Le Kenya, réputé pour ses réserves naturelles et sa faune sauvage diversifiée, est actuellement confronté à un phénomène inquiétant : la mort de nombreux éléphants dans la région d'Amboseli, selon Le Figaro. Cette affaire, qui a débuté fin juin, a déjà coûté la vie à au moins 19 pachydermes, principalement des femelles et des jeunes, et les autorités sont encore à la recherche des causes de ces décès.

Les éléphants touchés présentent des symptômes tels qu'une paralysie partielle les empêchant de se tenir debout, une respiration difficile et une agitation. Les vétérinaires ont tenté de les soigner, mais les résultats ont été dérisoires. Le Service kényan de la vie sauvage (KWS) a indiqué avoir découvert une forte concentration de cyanure dans l'organisme des cadavres, évoquant un possible empoisonnement aux pesticides via une consommation de fruits de fermes environnantes.

Ce qu'il faut retenir

  • Au moins 19 éléphants sont morts dans la région d'Amboseli depuis fin juin.
  • Les symptômes incluent une paralysie partielle, des difficultés respiratoires et une agitation.
  • Le KWS a découvert une forte concentration de cyanure dans les cadavres, suggérant un possible empoisonnement.
  • Les spécialistes interrogés par l'AFP sont sceptiques quant à l'hypothèse de l'empoisonnement aux pesticides.

Les enquêtes en cours

Patrick Papatiti, chef des opérations des terres communautaires d'Olgulului, a affirmé que « c'est une maladie » et non un empoisonnement, mais sans pouvoir préciser laquelle. Il se demande pourquoi ceux qui sont censés travailler à résoudre le problème ignorent cette piste. Joel Nyika, responsable de l'écosystème d'Amboseli, a également rejeté l'hypothèse de l'empoisonnement, notant que si aucun autre animal ne meurt après s'être nourri des carcasses, alors ce n'est pas un produit chimique qui provoque l'hécatombe.

La présidente de la fondation Wildlife Direct, Paula Kahumbu, a mis en avant le « manque de preuves » étayant la thèse des pesticides, soulignant que peu d'éléphants mâles adultes ont péri, alors qu'ils sont ceux qui s'attaquent le plus aux cultures. Les organisations de protection de l'environnement ont refusé de s'exprimer sur le sujet, appelant à une enquête.

Les conséquences et les inquiétudes

Le nombre d'éléphants morts pourrait être sous-évalué, et le mal pourrait toucher des éléphants en Tanzanie voisine. Les communautés locales craignent que la maladie ne se transmette au bétail ou même aux humains. Le KWS a pour l'heure écarté toute maladie contagieuse, invitant les touristes à continuer de se rendre dans la zone.

Les gardes de la réserve de Kimana ont indiqué avoir constaté les mêmes symptômes chez les éléphants décédés. La carcasse d'un éléphanteau de deux mois, assaillie par les mouches, gisait à moitié dévorée par les hyènes. Sur celles d'une éléphante, morte enceinte juste avant terme, et de son fœtus, se nourrissaient une dizaine de vautours.

Et maintenant ?

Les autorités kényanes devraient poursuivre l'enquête pour déterminer les causes exactes de la mort de ces éléphants. Les spécialistes et les communautés locales restent inquiets pour l'avenir de la faune sauvage dans la région. Il est essentiel de trouver des réponses pour prévenir de nouveaux décès et protéger cette espèce emblématique.

En attendant, les éléphants continuent de mourir, laissant derrière eux des questions sans réponses et des inquiétudes pour l'avenir de la conservation de la faune sauvage au Kenya.