Le départ du PDG de Grasset, Olivier Nora, a suscité une mobilisation de près de 80 auteurs travaillant pour les livres jeunesse de la maison d'édition. Dans une tribune envoyée à l'AFP ce mardi 21 avril, ces auteurs ont appelé au respect de la liberté de création et à la mise en place d'une clause de conscience dans le monde de l'édition. Les signataires ont souligné que l'identité d'une maison d'édition repose sur ceux qui y travaillent et ont exprimé l'espoir d'être traités avec le même respect qu'auparavant. Ils ont rappelé que la liberté de création est un élément essentiel pour la qualité des ouvrages.
Ce qu'il faut retenir
- Près de 80 auteurs de Grasset Jeunesse demandent le respect de la liberté de création et la création d'une clause de conscience dans l'édition.
- La mobilisation fait suite au licenciement du PDG de la maison d'édition, Olivier Nora.
- Des auteurs soutenus par la Charte des auteurs et illustrateurs jeunesse réclament le débat sur le droit à une clause de conscience.
Mobilisation pour une clause de conscience
Les auteurs ont également rejoint le débat sur la nécessité d'une clause de conscience, permettant aux acteurs de l'édition de choisir de rester ou de partir. Cette discussion, lancée par plus de 300 auteurs et professionnels du secteur, incluant des figures telles que Leïla Slimani, Virginie Despentes et Emmanuel Carrère, vise à instaurer une telle clause similaire à celle présente dans les médias.
Réactions et conséquences
Par ailleurs, plus de 170 écrivains ont annoncé leur refus de publier de nouveaux ouvrages chez Grasset suite au départ d'Olivier Nora, attribué en partie à Vincent Bolloré, actionnaire majoritaire de Hachette, maison mère de Grasset. Des parlementaires, dont la sénatrice socialiste Sylvie Robert et le député Horizons Jérémie Patrier-Leitus, envisagent d'ouvrir le débat au Parlement sur cette question. Le président Emmanuel Macron a appelé à une réflexion sur la proposition sans prendre de position tranchée.
En conclusion, la mobilisation des auteurs de Grasset Jeunesse souligne l'importance de la liberté de création et de la protection des acteurs de l'édition. Les réactions et prises de position politiques restent attendues dans les semaines à venir.