Dans le nord-ouest du Nigeria, un groupe armé a commis une attaque meurtrière, faisant au moins 10 morts et enlevant au moins 40 personnes dimanche, selon un rapport de sécurité consulté lundi par l'AFP et un habitant de la région, comme le rapporte Le Figaro. Cette attaque a eu lieu dans un village de l'État de Sokoto, où des gangs de criminels localement appelés « bandits » opèrent dans de vastes zones rurales.
Ces « bandits » pillent des villages, kidnappent des habitants pour obtenir une rançon et pratiquent l'extorsion sur les agriculteurs et les mineurs. Leur motivation principale est financière, plutôt qu'idéologique, et ils collaborent parfois avec les djihadistes qui se sont répandus depuis leurs bastions du Nord-Est.
Ce qu'il faut retenir
- 10 morts et 40 personnes enlevées dans l'attaque
- Le groupe armé responsable de l'attaque est fidèle à Bello Turji, un chef de gang
- L'attaque a eu lieu dans le village de Tofa, dans le district de Rabah de l'État de Sokoto
- Les « bandits » opèrent dans de vastes zones rurales du nord-ouest et du centre du Nigeria
Contexte de l'attaque
Le nord-ouest du Nigeria est de plus en plus menacé par les bandits et les djihadistes, ces derniers s'étant fragmentés et dispersés depuis le soulèvement de Boko Haram en 2009 dans le nord-est du pays. Le mois dernier, une trentaine de fidèles musulmans ont été tués lors d'une attaque perpétrée par des djihadistes présumés contre la ville d'Ungushi, dans le district de Kebbe (État de Sokoto), pendant la prière du vendredi, selon les autorités locales.
Le district de Rabah borde l'État de Zamfara, où des bandes de kidnappeurs et de voleurs de bétail opèrent depuis des camps situés dans des forêts s'étendant sur plusieurs États du nord-ouest et du centre du pays. Hadiyyatullahi Hamisu, un habitant de Tofa, a donné le même bilan que le rapport de sécurité, ajoutant qu'une grande quantité de bétail avait été pillée par les assaillants.
Conséquences de l'attaque
L'attaque s'inscrit dans une stratégie des bandits visant à utiliser les enlèvements « comme source de revenus pérenne et la violence meurtrière pour intimider les populations et renforcer leur emprise sur les zones touchées », indique le rapport. Il évoque aussi un risque de perturbation des « activités humanitaires » dans la région « en raison de l'augmentation des risques d'attaques ».
Le rapport impute l'attaque à des bandits fidèles à Bello Turji, un chef de gang originaire de l'État voisin de Zamfara. Contactée par l'AFP, la police du Sokoto n'a pas répondu.
En conclusion, l'attaque qui a eu lieu dimanche dans le nord-ouest du Nigeria est un exemple de la violence qui sévit dans la région. Les autorités nigérianes et la communauté internationale doivent travailler ensemble pour mettre fin à ces violences et assurer la sécurité des populations.