Alors que Meta avait officiellement abandonné ses systèmes de reconnaissance faciale en 2021, selon FrenchBreaches, l'entreprise aurait déjà intégré une technologie de reconnaissance faciale dans ses lunettes connectées. Cette découverte intervient dans un contexte où Meta domine largement le marché des lunettes connectées dopées à l'intelligence artificielle.
Les lunettes connectées Ray-Ban Meta et Oakley Meta, commercialisées par Meta, contiendraient déjà tous les composants nécessaires à l'identification automatique de personnes, selon une enquête menée par le chercheur en cybersécurité connu sous le pseudonyme de Buchodi. L'application Android utilisée pour piloter ces lunettes connectées contiendrait un système complet et fonctionnel de reconnaissance faciale, prêt à être déployé par Meta.
Ce qu'il faut retenir
- Meta a intégré la reconnaissance faciale dans ses lunettes connectées.
- L'application Android utilisée pour piloter les lunettes connectées contient un système complet et fonctionnel de reconnaissance faciale.
- La technologie est actuellement désactivée pour les utilisateurs.
- Meta avait officiellement abandonné ses systèmes de reconnaissance faciale en 2021.
Les détails de la technologie
L'analyse de l'application Stella, utilisée comme compagnon des lunettes connectées de Meta, a permis d'identifier trois modèles d'intelligence artificielle téléchargés directement depuis les serveurs de l'entreprise. Le premier est chargé de détecter les visages dans une image, le second aligne et recadre automatiquement les visages détectés, et enfin, un troisième modèle transforme chaque visage en une empreinte biométrique numérique composée de 2 048 valeurs.
Ces trois briques technologiques suffisent à constituer un système complet de reconnaissance faciale moderne, capable d'identifier une personne à partir d'un visage. Pour vérifier ses découvertes, le chercheur a réussi à activer manuellement la chaîne de traitement présente dans l'application, et le système a détecté un visage, généré son empreinte biométrique, comparé celle-ci à une base de données locale, puis affiché une notification indiquant : « Person recognized ».
Les implications pour la vie privée
La présence d'une architecture complète de reconnaissance faciale relance les inquiétudes concernant la vie privée. Même si la fonctionnalité semble aujourd'hui désactivée, le fait que l'ensemble du système soit déjà présent et pleinement fonctionnel est inquiétant. Le chercheur Buchodi a déclaré :
« Ce que je peux démontrer, c'est que toute l'infrastructure est déjà là, assemblée et fonctionnelle. »
Les révélations interviennent dans un contexte où Meta domine largement le marché des lunettes connectées dopées à l'intelligence artificielle, avec plus de 7 millions de lunettes intelligentes vendues et plus de 80 % du marché mondial. Les questions de confidentialité qui ressurgissent sont donc cruciales, notamment en ce qui concerne la collecte et le stockage de données biométriques.
Les conséquences potentielles
La découverte de cette technologie de reconnaissance faciale dans les lunettes connectées de Meta pourrait avoir des conséquences importantes pour la vie privée des utilisateurs. Si la fonctionnalité est activée, les utilisateurs pourraient être identifiés sans leur consentement, ce qui soulève des inquiétudes importantes. De plus, la collecte et le stockage de données biométriques pourraient être utilisés à des fins de surveillance ou de marketing ciblé.
En conclusion, la découverte de la reconnaissance faciale dans les lunettes connectées de Meta soulève des questions importantes sur la vie privée et la sécurité des données. Il est essentiel de suivre de près les développements dans ce domaine et de veiller à ce que les régulateurs et les entreprises prennent des mesures pour protéger les droits des citoyens.