Une Ukrainienne de 39 ans est désormais la principale suspecte dans l’affaire de l’explosion d’un colis piégé survenue à Monaco ce lundi, qui a fait trois blessés. C’est ce qu’a confirmé vendredi le procureur adjoint de la principauté, précisant que la suspecte s’était « grimée » en homme pour commettre son acte et qu’elle disposait très probablement de complices.
Ce qu'il faut retenir
- Une Ukrainienne de 39 ans est la principale suspecte dans l’explosion d’un colis piégé à Monaco.
- L’explosion, survenue lundi, a fait trois blessés.
- La suspecte s’est « grimée » en homme pour agir, selon le procureur adjoint de Monaco.
- Elle aurait eu des complices pour mener à bien son opération.
Un colis piégé explose en plein centre de Monaco
L’explosion d’un colis piégé a retenti lundi dans la principauté de Monaco, blessant trois personnes. Les circonstances exactes de l’attentat restent floues à ce stade, mais les autorités ont rapidement orienté leurs investigations vers une piste criminelle. L’incident a provoqué une vive émotion dans cette ville-État réputée pour son calme et son attractivité touristique, où ce type d’événement reste exceptionnel.
Dès les premières heures, les secours ont été déployés sur place pour porter assistance aux victimes. Les trois blessés, dont l’état n’a pas été précisé, ont été évacués vers les établissements hospitaliers de la région. Les autorités monégasques ont immédiatement sécurisé la zone et lancé des recherches pour identifier les responsables.
Une suspecte déguisée en homme et des complices évoqués
D’après les éléments recueillis par l’enquête, la principale suspecte serait une Ukrainienne âgée de 39 ans. « Elle s’est grimée en homme pour agir », a précisé le procureur adjoint de Monaco lors d’une conférence de presse tenue vendredi. Cette information, si elle se confirme, suggère une préparation minutieuse et une volonté de dissimulation de son identité.
Le procureur adjoint a également indiqué que la suspecte « avait certainement des complices ». Cette hypothèse, si elle est avérée, pourrait indiquer l’implication d’un réseau plus large dans l’organisation de cet attentat. Les enquêteurs tentent désormais de reconstituer le parcours de la suspecte et d’identifier ses éventuels contacts sur place.
Une enquête en cours et des zones d’ombre persistantes
L’enquête, menée conjointement par les autorités monégasques et les services de police compétents, est en cours. Plusieurs pistes sont explorées, notamment celle d’un mobile lié à des tensions géopolitiques ou à des motivations personnelles. Pour l’heure, aucune revendication n’a été formulée, ce qui ajoute à la complexité de l’affaire.
Les autorités appellent à la prudence et invitent toute personne disposant d’informations à se manifester. Monaco, habituellement épargnée par ce type d’incidents, se retrouve confrontée à un défi sécuritaire inhabituel. Les mesures de surveillance ont été renforcées dans l’attente de nouveaux éléments.
Cette affaire laisse en suspens plusieurs questions : quel était le mode opératoire précis de la suspecte ? Quels liens entretenait-elle avec Monaco ou l’Ukraine ? Et surtout, d’autres colis piégés pourraient-ils encore être en circulation ? Autant de réponses que l’enquête devra apporter dans les semaines à venir.
Selon le procureur adjoint de Monaco, cette mise en scène visait à dissimuler son identité et à faciliter la préparation de son acte. Déguisée en homme, elle aurait pu se fondre plus facilement dans la population et éviter d’éveiller les soupçons lors de ses déplacements.