Le groupe français Michelin, un des leaders mondiaux des pneus, a annoncé jeudi un dispositif de départs volontaires en France portant sur « jusqu'à 1.500 postes sur trois ans », comme le rapporte BFM Business. Cette décision fait suite à une période d'instabilité économique et à une structure de coûts trop élevée, selon le directeur du personnel France et Europe du Sud, Olivier Faure-Vauris.
« Jusqu'à 1.500 postes pourraient être supprimés » en France, dont « les deux tiers dans les fonctions tertiaires et un tiers dans l'industrie », a précisé Olivier Faure-Vauris. Pour expliquer cette décision, le fabricant de pneumatiques cite l'instabilité économique et une structure de coûts trop élevée. « Ce projet d'adaptation en France est destiné à optimiser une structure de coûts aujourd'hui trop élevée, accompagner l'évolution des métiers et simplifier les modes de fonctionnement », ajoute le groupe clermontois dans le communiqué.
Ce qu'il faut retenir
- Michelin envisage de supprimer jusqu'à 1.500 postes en France sur trois ans.
- Les deux tiers des suppressions de postes concerneront les fonctions tertiaires et un tiers concernera l'industrie.
- Le groupe justifie cette décision par l'instabilité économique et une structure de coûts trop élevée.
- Le dispositif d’accompagnement prévu propose des parcours de mobilité interne ou externe, de reconversion et de formation.
- Les représentants de son personnel et les organisations syndicales ont été informés de ce projet de réduction des effectifs.
Contexte et explications
Michelin emploie 17.000 personnes en France. Cette annonce intervient après que le groupe a déjà décidé, fin 2024, de fermer deux usines, à Vannes (Morbihan) et Cholet (Maine-et-Loire). A l'époque, son PDG Florent Menegaux avait dénoncé « l'hyperconcurrence » des pneus chinois. Le groupe évoque également l'accroissement de la concurrence à l'international, les tensions macroéconomiques et géopolitiques, ainsi qu'un contexte national « caractérisé par de fortes contraintes économiques et réglementaires ».
Le dispositif d’accompagnement prévu propose « des parcours de mobilité interne ou externe, de reconversion et de formation », le groupe s'engageant par ailleurs à accompagner individuellement chaque salarié concerné. Les représentants de son personnel et les organisations syndicales ont été informés de ce projet de réduction des effectifs.
Impact et conséquences
La suppression de postes chez Michelin en France pourrait avoir des conséquences importantes pour les salariés concernés et pour l'économie locale. Le groupe s'engage à accompagner les salariés dans leur recherche de nouveaux emplois ou dans leur formation pour une reconversion professionnelle. Cependant, l'impact sur les communautés locales où les usines sont implantées pourrait être significatif.
Il est important de noter que cette décision de Michelin s'inscrit dans un contexte plus large de restructuration de l'industrie automobile et des pneus en Europe, face à la concurrence asiatique et aux défis environnementaux. Les conséquences à long terme de cette décision seront à observer dans les prochains mois et années.