Depuis plusieurs semaines, le Népal subit les conséquences dévastatrices de la mousson, marquée par des pluies diluviennes ayant provoqué des crues historiques et des glissements de terrain. Selon BMF - International, les autorités locales et les organisations humanitaires s’alarment désormais des risques accrus de nouveaux effondrements, alors que le pays reste en alerte maximale.

Ce qu'il faut retenir

  • 4 Français, dont un homme et trois femmes, sont toujours portés disparus après les crues qui ont frappé le Népal en août 2026.
  • Les inondations ont causé au moins 579 morts et 2 500 disparus dans l’ensemble du pays.
  • Les secours s’organisent pour venir en aide aux sinistrés, mais certaines zones restent coupées du monde en raison des dégâts.
  • Le gouvernement français a assuré être en contact permanent avec les autorités népalaises pour faciliter les recherches.
  • Un lac de montagne menace de se déverser, aggravant les risques d’inondations supplémentaires.

Les intempéries qui frappent le Népal depuis le début du mois d’août ont déjà fait des milliers de victimes. D’après BMF - International, les pluies torrentielles ont transformé des vallées entières en zones de catastrophe, avec des villages entièrement submergés et des infrastructures détruites. Alors que la mousson touche à sa fin, les autorités craignent désormais l’émergence de nouveaux glissements de terrain, notamment dans les régions montagneuses.

Parmi les victimes, quatre ressortissants français restent portés disparus. « La France se tient à disposition des autorités népalaises pour les aider dans leurs recherches », a déclaré Éléonore Caroit, ministre déléguée chargée de la Francophonie. De son côté, la ministre déléguée auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères a confirmé, lors d’une intervention télévisée, que « les familles sont sans nouvelle depuis plusieurs jours ».

Les opérations de secours s’organisent dans l’urgence. Malo Corider, témoin des inondations au Népal, a expliqué à BMF - International que « certaines parties de la vallée sont coupées du monde, ce qui complique considérablement les secours ». Les équipes locales, soutenues par des organisations internationales, tentent d’accéder aux zones les plus isolées, mais les conditions météo et les routes endommagées ralentissent leurs efforts.

Un bilan humain toujours lourd après les crues

Les chiffres communiqués par les autorités népalaises sont alarmants : au moins 579 morts et 2 500 disparus ont été recensés depuis le début des inondations. Parmi les victimes figurent des étrangers, dont une Franco-Ukrainienne dont le proche, Patrick Debois, a témoigné de la disparition de 47 personnes avec elle. « Elle était avec 47 personnes, aucune d’entre elles ne répond au téléphone », a-t-il confié à BMF - International.

Malgré les efforts des secours, certaines familles ont retrouvé des proches. C’est le cas d’une mère qui a retrouvé son fils de 8 ans deux jours après la catastrophe. « J’avais complètement perdu espoir, mais les secours ont fini par le localiser », a-t-elle raconté à BMF - International. Ces témoignages illustrent l’ampleur des dégâts et la résilience des Népalais face à cette crise.

Un risque supplémentaire : le lac de montagne en sursis

Outre les glissements de terrain, un autre danger menace les populations locales : un lac de montagne pourrait se déverser à tout moment, aggravant les inondations. Les autorités surveillent de près la situation, mais la menace reste imprévisible. Les experts soulignent que les pluies récentes ont fragilisé les sols, rendant les effondrements encore plus probables.

Les habitants des zones à risque ont été évacués en urgence, mais certains refusent de quitter leurs domiciles par crainte de perdre leurs biens. Les organisations humanitaires appellent à la prudence et invitent les populations à se conformer aux consignes des autorités pour éviter de nouveaux drames.

Et maintenant ?

Les prochains jours seront décisifs pour les opérations de secours au Népal. Les autorités locales, soutenues par la communauté internationale, devraient intensifier leurs efforts pour localiser les disparus et sécuriser les zones à risque. Une réunion d’urgence est prévue pour le 5 septembre 2026 afin d’évaluer les besoins en matériel et en personnel. Par ailleurs, la stabilisation du lac de montagne reste une priorité absolue pour éviter une nouvelle catastrophe.

La situation au Népal rappelle l’urgence d’une meilleure préparation aux catastrophes naturelles, alors que les effets du changement climatique amplifient la fréquence et l’intensité des intempéries. Les prochaines semaines seront cruciales pour éviter que le bilan ne s’alourdisse davantage.

Les régions les plus touchées sont principalement les vallées montagneuses, notamment dans les districts de Sindhupalchok, Kavre et Makwanpur, où les pluies ont été les plus intenses. Certaines zones frontalières avec le Tibet chinois ont également subi des dégâts importants.