Selon Le Monde, l’histoire d’amour professionnelle entre Natalie Massenet, fondatrice de l’e-shop de luxe Net-a-Porter, et Erik Torstensson, entrepreneur suédois, s’est achevée en 2025 dans un conflit judiciaire aux accents sordides. Une rupture qui, après seize ans de collaboration fructueuse, a révélé des accusations graves et bouleversé l’image d’un empire du luxe en ligne.
Ce qu'il faut retenir
- Natalie Massenet, fondatrice de Net-a-Porter, et Erik Torstensson ont collaboré pendant seize ans avant leur rupture en 2025.
- En 2025, Massenet a accusé Torstensson d’infidélité professionnelle et d’escroquerie.
- L’affaire a révélé des tensions internes et un litige financier autour de la gestion de l’entreprise.
- Le conflit a pris une dimension publique, affectant la réputation des deux parties.
Une collaboration qui a marqué la mode en ligne
Natalie Massenet, figure emblématique du e-commerce de luxe, a lancé Net-a-Porter en 2000, révolutionnant l’accès aux créations des grandes maisons de mode. Erik Torstensson, héritier d’une famille d’entrepreneurs suédois, rejoint l’entreprise dans les années 2010, apportant un réseau d’investisseurs et une expertise financière. Ensemble, ils ont transformé Net-a-Porter en un géant du secteur, valorisé à plusieurs centaines de millions d’euros. Pourtant, cette réussite partagée a cédé la place à une confrontation judiciaire dès 2025, comme le rapporte Le Monde.
Les accusations qui ont tout changé
Tout bascule lorsque Natalie Massenet accuse Erik Torstensson d’avoir entretenu une relation extraprofessionnelle avec une collaboratrice, tout en détournant des fonds de l’entreprise. Ces allégations, formulées dans le cadre d’une procédure judiciaire, ont jeté une lumière crue sur les dysfonctionnements internes. Torstensson, de son côté, dément ces accusations et évoque une campagne de dénigrement orchestrée par Massenet. Les documents judiciaires, consultés par Le Monde, révèlent des échanges tendus et des preuves de tensions financières accumulées sur plusieurs années.
Un conflit aux répercussions financières et médiatiques
L’affaire a rapidement pris une ampleur inattendue. Net-a-Porter, autrefois symbole d’innovation dans la mode, se retrouve sous le feu des projecteurs pour des raisons bien moins glorieuses. Les investisseurs, inquiets, ont commencé à s’interroger sur la gouvernance de l’entreprise. Selon des sources proches du dossier, des fuites dans la presse ont accéléré la médiatisation du conflit, forçant les deux parties à rendre publics leurs griefs. Les audiences judiciaires, prévues pour l’automne 2026, s’annoncent comme un nouveau chapitre de cette saga.
« Ces accusations sont infondées et relèvent d’une tentative de discrédit », a affirmé Erik Torstensson dans une déclaration à Le Monde. Natalie Massenet, interrogée par le même quotidien, a rétorqué : « La vérité éclatera en justice. »
Cette affaire soulève une question centrale : jusqu’où peut-on aller dans la protection d’un empire commercial sans sacrifier l’éthique ? Les mois à venir diront si cette collaboration emblématique aura été victime de son propre succès ou d’un simple conflit d’ego.
Selon les dernières estimations disponibles avant le conflit, Net-a-Porter était valorisé à environ 500 millions d’euros. Cette valeur pourrait être réévaluée à la baisse en fonction de l’issue judiciaire.
Les premières audiences sont fixées pour octobre 2026. Les parties pourraient tenter un règlement avant cette date.