Près d’une femme sur deux constate une augmentation de son poids corporel lors de la ménopause, avec une prise de poids pouvant atteindre sept kilogrammes en moyenne, selon Top Santé. Face à ce constat, Marta León, spécialiste du microbiote féminin, déconstruit l’idée d’une fatalité liée aux bouleversements hormonaux. Elle propose quatre leviers concrets et accessibles pour limiter cette prise de poids sans recourir à des régimes restrictifs.
Ce qu'il faut retenir
- Près de 50 % des femmes prennent entre 3 et 7 kg à la ménopause, un phénomène souvent attribué aux variations hormonales.
- Marta León, experte en microbiote féminin, propose quatre méthodes pour agir contre cette prise de poids, sans imposer de restriction alimentaire drastique.
- Ces leviers reposent sur des ajustements naturels et une meilleure compréhension des mécanismes métaboliques liés à l’âge.
- L’approche mise en avant combine alimentation, activité physique et gestion du stress, pour une solution globale et durable.
Une prise de poids liée à des facteurs multiples, pas seulement hormonaux
Selon les données rapportées par Top Santé, la ménopause s’accompagne fréquemment d’une modification de la répartition des graisses corporelles, avec une tendance à leur accumulation au niveau abdominal. Si les changements hormonaux jouent un rôle indéniable, ils ne suffisent pas à expliquer à eux seuls cette prise de poids. « On ne peut pas tout attribuer à la baisse des œstrogènes », précise Marta León. « Les facteurs environnementaux, le mode de vie et même l’équilibre du microbiote intestinal influencent fortement cette évolution. » Autant dire que des solutions existent, à condition d’agir sur plusieurs fronts.
Quatre axes pour agir sans régime strict
Marta León détaille quatre leviers, classés par ordre d’efficacité selon ses observations cliniques. Le premier repose sur l’optimisation du microbiote intestinal, via une alimentation riche en fibres et en probiotiques naturels. « Un microbiote déséquilibré favorise le stockage des graisses », explique-t-elle. « En consommant des aliments fermentés comme le kéfir, le yaourt nature ou les légumes riches en prébiotiques, on peut limiter cette tendance. » Le deuxième levier concerne l’activité physique, avec une recommandation claire : privilégier les exercices de résistance, comme la musculation ou le Pilates, pour préserver la masse musculaire et stimuler le métabolisme.
Le troisième axe met l’accent sur la gestion du stress et du sommeil. « Le cortisol, hormone du stress, favorise le stockage des graisses, surtout au niveau abdominal », rappelle l’experte. Des techniques comme la cohérence cardiaque ou la méditation, couplées à un sommeil réparateur, peuvent donc avoir un impact direct sur la balance. Enfin, le quatrième levier concerne l’hydratation et la réduction des aliments ultra-transformés, dont l’impact sur l’inflammation et la prise de poids est aujourd’hui bien documenté.
« Il ne s’agit pas de suivre un régime strict, mais d’adopter des habitudes qui soutiennent naturellement le corps à cette période charnière. » — Marta León, spécialiste du microbiote féminin
Cette approche holistique, qui dépasse le cadre strict des régimes, s’inscrit dans une tendance plus large de médecine personnalisée. Les recherches sur le lien entre microbiote et métabolisme, encore en cours, pourraient à l’avenir permettre d’affiner encore davantage ces conseils. Pour l’heure, Marta León insiste sur un point : « Agir tôt est essentiel. Plus on intervient tôt dans la ménopause, plus les résultats seront visibles et durables. » Une raison de plus pour ne pas attendre.
Selon Marta León, la première étape consiste à rééquilibrer son microbiote intestinal en intégrant des aliments riches en fibres et en probiotiques naturels, comme les légumes verts, les légumineuses ou les produits fermentés. Ce changement d’alimentation, combiné à une activité physique régulière, permet de poser les bases d’un métabolisme plus stable.