Le groupe français NEVERHACK, spécialisé dans les solutions de cybersécurité innovantes et éthiques, accélère sa stratégie à l’ère de l’intelligence artificielle. Selon Le Figaro, l’entreprise familiale vient de lever 11 millions d’euros pour financer son développement international et renforcer ses positions en cyberdéfense et souveraineté numérique. Avec déjà 1 200 collaborateurs répartis dans 12 pays, NEVERHACK mise sur une gouvernance renouvelée pour concrétiser ses ambitions mondiales.
Ce qu'il faut retenir
- NEVERHACK, entreprise familiale française de cybersécurité, compte 1 200 salariés dans 12 pays.
- Une levée de fonds de 11 millions d’euros a été finalisée pour soutenir la croissance internationale.
- L’entreprise recentre sa gouvernance pour accompagner une nouvelle phase de développement axée sur l’IA et la souveraineté numérique.
- Son objectif : devenir une référence mondiale en solutions de cybersécurité éthiques et innovantes.
- La mission affichée est de « créer un monde numérique plus sûr » selon ses dirigeants.
Une stratégie portée par l’innovation et l’éthique
Fondé sur une vision claire, NEVERHACK se positionne comme un acteur clé de la cybersécurité française en misant sur des solutions à la fois technologiquement avancées et respectueuses des principes éthiques. D’après Le Figaro, cette approche s’inscrit dans un contexte où les menaces numériques, exacerbées par l’intelligence artificielle, nécessitent des réponses adaptées. L’entreprise, qui se présente comme un « cyberguerrier tricolore », entend ainsi répondre aux enjeux croissants de la protection des données et des infrastructures critiques.
Pour Arthur Bataille, à la tête de cette structure familiale, l’enjeu dépasse la simple offre de services. «
Nous ne pouvons plus nous contenter de solutions standardisées. L’IA et les cybermenaces évoluent à une vitesse inédite, autant dire que notre approche doit être à la hauteur,» a-t-il souligné auprès du quotidien. Cette vision s’accompagne d’une volonté de renforcer la souveraineté numérique européenne, un thème central dans les débats actuels sur la régulation des technologies.
Une gouvernance réorganisée pour une croissance accélérée
La levée de fonds de 11 millions d’euros s’accompagne d’une refonte de la gouvernance de NEVERHACK. Selon Le Figaro, cette restructuration vise à aligner la direction de l’entreprise avec ses nouveaux objectifs stratégiques, notamment en matière d’intelligence artificielle et d’expansion internationale. Avec une présence déjà établie en Europe, en Amérique du Nord et en Asie, l’entreprise entend désormais consolider ses positions sur des marchés encore plus larges.
Cette dynamique s’inscrit dans un secteur en pleine mutation. Les cyberattaques se multiplient, tandis que les régulations, comme le RGPD ou le futur AI Act européen, imposent des normes strictes aux acteurs du numérique. Pour NEVERHACK, l’équation est simple : innover tout en garantissant la conformité et la sécurité. «
Notre force réside dans notre capacité à anticiper les risques avant qu’ils ne surviennent,» a déclaré Arthur Bataille. Cette philosophie a séduit les investisseurs, permettant à l’entreprise de réunir les fonds nécessaires pour concrétiser ses projets.
Un modèle familial au service d’une ambition globale
Contrairement à de nombreux groupes technologiques nés dans la Silicon Valley, NEVERHACK s’appuie sur un modèle 100 % familial, un atout selon ses dirigeants. Arthur Bataille, qui a gravi les échelons pour prendre la tête de l’entreprise, incarne cette continuité. Son parcours, débuté dans les métiers techniques, illustre une approche pragmatique du développement, loin des excès parfois observés dans la tech.
Pourtant, cette stabilité ne l’empêche pas d’avoir des ambitions démesurées. L’entreprise ne cache pas son objectif : devenir un acteur incontournable de la cybersécurité mondiale. Avec une équipe de 1 200 collaborateurs et une présence dans une douzaine de pays, NEVERHACK dispose déjà d’une base solide. La levée de fonds devrait lui permettre de recruter davantage et d’investir dans la R&D, deux leviers essentiels pour rester compétitif face à des concurrents comme Mandiant ou CrowdStrike.
Parallèlement, l’entreprise devra naviguer dans un paysage réglementaire de plus en plus complexe. L’entrée en vigueur de nouvelles lois, comme le Digital Operational Resilience Act (DORA) pour le secteur financier, pourrait en effet redéfinir les standards du marché. Pour NEVERHACK, l’enjeu sera de transformer ces contraintes en opportunités, en proposant des solutions intégrées et conformes aux exigences locales.
Une chose est sûre : avec une levée de fonds de 11 millions d’euros et une gouvernance renouvelée, NEVERHACK a les moyens de ses ambitions. Reste à savoir si l’entreprise parviendra à s’imposer comme un leader mondial, ou si elle restera un acteur régional à l’influence limitée. Une question qui, dans un secteur aussi concurrentiel, pourrait trouver une réponse d’ici deux à trois ans.
NEVERHACK évolue dans un secteur très concurrentiel, face à des acteurs internationaux comme Mandiant (racheté par Google), CrowdStrike, FireEye ou encore Splunk. En Europe, elle se mesure également à des entreprises locales comme Wavestone ou Amossys, spécialisées dans l’audit et la réponse aux incidents.
La souveraineté numérique est un pilier central de la stratégie de NEVERHACK. L’entreprise mise sur des solutions développées en France, conformes aux réglementations européennes (RGPD, AI Act), et destinées à réduire la dépendance des entreprises et institutions aux acteurs étrangers. Arthur Bataille a d’ailleurs souligné que cette approche était « un avantage concurrentiel dans un marché où la confiance est devenue une monnaie d’échange ».