La 78e édition du Met Gala, organisée le 4 mai 2026 au Metropolitan Museum of Art de New York, a confirmé son statut d’événement mondain incontournable. Selon Le Figaro, cette soirée annuelle, dédiée cette année à la mode et aux costumes, a mis en lumière le retour en fanfare de plusieurs icônes musicales, tout en révélant l’influence croissante de la K-pop dans les cercles traditionnels de la haute couture.
Ce qu'il faut retenir
- Beyoncé effectue son grand retour sur les marches du Met, onze ans après sa dernière apparition, accompagnée de sa fille Blue Ivy.
- Madonna et sa suite arborent des tenues inspirées des œuvres de la peintre surréaliste mexicaine Leonora Carrington.
- La présence remarquée de Jennie et Lisa, membres du groupe coréen Blackpink, signe l’ouverture définitive des portes du Met Gala à la K-pop.
- Rihanna, fidèle à sa réputation, a fait une entrée tardive, comme lors des deux dernières éditions.
- L’événement, largement apolitique cette année, a vu Jeff Bezos éviter soigneusement les caméras malgré les appels au boycott.
- Quatre des six coprésidentes du gala, dont Beyoncé et Nicole Kidman, ont choisi de porter des créations autres que celles de Saint Laurent, partenaire officiel de l’exposition.
Un retour sous les projecteurs pour Beyoncé
Le Met Gala 2026 a été marqué par le retour de Beyoncé, 44 ans, absente des marches new-yorkaises depuis 2016. La chanteuse, désormais milliardaire après avoir rejoint le cercle très fermé des artistes ayant franchi ce seuil, a choisi une robe transparente parsemée de pierres évoquant les « calaveras », ces crânes mexicains symboles du Día de los Muertos. Réalisée par le créateur Olivier Rousteing, la tenue s’inspirait également des peintures de Leonora Carrington, notamment des *Tentations de saint Antoine*, une œuvre de 1945.
Accompagnée de sa fille aînée Blue Ivy, 14 ans, Beyoncé a salué « l’aspect surréaliste » de cette présence à ses côtés, une première pour une enfant sur les marches du Met. Sept accompagnatrices portaient la traîne de sa robe Saint Laurent, dont certains observateurs ont relevé l’hommage à l’art surréaliste mexicain. La chanteuse a également évoqué son attachement au créateur, déclarant à Vogue : « J’ai porté tant de tenues iconiques de lui. Je voulais le représenter. »
Madonna et la suite royale de Saint Laurent
Madonna, autre figure majeure de la pop, a également puisé son inspiration dans l’univers de Leonora Carrington pour sa tenue, portant une robe somptueuse qui a capté l’attention des médias. La maison Saint Laurent, partenaire financier du Costume Institute du Metropolitan Museum, a habillé plusieurs invités cette année, dont le mannequin Kate Moss, l’actrice Zoë Kravitz ou encore la chanteuse Charli XCX. Le directeur artistique Anthony Vaccarello a privilégié les tons noirs pour cette édition, avec des créations audacieuses et minimalistes.
Quatre des six coprésidentes du gala — Beyoncé, Venus Williams, Nicole Kidman et Anna Wintour — ont cependant choisi de porter des créations d’autres maisons de couture, illustrant la diversité des choix vestimentaires malgré le partenariat officiel.
La K-pop s’impose définitivement à New York
L’influence de la K-pop s’est confirmée une fois de plus lors de cette édition, avec la présence remarquée de Jennie et Lisa, membres du groupe Blackpink. Elles ont côtoyé des légendes comme Cher, qui célébrait ses 80 ans, ou encore Stevie Nicks. La tenue de Cher, une robe Burberry transparente parée de paillettes argentées, rendait hommage à sa première apparition sur les marches du Met en 1974, un scandale à l’époque. Une référence assumée à l’histoire de l’événement, marqué par des tenues provocatrices depuis des décennies.
Autre moment fort : Rihanna a une fois de plus joué avec les codes du retard, arrivant près d’une heure après la majorité des invités. La Barbadienne portait une robe de la maison Margiela, inspirée de l’architecture médiévale des Flandres belges, signée Glenn Martens. Contrairement à l’édition 2025, où elle avait annoncé attendre un troisième enfant, aucune annonce similaire n’a été faite cette année.
Un gala dépourvu de messages politiques
L’arrivée de Jeff Bezos, cofondateur d’Amazon et principal sponsor de l’événement, avait suscité un appel au boycott dans les semaines précédant le gala. Des militants dénonçaient les liens entre le milliardaire et Donald Trump, ainsi que les conditions de travail au sein des entrepôts d’Amazon. Pourtant, Bezos a soigneusement évité la montée des marches, et les manifestants présents devant le musée, brandissant des pancartes comme « Tax the Rich », sont restés discrets. Contrairement aux éditions précédentes, le Met Gala 2026 a été marqué par une absence quasi totale de messages politiques, confirmant une orientation largement apolitique pour cette édition.
Quelques incidents isolés ont été signalés, mais la soirée s’est déroulée sans heurts majeurs, dans la continuité des éditions récentes où la mode et le glamour prenaient le pas sur les prises de position militantes.
Les coprésidentes et leurs choix vestimentaires
Six personnalités figuraient parmi les coprésidentes du Met Gala 2026 : Beyoncé, Madonna, Venus Williams, Nicole Kidman, Zoë Kravitz et Anthony Vaccarello. Si ce dernier et Kravitz ont choisi des créations de Saint Laurent, les quatre autres ont opté pour des maisons différentes. Beyoncé a porté Saint Laurent, tandis que Madonna et Nicole Kidman ont choisi des créateurs distincts, confirmant la diversité des styles même parmi les organisateurs de l’événement.
Une soirée sous le signe de l’hommage
Cette édition du Met Gala a été marquée par de nombreux hommages, tant à l’art qu’à l’histoire de la mode. Les tenues de Beyoncé et Madonna, inspirées de Leonora Carrington, ont rappelé l’importance de l’art surréaliste dans la culture contemporaine. Quant à Cher, sa robe Burberry a célébré les 52 ans de sa première apparition sur les marches du Met, un clin d’œil à une époque où les tenues osées défrayaient la chronique. Ces choix vestimentaires ont souligné une tendance : le Met Gala reste un lieu où le passé et le présent se rencontrent, où les références artistiques côtoient l’audace contemporaine.
Le Met Gala est organisé chaque année par le Metropolitan Museum of Art de New York pour financer le Costume Institute, dédié à la conservation et à la promotion des costumes et de la mode. Il réunit des personnalités du monde entier, des artistes aux milliardaires, dans un événement où la mode devient un langage culturel et social. Son prestige tient à son exclusivité, à la qualité des invités et à l’audace des tenues présentées, faisant de lui une vitrine de la créativité humaine.