Comme le rapporte Libération, la région Moyen-Orient reste marquée ce début juillet 2026 par plusieurs événements majeurs, mêlant hommage funéraire, bilan d’un conflit et mobilisations socio-économiques. Les funérailles d’Ali Khamenei, figure religieuse et politique majeure en Iran, ainsi que l’évaluation des conséquences du 7 octobre, s’imposent comme les temps forts de l’actualité régionale.

Ce qu'il faut retenir

  • Ali Khamenei, guide suprême iranien, a fait l’objet de cérémonies funéraires majeures le 2 juillet 2026, trois ans après les attaques du 7 octobre 2023 contre Israël.
  • Les 1 000 jours écoulés depuis ces événements ont vu une intensification des tensions régionales, notamment en raison des ripostes militaires et des crises humanitaires qui en découlent.
  • En Iran, les militants écologistes ont multiplié les actions pour dénoncer la dégradation environnementale, aggravée par les sanctions internationales et les choix stratégiques du régime.

Des funérailles symboliques pour une figure centrale

Les obsèques d’Ali Khamenei, décédé le 25 juin 2026 à l’âge de 87 ans, ont réuni des milliers de dignitaires religieux et politiques à Téhéran. Le guide suprême, au pouvoir depuis 1989, laisse derrière lui un héritage politique et théocratique qui a façonné l’Iran moderne. Les cérémonies, retransmises en direct, ont été marquées par des discours soulignant son rôle dans la « résistance » face à l’Occident et à Israël, selon des observateurs cités par Libération.

1 000 jours après le 7 octobre : un bilan contrasté

Le 7 octobre 2023 restera comme une date charnière dans l’histoire du conflit israélo-palestinien. Depuis, les échanges de tirs entre Israël et le Hamas, mais aussi les frappes israéliennes à Gaza et au Liban, ont fait plus de 45 000 morts, selon des estimations de l’ONU relayées par Libération. Les négociations de cessez-le-feu, régulièrement évoquées, peinent à aboutir, malgré les appels répétés de la communauté internationale. « La situation humanitaire se dégrade chaque jour », a rappelé un représentant de l’UNRWA, cité par le quotidien.

Les écologistes iraniens montent au créneau

Côté iranien, les militants écologistes ont intensifié leurs actions ces derniers mois pour dénoncer les conséquences des politiques énergétiques du régime. Entre sécheresse persistante, pollution industrielle et gestion contestée des ressources en eau, les associations pointent du doigt un État qui privilégierait les dépenses militaires au détriment de l’environnement. « Notre pays paie le prix d’un modèle économique basé sur l’extraction et la répression », a déclaré Parviz Keshavarz, porte-parole du mouvement Verts d’Iran, à Libération.

Les manifestations, bien que réprimées, se poursuivent dans plusieurs villes, comme Ispahan ou Ahvaz, où des rassemblements spontanés ont été dispersés par les forces de l’ordre. Les autorités iraniennes, quant à elles, attribuent ces tensions à une « ingérence étrangère » et à des « éléments déstabilisateurs ».

Et maintenant ?

Dans les prochains jours, les observateurs s’attendent à ce que la situation au Liban et à Gaza reste volatile, avec un risque accru de nouvelles escalades militaires. Côté iranien, la désignation d’un nouveau guide suprême pourrait relancer les spéculations sur une éventuelle libéralisation politique, bien que les signes concrets manquent pour l’instant. Enfin, les militants écologistes, malgré la répression, pourraient renforcer leurs alliances avec des réseaux internationaux pour faire pression sur le régime.

La communauté internationale, de son côté, reste divisée sur les solutions à apporter. Si certains pays, comme la France, appellent à une « désescalade urgente », d’autres, comme les États-Unis, maintiennent leur soutien inconditionnel à Israël. Une nouvelle session de négociations à l’ONU est prévue pour le 15 juillet 2026, sans garantie de résultats.

Plusieurs noms circulent, dont celui d’Ebrahim Raïssi, président iranien depuis 2021, ou du président du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf. Une transition pourrait s’accompagner de réformes limitées, mais le système reste dominé par les Gardiens de la révolution, selon des analystes cités par Libération.