Au moins 52 personnes ont été enlevées dans la nuit de samedi à dimanche par des hommes armés dans le village de Kasuwar Daji, situé dans la zone de gouvernement local de Kaura Namoda, dans l’État de Zamfara, au nord-ouest du Nigeria. Selon Le Monde, ces individus ont d’abord attaqué une base militaire en périphérie de la localité avant de se diriger vers le village.
Ce qu'il faut retenir
- 52 personnes enlevées dans la nuit de samedi à dimanche à Kasuwar Daji, dans la zone de gouvernement local de Kaura Namoda.
- Les assaillants ont d’abord ciblé une base militaire avant de se rendre au village.
- La région de Zamfara, au nord-ouest du Nigeria, est régulièrement frappée par des attaques de groupes armés.
- Aucune revendication n’a encore été formulée par les ravisseurs.
- Les autorités locales n’ont pas encore communiqué sur les suites de l’enquête.
Une attaque menée depuis des motos par des hommes armés
Les assaillants, armés et se déplaçant à moto, ont profité de l’obscurité pour mener leur opération dans la nuit de samedi à dimanche. Leur première cible a été une base militaire située en périphérie de Kasuwar Daji, avant qu’ils ne se dirigent vers le village où ils ont pris en otage au moins 52 personnes. Selon des sources locales citées par Le Monde, les ravisseurs auraient agi avec une grande rapidité, limitant les possibilités d’intervention des forces de sécurité.
Les autorités n’ont pas encore précisé si des militaires ou des membres des forces de l’ordre figuraient parmi les victimes. Les conditions exactes de l’enlèvement restent floues, mais les témoignages recueillis sur place évoquent une opération menée avec une grande coordination.
Zamfara, une région sous tension depuis plusieurs années
L’État de Zamfara, comme d’autres régions du nord-ouest du Nigeria, est régulièrement secoué par des violences attribuées à des groupes armés, souvent liés à des bandes criminelles ou à des milices locales. Ces attaques, qui visent aussi bien des civils que des forces de sécurité, ont déjà fait des centaines de victimes ces dernières années. En 2025, l’ONG Human Rights Watch avait dénoncé une recrudescence des enlèvements contre rançon dans cette zone.
Les autorités nigérianes, confrontées à une insécurité chronique, ont multiplié les opérations militaires pour tenter de stabiliser la région. Cependant, malgré ces efforts, les attaques persistent, alimentant un climat de peur parmi les populations locales. Les enlèvements de masse, comme celui survenu à Kasuwar Daji, illustrent la persistance des menaces dans cette partie du pays.
« Ces attaques répétées montrent l’incapacité des autorités à garantir la sécurité des populations dans certaines zones du Nigeria », a déclaré un responsable local sous couvert d’anonymat.
Parallèlement, les habitants de Kasuwar Daji et des villages alentour restent sous haute tension, craignant de nouvelles attaques. Les forces de sécurité ont renforcé leur présence dans la zone, mais leur capacité à prévenir de futurs incidents reste à démontrer. Une réunion d’urgence du gouvernement local est prévue pour évaluer les prochaines étapes et renforcer les mesures de protection des civils.
L’enlèvement de Kasuwar Daji rappelle une fois de plus la vulnérabilité des populations du nord-ouest du Nigeria face à l’insécurité chronique qui frappe la région. Sans une réponse plus efficace des autorités, les risques de nouvelles violences et de nouvelles victimes restent élevés.
Zamfara est l’une des régions les plus touchées par l’insécurité au Nigeria en raison de la présence de groupes armés, souvent liés au banditisme ou à des conflits intercommunautaires. L’État, situé en pleine zone rurale, est difficile à contrôler pour les forces de sécurité, ce qui en fait une cible privilégiée pour les attaques et les enlèvements contre rançon.
Le gouvernement nigérian a déployé des milliers de soldats dans le nord-ouest du pays et a lancé des opérations militaires ciblées contre les groupes armés. Des patrouilles renforcées et des programmes de désarmement ont également été mis en place, mais leur efficacité reste limitée face à la persistance des violences.