Pour marquer ses 80 ans, le géant français de l’énergie EDF a choisi une approche résolument originale en s’associant avec le rappeur Naza pour réaliser un clip dédié à la production électrique. Comme le rapporte Le Figaro, la campagne anniversaire intitulée « Booster » a été tournée au cœur de la station marémotrice de la Rance, en Bretagne, un site emblématique de la transition énergétique française.

Ce qu'il faut retenir

  • Un partenariat inattendu entre EDF et le rappeur Naza, connu pour ses titres comme « On est équipé » en collaboration avec KeBlack.
  • Un décor industriel transformé en plateau de tournage : turbines, passerelles et salles des machines ont servi de toile de fond pour le clip « Booster ».
  • Une production bretonne : l’usine marémotrice de la Rance, située entre Dinard et Saint-Malo, est un site historique inauguré en 1966.
  • Une centrale pionnière : elle produit l’équivalent de 10 % de la consommation électrique de Bretagne grâce à la force des marées.
  • Un défi climatique : EDF envisage de surélever l’usine en raison de l’élévation du niveau de la mer, un enjeu majeur pour la pérennité du site.
  • Une campagne digitale : le lancement du clip a suivi les codes du rap, avec des teasers et révélations progressives sur les réseaux sociaux.

Un anniversaire célébré sous les projecteurs marémoteurs

Plutôt qu’une campagne publicitaire traditionnelle, EDF a opté pour une collaboration artistique audacieuse avec Naza, un artiste âgé de 33 ans dont la notoriété s’est construite autour de titres comme « On est équipé ». Selon Le Figaro, la société a transformé l’usine marémotrice de la Rance, située entre Dinard et Saint-Malo, en un plateau de tournage à part entière. Entre les turbines imposantes, les passerelles métalliques et les salles des machines, le lieu a offert un contraste saisissant entre l’univers industriel et celui de la création musicale.

Le choix de ce site n’est pas anodin. Inaugurée en 1966, la centrale marémotrice de la Rance est un symbole de l’innovation énergétique française. Elle utilise le flux et le reflux de la mer, qui se produit deux fois par jour, pour générer de l’électricité. Aujourd’hui encore, elle couvre près de 10 % des besoins en électricité de la Bretagne, ce qui en fait le deuxième site de production marémotrice au monde en termes de capacité.

Un clip « Booster » entre symboles et modernité

Le titre « Booster », choisi pour cette campagne, reflète à la fois l’énergie renouvelable produite par la centrale et l’élan artistique impulsé par Naza. D’après Le Figaro, la stratégie de communication a suivi les codes du rap : avant la diffusion du morceau complet, des contenus en coulisses, des teasers et des annonces progressives ont été partagés sur les réseaux sociaux. Une approche qui a permis de créer une attente tout en mettant en avant le lieu de tournage et son rôle clé dans la production d’énergie propre.

Le clip, tourné sur place, met en scène le rappeur évoluant au milieu des infrastructures techniques, un choix qui souligne le lien entre culture et industrie. Une manière pour EDF de montrer que la transition énergétique peut aussi rimer avec créativité et accessibilité, tout en valorisant un patrimoine industriel français.

La Rance, un site historique face au défi climatique

Si la centrale marémotrice de la Rance fête cette année ses 60 ans, elle doit désormais faire face à un enjeu de taille : l’élévation du niveau de la mer, accélérée par le réchauffement climatique. Comme l’a indiqué EDF, « la structure pourrait être rehaussée » afin de préserver sa capacité de production et son intégrité face à la montée des eaux. Un projet qui s’inscrit dans une logique de durabilité, alors que la centrale reste un pilier de l’approvisionnement électrique breton.

Selon les experts, cette adaptation est cruciale pour garantir la pérennité du site, qui joue un rôle clé dans la production d’énergie renouvelable. En attendant, la campagne avec Naza offre une vitrine inattendue à cette infrastructure, tout en rappelant son importance stratégique pour la région.

Un partenariat gagnant-gagnant entre énergie et culture

Cette collaboration entre EDF et Naza illustre une tendance croissante : l’utilisation de la culture populaire pour promouvoir des enjeux sociétaux. Pour l’électricien, l’association avec un artiste aussi influent que Naza permet de toucher un public plus large et de moderniser son image. Le rappeur, de son côté, bénéficie d’une visibilité accrue dans un cadre inédit, renforçant son ancrage dans le paysage musical français.

Selon Le Figaro, la campagne a également été l’occasion de mettre en lumière les métiers de l’énergie et les innovations technologiques portées par EDF. Entre visites virtuelles des coulisses et interviews des équipes techniques, le projet a offert un regard rare sur le fonctionnement d’une centrale marémotrice, un site habituellement fermé au grand public.

Et maintenant ?

Le clip « Booster » est désormais disponible en ligne, et sa diffusion devrait se poursuivre dans les semaines à venir, notamment sur les plateformes musicales et les réseaux sociaux. Du côté d’EDF, la réflexion sur l’adaptation de la centrale de la Rance aux effets du changement climatique devrait s’intensifier, avec des études techniques en cours pour évaluer les modalités d’un rehaussement. Pour Naza, cette collaboration pourrait ouvrir la voie à d’autres projets mêlant musique et engagement environnemental.

Reste à voir si cette initiative inspirera d’autres entreprises à explorer des partenariats similaires, mêlant art et industrie pour sensibiliser le public à des enjeux contemporains. Une chose est sûre : la centrale de la Rance, avec son histoire et ses défis, n’a pas fini de faire parler d’elle.

EDF a opté pour une collaboration avec Naza afin de toucher un public plus jeune et diversifié, tout en modernisant son image. Le rappeur, connu pour ses titres énergiques comme « On est équipé », incarne une forme de dynamisme qui correspond aux valeurs d’innovation portées par l’électricien, selon Le Figaro.

La centrale marémotrice de la Rance produit l’équivalent de 10 % de la consommation électrique de la Bretagne. Inaugurée en 1966, elle est le deuxième site de production marémotrice au monde en termes de capacité, derrière l’usine de Sihwa en Corée du Sud.