La liste des judokas français retenus pour les championnats du monde 2026 à Bakou, en Azerbaïdjan, a été officiellement dévoilée ce vendredi, selon RMC Sport. Parmi les athlètes sélectionnés, on retrouve les deux figures majeures du judo tricolore, Teddy Riner et Clarisse Agbégnénou, tandis qu’Amandine Buchard, double médaillée olympique, n’a pas été retenue.

Ce qu'il faut retenir

  • Retour de Teddy Riner, onze fois champion du monde, après trois titres olympiques aux JO de Paris
  • Première compétition officielle d’Clarisse Agbégnénou depuis son accouchement, en quête d’un huitième titre mondial
  • Absence d’Amandine Buchard, qui a choisi de prioriser une carrière combinant judo et rugby
  • Les Mondiaux de judo se dérouleront du 4 au 11 octobre 2026 à Bakou
  • Sélection de Romane Dicko, championne du monde 2022 en +78 kg, et de plusieurs autres cadres comme Shirine Boukli ou Joan-Benjamin Gaba

Le retour de Riner et Agbégnénou sous les projecteurs

Teddy Riner, légende vivante du judo français avec onze titres mondiaux et trois médailles d’or olympiques, fait son retour en compétition après avoir mis entre parenthèses les tournois depuis Paris 2024. Son retour est prévu pour le Grand Slam de Lausanne fin août, avant les Mondiaux de Bakou. Autant dire que sa sélection pour les championnats du monde, où il vise un douzième titre, était attendue. Clarisse Agbégnénou, quant à elle, reprend également du service après son accouchement. La judokate, qui avait décroché l’argent en -63 kg à Podgorica en mars dernier, sera en lice pour une huitième couronne mondiale.

Leur présence dans la délégation française contraste avec l’absence d’Amandine Buchard, pourtant médaillée d’argent aux championnats d’Europe d’avril 2026. La trentenaire, qui combine désormais judo et rugby, a fait le choix de se consacrer à ce dernier sport et a renoncé aux stages préparatoires aux Mondiaux pour honorer ses engagements.

Une sélection basée sur l’engagement et les résultats

Lucie Décosse, responsable de l’équipe de France féminine de judo, a justifié les choix opérés dans un communiqué. Selon elle, les athlètes ont été sélectionnées « sur la base de leur engagement, de leurs résultats bien sûr, mais aussi de leur état d’esprit, dans une ambition individuelle et collective ». Buchard, bien que performante, n’a donc pas répondu à ces critères, notamment en raison de ses absences répétées lors des préparations collectives.

Côté masculin, les espoirs sont également au rendez-vous. Joan-Benjamin Gaba, champion du monde en titre en -73 kg, Luka Mkheidze, champion d’Europe en -60 kg, et le jeune Dayyan Boulemtafes (-73 kg) font partie des piliers de la sélection. Une équipe qui mise sur un mélange d’expérience et de jeunesse pour briller à Bakou.

Les autres athlètes retenus pour les Mondiaux

Chez les femmes, en plus d’Agbégnénou et Dicko, Sarah-Léonie Cysique (-57 kg) et Shirine Boukli (-48 kg) ont été appelées. Cette dernière, déjà médaillée de bronze mondiale, vise une place sur le podium en octobre. Chez les hommes, en plus de Gaba et Mkheidze, Boulemtafes et d’autres judokas comme Alpha Djalo (-81 kg) ou Kilian Le Blouch (-66 kg) complètent l’effectif.

La délégation française compte donc sur une dizaine de judokas pour représenter les couleurs tricolores dans cinq catégories différentes. Un effectif qui reflète à la fois l’héritage des anciens champions et la volonté de transmettre à une nouvelle génération.

Et maintenant ?

La préparation des athlètes retenus va désormais s’intensifier, avec une attention particulière portée aux stages estivaux et aux compétitions de préparation. Le Grand Slam de Lausanne, fin août, constituera un premier test pour Riner et ses coéquipiers avant le déplacement à Bakou. Quant à Buchard, son absence aux Mondiaux pourrait marquer un tournant dans sa carrière, alors qu’elle explore une voie alternative entre judo et rugby. La compétition, elle, se jouera du 4 au 11 octobre 2026, avec l’objectif pour la France de remporter un maximum de titres.

Un enjeu collectif pour l’équipe de France

Les Mondiaux de judo restent un rendez-vous clé pour les Français, qui visent une domination continue sur la scène internationale. Avec des athlètes expérimentés comme Riner ou Agbégnénou, et des jeunes talents en progression, l’équipe a les moyens de briller. Reste à savoir si la dynamique collective sera au rendez-vous après une préparation perturbée par les choix individuels de certains judokas.

Les prochaines semaines seront donc décisives pour affiner les stratégies et peaufiner les détails techniques avant le coup d’envoi à Bakou. Pour les supporters, l’attente commence dès maintenant.

Selon Lucie Décosse, responsable des Bleues, le choix s’explique par un manque d’engagement dans la préparation collective et une priorité donnée au rugby. Buchard, médaillée d’argent aux championnats d’Europe 2026, n’a pas respecté les stages préparatoires, ce qui a conduit à son exclusion de la sélection.