Les fortes moussons qui frappent le Népal depuis plusieurs jours ont provoqué des inondations dévastatrices dans plusieurs districts du pays. Selon BMF - International, les autorités locales et l’armée népalaise ont lancé une opération massive de sauvetage par hélicoptère pour évacuer les populations isolées et porter assistance aux zones les plus touchées.
Ce qu'il faut retenir
- 95 morts et des dizaines de disparus recensés à ce jour, selon les derniers bilans officiels.
- Plus de 80 ressortissants français seraient encore sur place, sans que leur état ne soit encore précisé.
- L’armée népalaise mobilise une quinzaine d’hélicoptères pour les opérations d’évacuation et de ravitaillement.
- Plusieurs villages ont été rayés de la carte par un torrent de boue, aggravant la crise humanitaire.
- Les districts de Kaski, Chitwan et Nawalparasi sont les plus gravement affectés.
Des villages engloutis par les flots et la boue
Les intempéries, parmi les plus violentes enregistrées ces dernières décennies au Népal, ont provoqué la crue brutale de plusieurs rivières. Selon BMF - International, des villages entiers ont été submergés par un torrent de boue après la rupture de barrages naturels formés par les glissements de terrain. Les autorités locales évoquent des « dégâts sans précédent » dans les districts de Kaski, Chitwan et Nawalparasi, où les communications sont coupées et les routes impraticables.
Les secours peinent à atteindre les zones les plus isolées, où des milliers de personnes restent piégées sans accès à l’eau potable ni aux denrées alimentaires. Les rapports préliminaires indiquent que des centaines de maisons ont été détruites, et que des infrastructures essentielles, comme les réseaux électriques et téléphoniques, sont hors service.
L’armée népalaise en première ligne des opérations
Face à l’ampleur de la catastrophe, l’armée népalaise a déployé une unité spéciale d’intervention composée de quinze hélicoptères, principalement des appareils de type Mil Mi-8 et HAL Dhruv. Selon le porte-parole du ministère de la Défense népalaise, le général Bikram Jung Thapa, ces moyens aériens sont « les seuls capables d’intervenir rapidement dans des zones où les routes sont impraticables ».
Les hélicoptères transportent des équipes médicales, des kits de survie et des vivres vers les villages les plus touchés. Le général Thapa a précisé que « les priorités absolues restent l’évacuation des blessés et la recherche des disparus ». Pour l’heure, aucune estimation précise du nombre de personnes encore en danger n’a été communiquée.
La communauté internationale mobilisée
Outre les secours nationaux, plusieurs pays ont proposé leur aide logistique et médicale. Selon BMF - International, l’Inde a déjà acheminé par voie aérienne des tentes, des couvertures et des médicaments, tandis que les États-Unis ont annoncé une contribution financière de 500 000 dollars pour soutenir les opérations de secours. L’Union européenne, de son côté, a dépêché une équipe d’experts en gestion des catastrophes pour évaluer les besoins à moyen terme.
La France, via le ministère des Affaires étrangères, a confirmé la présence de 80 ressortissants français sur place au moment des inondations. Aucun bilan précis n’a encore été établi concernant leur état de santé ou leur localisation exacte. Le Quai d’Orsay a indiqué qu’un « suivi individualisé » était en cours pour chaque personne concernée.
« Les conditions météo ne permettent pas pour l’instant d’envisager des opérations de sauvetage par voie terrestre. Nos hélicoptères restent la seule solution viable pour atteindre les zones isolées. »
— Général Bikram Jung Thapa, porte-parole du ministère de la Défense népalaise
Un bilan humain qui s’alourdit
Le dernier bilan officiel, arrêté à la date du 28 août 2026, fait état de 95 morts et d’une trentaine de disparus, principalement des touristes étrangers et des habitants des zones rurales. Selon BMF - International, parmi les victimes figurent 33 touristes britanniques, dont le sort a été confirmé par les autorités locales. Plusieurs autres nationalités, dont des Allemands et des Australiens, sont également touchées.
Les opérations de recherche se poursuivent malgré les intempéries, mais les conditions sur le terrain rendent chaque intervention périlleuse. Les autorités népalaises appellent à la prudence et invitent les populations à éviter les zones inondables et les cours d’eau gonflés par les pluies.
Cette catastrophe survient alors que le Népal tente de se relever des séquelles laissées par le tremblement de terre de 2015, qui avait causé la mort de près de 9 000 personnes. Les infrastructures, déjà fragilisées, peinent à résister à des intempéries d’une telle violence. Pour l’heure, la priorité reste le sauvetage des vies humaines, avant que les secours ne puissent se concentrer sur la reconstruction et la prévention des risques futurs.
Les routes sont impraticables ou détruites dans les zones inondées, et les ponts ont été emportés par les crues. Les hélicoptères permettent d’évacuer rapidement les blessés, de livrer des vivres et des médicaments, et d’évaluer l’étendue des dégâts depuis les airs. Sans ces appareils, des milliers de personnes resteraient sans assistance.