Au Népal, près d’une semaine après les inondations dévastatrices et les glissements de terrain survenus le 26 août dernier, la situation reste critique. Selon RFI, le bilan provisoire, arrêté au 3 septembre 2026, s’élève à 1 280 morts et 5 624 disparus. La région, durement touchée par cette catastrophe climatique, continue de compter ses victimes dans une course contre la montre aussi douloureuse que désespérée.
Ce qu'il faut retenir
- 1 280 morts et 5 624 disparus au 3 septembre 2026, selon les autorités népalaises
- Les opérations de repêchage des corps se poursuivent, avec environ cinq dépouilles retrouvées chaque jour
- La ville de Barathpur, dans le district de Chitwan, est devenue un symbole du drame, accueillant des centaines de cadavres
- Les autorités ont lancé des collectes d’ADN auprès des survivants pour tenter d’identifier les corps, souvent méconnaissables
Parmi les zones les plus affectées figure Barathpur, située à près de 300 kilomètres en aval du point de départ des crues. Cette localité, où les autorités locales estiment que des corps restent encore piégés dans le lit de la rivière, incarne le drame humain derrière la catastrophe. « Les familles attendent désespérément des nouvelles, mais la plupart ont perdu espoir de retrouver leurs proches vivants », explique un responsable policier cité par RFI. Chaque jour, les équipes de secours repêchent en moyenne cinq cadavres, souvent dans un état de décomposition avancée.
Pour tenter de faire correspondre les dépouilles aux disparus, les autorités népalaises et les forces de police ont lancé des campagnes de collecte d’échantillons d’ADN auprès des survivants. Une opération complexe, tant les corps sont parfois méconnaissables en raison de la violence des crues. « Certains corps sont tellement abîmés que même les proches ont du mal à les reconnaître », a précisé un responsable du ministère de l’Intérieur népalais à nos confrères de RFI. La méthode, bien que fastidieuse, constitue le seul espoir pour de nombreuses familles d’obtenir une réponse.
Le district de Chitwan, où se trouve Barathpur, est l’un des plus touchés par cette catastrophe. Les pluies diluviennes, combinées aux glissements de terrain, ont transformé les vallées himalayennes en pièges mortels. Les autorités locales évoquent un « désastre sans précédent » pour la région, déjà vulnérable aux catastrophes naturelles. « Nous faisons face à une situation que nous n’avions jamais connue », a déclaré le gouverneur de la province, ajoutant que les ressources locales étaient « largement dépassées » par l’ampleur de la crise.
Dans un contexte où les familles des disparus tentent de faire leur deuil malgré l’absence de corps, la pression sur les autorités reste forte. « Nous comprenons leur souffrance, mais les conditions météo et l’état des infrastructures compliquent chaque étape », a rappelé un porte-parole du gouvernement. La priorité absolue reste désormais de permettre aux Népalais de tourner cette page, aussi douloureuse soit-elle.
Les corps retrouvés sont souvent dans un état de décomposition avancée ou méconnaissables en raison de la violence des crues. Les autorités ont donc recours à des tests ADN, une méthode fiable mais longue, nécessitant des comparaisons avec les échantillons prélevés auprès des familles des disparus. Par ailleurs, les conditions logistiques, notamment dans les zones isolées de l’Himalaya, ralentissent considérablement les opérations.