Un bilan tragique a été enregistré ce mercredi 2 septembre 2026 dans l’État de Jalisco, au Mexique, où un lâcher de taureaux a causé la mort de deux personnes et blessé au moins neuf autres participants, selon nos confrères de BMF - International.
Ce qu'il faut retenir
- Deux personnes ont trouvé la mort et neuf autres ont été blessées, dont certaines grièvement, lors d’un lâcher de taureaux organisé dans la commune de Tonalá.
- L’événement s’est déroulé en marge des festivités locales, une tradition répandue dans plusieurs régions du Mexique.
- Les autorités ont ouvert une enquête pour déterminer les causes exactes de l’accident et identifier d’éventuelles responsabilités.
L’incident s’est produit en début de soirée, vers 19h30, sur une place publique de Tonalá, une ville située à une vingtaine de kilomètres de Guadalajara, la capitale de l’État. Selon les premiers éléments recueillis par les secours, les taureaux, relâchés dans une arène improvisée, ont paniqué et chargé la foule de spectateurs, provoquant la bousculade et les blessures.
Parmi les victimes, deux hommes d’une trentaine d’années ont succombé à leurs blessures après avoir été piétinés. Les neuf autres blessés, dont quatre dans un état critique, ont été transportés en urgence vers l’hôpital civil de Guadalajara. « Les victimes présentent des fractures multiples et des traumatismes crâniens », a précisé un porte-parole du service des urgences médicales, cité par BMF - International.
Les autorités locales ont immédiatement suspendu les festivités et sécurisé la zone. Le gouverneur de l’État de Jalisco, Enrique Alfaro, a exprimé sa « profonde tristesse » et annoncé l’ouverture d’une enquête administrative pour faire la lumière sur les circonstances de ce drame. « Nous allons examiner l’organisation de l’événement, la sécurité des participants et le respect des normes en vigueur », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse tenue dans la nuit.
Un événement traditionnel encadré par des règles strictes
Le lâcher de taureaux, ou « encierro », est une pratique ancrée dans certaines régions du Mexique, inspirée des traditions espagnoles. À Tonalá, comme dans d’autres villes, ces manifestations attirent chaque année des centaines de spectateurs, malgré les risques inhérents à ce type d’activité.
Pourtant, des règles strictes encadrent ces événements : les taureaux doivent être sélectionnés pour leur calme, les arènes doivent être sécurisées, et des équipes médicales doivent être présentes sur place. « Dans ce cas précis, il semble que les normes n’aient pas été pleinement respectées », a indiqué un responsable de la protection civile de Jalisco, sous couvert d’anonymat.
Les organisateurs, interrogés par les autorités, ont affirmé avoir suivi les procédures habituelles. « Nous avions des barrières solides et des secours en alerte, mais le comportement imprévisible des taureaux a tout fait basculer », a expliqué l’un d’eux, cité par BMF - International.
Un drame qui relance le débat sur la sécurité des traditions taurines
Ce nouvel accident vient alimenter les critiques des associations de défense des animaux et des opposants aux traditions taurines, qui dénoncent régulièrement les risques pour les participants et les animaux. « Ces événements ne devraient plus avoir leur place dans une société moderne », a réagi Ana Martinez, porte-parole de l’association « Justice Animale », contactée par nos soins.
De son côté, la mairie de Tonalá a annoncé la mise en place d’un comité de sécurité pour réévaluer l’organisation des prochaines éditions. « Nous allons revoir les protocoles et former davantage les bénévoles », a précisé le maire de la ville, Luis Fernando Sandoval. Pour autant, aucune décision définitive n’a encore été prise concernant l’avenir des lâchers de taureaux dans la région.
Ce drame rappelle également les risques liés aux traditions populaires dans d’autres pays, où des accidents similaires ont déjà eu lieu. À l’heure où le Mexique prépare activement la Coupe du monde 2026, qui se tiendra en partie sur son territoire, les autorités devront trouver un équilibre entre préservation du patrimoine culturel et protection des citoyens.
Oui, plusieurs États mexicains, comme celui de Mexico, ont interdit ces pratiques en raison des risques encourus. Cependant, dans d’autres régions, comme Jalisco, elles restent tolérées sous certaines conditions.