Le numéro un mondial Novak Djokovic a exposé une série de mesures destinées à rendre les matchs de tennis plus attractifs et accessibles au public, lors d’un entretien accordé au créateur de contenu Nick Knows Ball. Parmi ses propositions figure notamment la réduction des sets à **4 jeux** au lieu de 6, ainsi que la suppression des avantages, afin de limiter la durée des rencontres à **deux heures maximum**, tout en conservant un format en cinq sets pour les rencontres majeures.

Ce qu'il faut retenir

  • Proposition de réduire les sets à 4 jeux (au lieu de 6 actuellement).
  • Suppression des avantages pour limiter les matchs à deux heures maximum.
  • Maintien du format en cinq sets pour les rencontres emblématiques.
  • Interview réalisée par Nick Knows Ball, créateur de contenu spécialisé dans le tennis.
  • Objectif affiché : rendre le tennis plus dynamique et spectaculaire.

Un format repensé pour capter l’attention du public

Selon Djokovic, ces modifications permettraient de rendre les matchs plus fluides et moins longs, un enjeu crucial pour séduire un public habitué aux formats courts des compétitions comme les Jeux Olympiques ou les tournois de football. « Le tennis doit s’adapter aux attentes des spectateurs modernes », a-t-il expliqué, tout en soulignant que la suppression des avantages accélérerait le rythme des échanges. Côté organisateurs, la réduction de la durée des matchs pourrait aussi faciliter l’organisation des tournois, notamment en limitant les chevauchements d’horaires.

Un débat déjà engagé dans le monde du tennis

Cette proposition s’inscrit dans un contexte où la Fédération internationale de tennis (ITF) et les organisateurs de tournois cherchent à moderniser le sport. En 2023, l’ITF avait déjà testé des formats alternatifs lors de certains tournois, comme des sets en **7 jeux** ou des matchs en **best-of-3 sets** pour les épreuves secondaires. Djokovic, qui a remporté **24 titres du Grand Chelem**, est connu pour son engagement en faveur de l’innovation dans le tennis, comme en témoigne son soutien aux règles expérimentales lors de l’ATP Cup en 2020.

Pourtant, ces changements ne font pas l’unanimité. Certains puristes du tennis estiment que le format actuel, avec ses sets en 6 jeux et ses avantages, fait partie de l’identité historique du sport. D’autres craignent que ces réformes n’altèrent l’équilibre tactique des rencontres, où la gestion du service et des breaks joue un rôle clé. « Il faut trouver un équilibre entre spectacle et tradition », a reconnu Djokovic, tout en réaffirmant sa conviction que le tennis doit évoluer pour rester pertinent.

Quelles conséquences pour les joueurs et les tournois ?

Si ces propositions étaient adoptées, elles pourraient avoir un impact significatif sur la préparation des athlètes. Un match passant de trois à cinq sets, mais avec des sets plus courts, modifierait la gestion de l’effort physique et mental. « Les joueurs devront adapter leur stratégie, notamment sur la gestion de l’énergie et des temps de récupération », a précisé Djokovic. Côté organisateurs, la réduction de la durée des matchs pourrait aussi permettre d’accueillir davantage de spectateurs ou de multiplier les sessions dans une même journée.

Plusieurs tournois expérimentent déjà des formats alternatifs. C’est le cas de l’**ATP Finals**, où des sets en 7 jeux ont été testés en 2025, ou encore du **Next Gen ATP Finals**, qui utilise un format en **best-of-5 sets** avec des tie-breaks à 4-4. Ces initiatives montrent que le monde du tennis est déjà en train de tester des pistes pour attirer un public plus large, notamment les jeunes générations habituées aux contenus courts et dynamiques.

Et maintenant ?

Les propositions de Djokovic devraient alimenter les discussions lors des prochaines réunions de l’ITF et de l’ATP, prévues à l’automne 2026. Une décision formelle sur l’évolution des formats pourrait intervenir d’ici la fin de l’année, avec une possible mise en place progressive à partir de 2027. Reste à voir si les fédérations et les joueurs parviendront à un consensus, alors que certains tournois pourraient être tentés par des expérimentations en amont.

Une chose est sûre : le débat sur l’avenir du tennis est loin d’être clos. Entre tradition et modernité, le sport devra trouver un compromis pour conserver son public sans trahir son héritage.

Djokovic argue que cette mesure permettrait de rendre les matchs plus dynamiques et de les limiter à deux heures, un format plus adapté aux attentes des spectateurs modernes. Il insiste aussi sur la nécessité de capter l’attention d’un public habitué aux contenus courts, notamment les jeunes générations.