de Lyon (HCL) ont lancé une initiative unique en France : un centre dédié à la prise en charge des symptômes sévères liés à la ménopause. Selon Libération, cette structure, ouverte dans la métropole lyonnaise, répond à un besoin croissant alors qu’environ 25 % des femmes souffrent de troubles sévères lors de la transition vers la ménopause.
Ce qu'il faut retenir
- Un centre pionnier a été ouvert en 2025 par les Hospices civils de Lyon pour accompagner les femmes confrontées à des symptômes sévères de ménopause.
- Près d’un quart des femmes sont concernées par des troubles sévères (bouffées de chaleur, insomnies, douleurs articulaires).
- L’objectif est de proposer une prise en charge médicale et psychologique adaptée, souvent absente jusqu’alors.
Une réponse à des symptômes souvent minimisés
Les symptômes de la ménopause, tels que les bouffées de chaleur, les sueurs nocturnes ou encore les insomnies, sont parfois banalisés, voire ignorés par l’entourage ou le corps médical. Pourtant, pour un nombre significatif de femmes, ces manifestations peuvent devenir un fardeau au quotidien. Le centre lyonnais a été pensé pour offrir une réponse globale, combinant suivi médical, soutien psychologique et partage d’expériences entre patientes.
« On leur montre qu’elles ne sont pas seules avec leurs problèmes », explique une responsable du centre, citée par Libération. Ce dispositif vise à briser l’isolement souvent ressenti par les femmes en transition, un phénomène encore trop peu reconnu dans la société française.
Un accompagnement multidisciplinaire et gratuit
Le centre des HCL propose une prise en charge intégrée, incluant des consultations médicales spécialisées, des ateliers collectifs et des groupes de parole. Les patientes bénéficient d’un suivi personnalisé, avec un accent mis sur la qualité de vie et le bien-être mental. « C’est une approche qui manquait cruellement », souligne un médecin du centre. « Les femmes arrivaient souvent en consultation épuisées, après des années de symptômes non pris au sérieux. »
Les Hospices civils de Lyon, institution historique de la région, ont mobilisé des ressources humaines et financières pour rendre ce dispositif accessible à toutes, sans avance de frais. L’accès est conditionné à une orientation médicale, mais l’objectif affiché est d’élargir progressivement les critères d’admission pour toucher davantage de femmes.
Un modèle qui pourrait essaimer en France
Si le centre lyonnais est aujourd’hui le seul de ce type en France, son succès pourrait inspirer d’autres établissements hospitaliers. Les retours des patientes, souvent relayés dans les médias locaux, montrent une réelle satisfaction quant à la qualité de l’accompagnement. « Pour la première fois, on se sent écoutées et comprises », témoigne l’une d’elles, selon les éléments rapportés par Libération.
Les Hospices civils de Lyon ont d’ailleurs annoncé étudier la possibilité d’étendre ce modèle à d’autres spécialités gynécologiques, comme la prise en charge des troubles prémenstruels sévères ou des effets secondaires des traitements hormonaux. Une réflexion est en cours pour évaluer la faisabilité d’une généralisation, notamment dans les grands centres hospitalo-universitaires.
Plus largement, cette initiative interroge sur l’état de la prise en charge de la ménopause en France. Alors que le sujet reste souvent tabou, des associations militent pour une meilleure reconnaissance des symptômes et une formation accrue des professionnels de santé. Le centre lyonnais pourrait ainsi servir de laboratoire pour repenser l’accompagnement des femmes en transition.
Le centre des Hospices civils de Lyon est ouvert aux femmes souffrant de symptômes sévères liés à la ménopause ou à la transition vers celle-ci. L’accès se fait sur orientation médicale, mais les critères d’admission pourraient être élargis dans les mois à venir.