C’est par un communiqué du parquet de Besançon, publié ce jeudi 3 septembre 2026, que l’on apprend l’identité du corps retrouvé pendu dans les bois de Baulmes, en Suisse. Selon le Figaro, il s’agit d’Aude Fagot, une infirmière de 44 ans dont la disparition remontait au 31 mai dernier.

Ce qu'il faut retenir

  • Le corps d’Aude Fagot, 44 ans, a été retrouvé pendu dans les bois de Baulmes (Canton de Vaud, Suisse) début septembre.
  • L’infirmière avait disparu le 31 mai 2026 ; sa disparition avait été signalée par son père le 2 juin.
  • Son véhicule avait été localisé le 4 juin dans la forêt de Jougne, à proximité de son domicile frontalier avec la Suisse.
  • L’autopsie conclut à une mort par pendaison, sans signe d’intervention d’un tiers.
  • Cette découverte intervient dans un contexte marqué par une autre disparition mystérieuse dans le Doubs : celle de Sonia Vacheret, dont un corps pourrait être celui de la victime.

Une disparition suivie d’une enquête complexe

Le véhicule d’Aude Fagot, une infirmière domiciliée près de la frontière suisse, avait été repéré le 4 juin 2026 dans la forêt de Jougne, à quelques kilomètres de son lieu de résidence. Malgré les moyens déployés — équipes cynophiles, hélicoptères et gendarmes spécialisés en milieu montagneux — et les battues citoyennes organisées dans la zone, aucune trace de la femme n’avait pu être retrouvée dans l’immédiat. Selon le Figaro, c’est la découverte fortuite du corps par des promeneurs, début septembre, qui a relancé l’enquête.

L’identification du corps a nécessité des examens complémentaires. « Aucun élément ne permettait une identification formelle lors de la découverte », précise le communiqué du parquet. Un tatouage situé sur le cou du défunt, similaire à celui porté par Aude Fagot, avait toutefois retenu l’attention des enquêteurs. Des analyses ADN ultérieures ont confirmé l’hypothèse, permettant ainsi d’établir formellement l’identité de la victime.

Des conclusions préliminaires sans signe d’acte criminel

Les autorités judiciaires françaises et suisses ont collaboré étroitement pour faire avancer l’enquête. Une information judiciaire avait été ouverte le 9 juin 2026 et confiée à un juge d’instruction de Besançon. Celui-ci a sollicité les autorités suisses afin d’obtenir les résultats des investigations menées après la découverte du corps.

Les conclusions de l’autopsie, rendues publiques par le parquet, « tendent à une mort par pendaison et ne mettent pas en évidence d’intervention d’un tiers ». Cette hypothèse, si elle se confirme, pourrait clore une partie des interrogations, même si les causes exactes de ce geste restent à déterminer. Une demande de communication des éléments de l’enquête a été formulée par le magistrat instructeur auprès des autorités helvétiques.

Un contexte marqué par une autre disparition non élucidée

Cette affaire survient alors que le département du Doubs est encore marqué par la disparition de Sonia Vacheret, 54 ans, mère de famille domiciliée à Montferrand-le-Château. La femme avait mystérieusement disparu trois semaines avant Aude Fagot, soit début mai 2026. Selon le Figaro, un corps retrouvé lundi dans une forêt du département présenterait des éléments laissant présumer qu’il pourrait s’agir de la victime.

« Plusieurs objets découverts à proximité du corps laissent présumer qu’il pourrait s’agir de Sonia Vacheret », avait indiqué le parquet de Besançon dans un communiqué. Une enquête sur les causes du décès a été ouverte et confiée aux militaires de la brigade de recherches de Besançon. Là encore, l’hypothèse d’un tiers est pour l’heure écartée.

« Les résultats des examens complémentaires ne sont pas encore connus au moment de la découverte du corps d’Aude Fagot. »

Communiqué du parquet de Besançon, 3 septembre 2026

Une procédure judiciaire en cours et des questions persistantes

L’affaire d’Aude Fagot, désormais close sur le plan de l’identification, laisse cependant de nombreuses questions en suspens. Les circonstances exactes de sa disparition, de même que les raisons ayant conduit à son geste, restent à éclaircir. L’information judiciaire ouverte en juin pourrait permettre de lever certaines zones d’ombre, notamment sur les derniers jours de la victime.

Par ailleurs, la concomitance entre les deux affaires — celle d’Aude Fagot et celle de Sonia Vacheret — interroge. Les deux femmes résidaient dans des communes voisines du Doubs, à moins d’une quinzaine de kilomètres l’une de l’autre. Cette proximité géographique, bien que ne constituant pas un élément probant, soulève des interrogations sur un éventuel lien entre ces deux drames.

Et maintenant ?

Les autorités judiciaires françaises attendent désormais les résultats des investigations suisses pour compléter le dossier. Une date butoir pour la transmission des éléments n’a pas été communiquée, mais le juge d’instruction de Besançon pourrait statuer dans les prochaines semaines sur l’opportunité de classer l’affaire ou de poursuivre les investigations.

Côté Sonia Vacheret, les conclusions de l’enquête sur son identité et les causes de sa mort devraient être rendues d’ici la fin du mois de septembre. Les résultats des autopsies et des analyses ADN, dans les deux dossiers, pourraient apporter des réponses définitives.

Ces deux affaires, bien que distinctes, rappellent l’importance des enquêtes de voisinage et des signalements précoces en cas de disparition. Elles soulignent aussi la nécessité d’une collaboration transfrontalière renforcée entre les services policiers et judiciaires français et suisses, surtout dans une région où les frontières sont souvent poreuses.

Le juge d’instruction de Besançon a demandé la transmission des éléments de l’enquête suisse. Une fois ces documents reçus, il statuera sur la suite à donner au dossier, qui pourrait aboutir à un classement sans suite ou à des investigations complémentaires.