Selon 20 Minutes - Politique, Manuel Bompard, coordinateur national de La France Insoumise (LFI), a évoqué publiquement la possibilité d’une nationalisation de TotalEnergies. Cette proposition, évaluée à un coût d’environ 70 milliards d’euros, serait selon lui « tout à fait envisageable » et « extrêmement rentable » pour l’État français.
Ce qu'il faut retenir
- 70 milliards d’euros : coût estimé par Manuel Bompard pour la nationalisation de TotalEnergies.
- « Tout à fait envisageable » : qualification donnée par Bompard à cette opération nationale.
- « Extrêmement rentable » : argument avancé par le coordinateur de LFI pour justifier l’investissement.
- TotalEnergies : groupe pétrolier et énergétique visé par cette proposition de nationalisation.
Dans un contexte marqué par les débats sur la transition énergétique et la souveraineté industrielle, cette idée s’inscrit dans une logique de contrôle public sur les ressources stratégiques. Manuel Bompard a développé son raisonnement lors d’une intervention publique, sans préciser si cette initiative pourrait recueillir un soutien parlementaire ou gouvernemental.
L’estimation financière de 70 milliards d’euros correspondrait au rachat des actions du groupe, dont la valorisation boursière fluctue régulièrement. Selon 20 Minutes - Politique, cette somme serait compensée par les bénéfices futurs générés par une gestion publique, d’où la qualification d’opération « extrêmement rentable » par Bompard. L’opération permettrait à l’État de récupérer l’intégralité des profits liés à l’exploitation des ressources et des activités énergétiques du groupe.
« La nationalisation de TotalEnergies est tout à fait envisageable et serait extrêmement rentable pour l’État. »
— Manuel Bompard, coordinateur national de La France Insoumise
Cette proposition intervient alors que le gouvernement actuel poursuit une politique de transition énergétique, mais sans remettre en cause le modèle économique des grands groupes pétroliers. Certains observateurs soulignent que cette nationalisation pourrait s’inscrire dans une stratégie plus large de contrôle des leviers énergétiques par l’État. D’autres y voient un moyen de financer des investissements publics dans les énergies renouvelables.
Sur le plan économique, la faisabilité d’une telle opération dépendrait de la capacité de l’État à mobiliser les fonds nécessaires sans compromettre sa note souveraine ou alourdir la dette publique. Des analystes estiment que cette nationalisation pourrait être réalisée par étapes, en ciblant d’abord des actifs spécifiques plutôt qu’une acquisition immédiate de la totalité du groupe.
Cette proposition relance par ailleurs le débat sur la place des entreprises stratégiques dans l’économie française. Si certains y voient un outil de souveraineté, d’autres craignent une gestion moins efficace sous contrôle étatique, comme l’ont montré certaines nationalisations passées.
Pour l’heure, le gouvernement n’a pas réagi officiellement à cette suggestion. Le ministre de l’Économie et des Finances n’a pas encore fait de déclaration publique sur le sujet, alors que la question de la régulation des grands groupes énergétiques reste au cœur des discussions sur la transition écologique.
Selon 20 Minutes - Politique, Manuel Bompard justifie cette proposition par la volonté de placer sous contrôle public un groupe stratégique dans le domaine de l’énergie. Il estime que cette opération, bien que coûteuse, serait « extrêmement rentable » pour l’État grâce aux bénéfices futurs générés par une gestion publique des ressources et des activités.