Selon Le Monde, la NASA s’apprête à lancer dimanche une mission scientifique majeure depuis Cap Canaveral, en Floride. Nommé Roman, ce télescope spatial doit succéder à James-Webb, lancé en 2021, et s’impose comme l’un des projets les plus ambitieux de l’agence spatiale américaine depuis cinq ans.
D’après nos confrères du Monde, Roman, dont le décollage est prévu à bord d’une fusée depuis la base spatiale floridienne, a pour objectif principal d’effectuer trois grands relevés du ciel en cinq ans. Ces observations devraient, notamment, permettre d’approfondir les connaissances en astronomie, tout en ciblant deux enjeux majeurs : l’énergie noire et les exoplanètes.
Ce qu'il faut retenir
- Lancement de Roman depuis Cap Canaveral (Floride) à bord d’une fusée, prévu dimanche
- Roman est présenté comme la mission scientifique la plus ambitieuse de la NASA depuis James-Webb (2021)
- Trois grands relevés du ciel sont prévus en cinq ans
- Deux objectifs principaux : étudier l’énergie noire et les exoplanètes
- Objectif : faire progresser l’astronomie dans tous les domaines
Un télescope aux missions multiples
Roman, dont le nom rend hommage à Nancy Grace Roman, considérée comme la « mère de Hubble », s’annonce comme un outil polyvalent. Le Monde indique qu’il ne se contentera pas d’une seule exploration, mais enchaînera trois campagnes d’observation majeures. Chacune de ces missions devrait apporter des données inédites sur la composition de l’Univers et les mécanismes qui le régissent.
Côté exoplanètes, le télescope pourrait contribuer à identifier des mondes situés hors de notre système solaire, notamment en utilisant la technique des micro-lentilles gravitationnelles. Cette méthode permet de détecter des planètes même en l’absence de passage devant leur étoile, comme le précise Le Monde.
L’énergie noire, un mystère à élucider
L’autre volet clé de la mission concerne l’énergie noire, cette force hypothétique responsable de l’accélération de l’expansion de l’Univers. En cartographiant des millions de galaxies, Roman devrait aider les scientifiques à affiner leurs modèles cosmologiques. « Les données recueillies permettront peut-être de trancher entre différentes théories sur la nature de cette énergie », explique un chercheur cité par Le Monde.
Selon l’article, cette mission s’inscrit dans la continuité des travaux menés par des instruments comme le satellite Planck, qui avait permis de cartographier le fond diffus cosmologique. Roman pourrait ainsi combler certaines lacunes dans la compréhension de la structure à grande échelle de l’Univers.
Un calendrier précis pour une mission de longue haleine
La fenêtre de lancement de Roman, prévue ce dimanche, marque le début d’une mission dont la durée initiale est fixée à cinq ans. Le Monde souligne que ces années seront consacrées à l’exécution des trois relevés programmés, chacun mobilisant des instruments de pointe. L’un d’eux, le coronographe, permettra d’étudier directement la lumière des étoiles pour repérer des exoplanètes géantes.
« Nous espérons que ces observations révolutionneront notre vision de l’Univers », a déclaré un porte-parole de la NASA, interrogé par nos confrères. La mission s’annonce donc comme un pilier de l’astronomie observationnelle pour les années à venir.
La mission Roman s’inscrit dans une dynamique plus large, marquée par une course internationale à l’exploration spatiale. Entre les projets européens, chinois ou encore ceux portés par des acteurs privés, l’astronomie reste un terrain d’innovation et de coopération, malgré les rivalités géopolitiques.
Roman se distingue par ses objectifs scientifiques ciblés : l’étude de l’énergie noire et des exoplanètes. Contrairement à James-Webb, qui observe dans l’infrarouge et se concentre sur l’univers lointain, Roman utilisera des techniques comme la spectroscopie pour analyser la lumière des galaxies et des étoiles. Il est également conçu pour couvrir un champ de vision bien plus large, permettant des relevés rapides du ciel.