« Aucune inquiétude à l’heure actuelle » concernant la tenue du Mondial 2027 de basket au Qatar, malgré l’escalade des tensions au Moyen-Orient, a déclaré un responsable de la Fédération internationale de basket-ball (FIBA) auprès du Figaro. Alors que la guerre en cours dans la région interroge sur la faisabilité de l’événement, prévu du 27 août au 12 septembre 2027 dans les salles de Doha, Lusail et Al Rayyan, les autorités qatarie et la FIBA confirment pour l’instant leur engagement.
Ce qu'il faut retenir
- Le Mondial 2027 de basket reste officiellement prévu au Qatar, malgré la guerre au Moyen-Orient.
- La FIBA et les organisateurs qataris n’ont pas annoncé de report ou d’annulation, contrairement à la NBA qui a annulé des matchs de présaison aux Émirats arabes unis.
- Les Bleus, en bonne voie pour se qualifier, doivent encore valider leur ticket face à la Slovénie et la Suède en septembre 2026.
- La compétition est programmée du 27 août au 12 septembre 2027, avec des matchs répartis à Doha, Lusail et Al Rayyan.
- Des interrogations persistent sur la participation des franchises NBA, initialement envisagée en amont de l’événement.
Alors que les tensions au Proche-Orient s’aggravent, la tenue du Mondial 2027 de basket-ball au Qatar suscite des interrogations. Selon nos confrères du Figaro, les organisateurs locaux et la FIBA assurent pour l’heure que l’événement se déroulera comme prévu. « Aucune inquiétude à l’heure actuelle » a précisé un porte-parole de la FIBA, évoquant une situation « sous surveillance étroite » mais sans menace immédiate pour le tournoi.
Cette position tranche avec les décisions prises récemment par d’autres fédérations sportives. La NBA, par exemple, a annulé ses matchs de présaison aux Émirats arabes unis — une tradition depuis quatre ans — en raison des risques liés à la guerre. De même, des projets de rencontres NBA à Doha, dans une salle prévue pour le Mondial 2027, ont été abandonnés, bien que rien ne soit encore officialisé concernant le tournoi lui-même.
La compétition, qui doit réunir les meilleures équipes mondiales, est programmée sur trois sites au Qatar : le Doha Sports Hall, l’Al Bidda Arena et le Lusail Sports Arena. Avec un calendrier serré de trois semaines, l’organisation logistique s’annonce complexe, d’autant que la sécurité des délégations et des supporters sera un enjeu majeur.
Les Bleus en route pour la qualification, mais l’incertitude plane
Côté sportif, l’équipe de France masculine, coachée par Freddy Fauthoux, se trouve en excellente position pour décrocher l’un des trois tickets qualificatifs du groupe L. Avec cinq victoires en six matchs lors de la première phase de qualification, les Bleus peuvent encore valider leur billet en remportant leurs deux derniers matchs en septembre : face à la Slovénie ce 4 septembre à Paris (20h30) et contre la Suède le 7 septembre à Stockholm (17h30). Une victoire leur offrirait une avance confortable avant les barrages.
Récemment, les Français ont signé un exploit en s’imposant 91-90 au buzzer contre la Serbie en match amical, une performance qui a rassuré sur leur état de forme. « On a montré qu’on pouvait gérer les fins de match » a déclaré Victor Wembanyama, le meneur de jeu tricolore, après la rencontre. Pourtant, la qualification n’est pas encore acquise, et une défaite face à la Slovénie ou la Suède pourrait tout remettre en jeu.
Pour l’instant, la FIBA n’a pas évoqué de scénario alternatif. « Nous travaillons avec les autorités qataries pour sécuriser l’événement » a indiqué un responsable sous couvert d’anonymat. Bref, le maintien du Mondial au Qatar dépendra de l’évolution du conflit, mais aussi de la capacité des organisateurs à garantir un environnement stable pour les 32 équipes attendues.
Un Mondial sous haute surveillance
Si la FIBA et le Qatar assurent de leur détermination, des experts en sécurité sportive soulignent les défis logistiques. « Organiser un Mondial en pleine zone de conflit, même à distance raisonnable, comporte des risques » a analysé un consultant en sûreté sportive, qui rappelle que le Qatar a déjà accueilli des événements majeurs sans incident. Cependant, la guerre à Gaza et les tensions régionales pourraient dissuader certains pays de participer, par mesure de précaution.
Pour l’instant, aucune nation n’a annoncé son retrait. La FIBA a d’ailleurs rappelé que le Qatar avait déjà démontré sa capacité à organiser des compétitions internationales, comme la Coupe d’Asie 2025 de basket. « Nous avons confiance dans les mesures prises par les autorités qataries » a affirmé Hussein Al-Musallam, président de la FIBA Asie.
Côté sponsors et diffuseurs, aucune annonce n’a été faite concernant un éventuel désengagement. Les chaînes de télévision et les partenaires commerciaux, qui ont déjà investi dans le tournoi, pourraient être tentés de reporter leurs décisions jusqu’au printemps 2027, une fois la situation géopolitique plus claire.
Quoi qu’il en soit, le Mondial 2027 de basket au Qatar reste un pari audacieux. Entre enjeux sportifs et défis sécuritaires, l’événement cristallise à la fois l’ambition du Qatar de s’imposer comme une puissance sportive et les risques inhérents à une région en crise. Pour l’instant, la FIBA et les organisateurs maintiennent le cap, mais l’équilibre reste fragile.
Plusieurs facteurs pourraient remettre en cause l’organisation : une dégradation supplémentaire du conflit au Moyen-Orient, des pressions des fédérations participantes sur leur sécurité, ou encore des difficultés logistiques pour les délégations. À ce stade, aucune décision n’a été prise, mais la FIBA suit la situation « heure par heure » selon nos confrères du Figaro.
Initialement, des rencontres NBA étaient envisagées en préambule du Mondial 2027. Cependant, la ligue nord-américaine a annulé ses matchs de présaison aux Émirats arabes unis et n’a pas confirmé de calendrier alternatif pour Doha. Pour l’instant, aucun match NBA n’est programmé au Qatar, mais la situation pourrait évoluer d’ici 2027.