Une étude récente menée par l’équipe de Sarah Sajedi, chercheuse à l’université Concordia, met en lumière l’exposition massive aux micro- et nanoplastiques contenus dans les bouteilles d’eau en plastique. Selon nos confrères de Top Santé, cette pollution invisible pourrait présenter des risques chroniques encore largement sous-estimés par le grand public.
Ce qu'il faut retenir
- Une étude de 2025 révèle une exposition massive aux micro- et nanoplastiques dans l’eau en bouteille, selon l’équipe de Sarah Sajedi.
- Ces particules invisibles pourraient engendrer des risques chroniques, dont l’ampleur reste encore mal évaluée.
- Les bouteilles en plastique sont pointées du doigt comme une source majeure de contamination.
Une étude pionnière sur les microplastiques
En 2025, l’équipe dirigée par Sarah Sajedi à l’université Concordia a publié une étude approfondie sur la présence de micro- et nanoplastiques dans les bouteilles d’eau en plastique. Les résultats, rapportés par Top Santé, révèlent une exposition quotidienne bien plus importante que ce que les autorités sanitaires avaient anticipé jusqu’à présent. Les chercheurs soulignent que ces particules, invisibles à l’œil nu, se retrouvent en quantités massives dans les échantillons analysés.
Le protocole mis en place par les scientifiques a consisté à analyser des échantillons d’eau issus de différentes marques et types de bouteilles en plastique, disponibles sur le marché. Les résultats montrent une contamination généralisée, indépendamment de la provenance ou du prix du produit. « Les concentrations mesurées dépassent largement les seuils considérés comme sûrs par les normes actuelles », a déclaré Sarah Sajedi à Top Santé.
Des risques chroniques encore mal compris
Si la présence de microplastiques dans l’eau en bouteille n’est pas une découverte en soi, cette étude apporte des éléments nouveaux sur l’ampleur de la contamination et ses potentielles conséquences sanitaires. Les chercheurs de Concordia rappellent que ces particules, en raison de leur taille réduite, peuvent franchir les barrières biologiques et s’accumuler dans les tissus humains. Top Santé précise que les effets à long terme de cette exposition restent largement méconnus.
Les risques évoqués incluent des perturbations endocriniennes, des inflammations chroniques, voire des liens possibles avec certains cancers. Cependant, les mécanismes exacts par lesquels ces particules agissent sur l’organisme ne sont pas encore élucidés. « Nous manquons cruellement de données pour évaluer l’impact réel sur la santé humaine », a souligné Sajedi dans un entretien avec Top Santé. Les chercheurs appellent donc à une surveillance accrue et à des études complémentaires pour mieux cerner ces dangers.
Des particules omniprésentes dans notre quotidien
Les microplastiques proviennent principalement de la dégradation des déchets plastiques, mais aussi de l’usure des contenants en plastique utilisés au quotidien. Les bouteilles d’eau, souvent réutilisées ou exposées à des variations de température, libèrent des particules à chaque utilisation. Top Santé rappelle que ces contenants sont conçus pour un usage unique, mais leur recyclage ou leur réutilisation aggrave la situation.
Les consommateurs sont donc exposés non seulement via l’ingestion directe, mais aussi par l’intermédiaire des aliments et boissons ayant été en contact avec du plastique. Les chercheurs insistent sur la nécessité de repenser les matériaux utilisés pour l’emballage alimentaire et les habitudes de consommation. « Réduire notre exposition passe par des choix concrets, comme privilégier les contenants en verre ou en inox », suggère Sajedi.
En attendant, les consommateurs peuvent limiter leur exposition en optant pour des alternatives aux bouteilles en plastique, comme les gourdes en acier inoxydable ou les carafes filtrantes. Une prise de conscience collective semble désormais indispensable pour faire face à ce défi sanitaire émergent.