Les amateurs de photographies océaniques peuvent encore s’émerveiller avant la fin de l’été. Selon Futura Sciences, les finalistes du concours Ocean Photographer of the Year 2026 ont été dévoilés le 30 août, offrant un panorama des écosystèmes marins les plus spectaculaires et méconnus. Parmi les clichés sélectionnés, certains mettent en lumière des espèces rares ou des comportements invisibles à l’œil nu, tandis que d’autres célèbrent la beauté des paysages sous-marins. Les lauréats seront officiellement annoncés en septembre, après une sélection qui s’annonce serrée.
Ce qu'il faut retenir
- Le concours Ocean Photographer of the Year 2026 a révélé ses 24 finalistes, sélectionnés parmi des milliers de candidatures du monde entier.
- Une nouvelle catégorie, « L’océan invisible : mondes cachés », fait son apparition cette année, mettant en avant des espèces et des phénomènes habituellement imperceptibles.
- Parmi les images marquantes, on trouve une pieuvre à anneaux bleus aux reflets électriques, capturée aux Philippines, ainsi qu’un requin-marteau photographié à 55 mètres de profondeur en Polynésie française.
- Les lauréats seront désignés en septembre 2026, lors d’une cérémonie qui récompensera les clichés les plus innovants et évocateurs.
Des images qui célèbrent la biodiversité marine sous tous ses angles
Comme le rapporte Futura Sciences, le concours Ocean Photographer of the Year s’impose depuis plusieurs années comme une référence pour immortaliser la richesse des océans. Cette édition 2026 ne déçoit pas, avec des photographies qui explorent des univers variés : des bancs de poissons aux couleurs vives dans les eaux de Seattle, aux prédateurs minuscules aux anneaux luminescents glissant entre les coraux. Ces images rappellent que la vie sous-marine regorge de surprises, même pour les observateurs les plus avertis.
Parmi les clichés les plus remarqués, celui du photographe français Thomas Pavy, qui a capturé un requin-marteau à 55 mètres de profondeur dans la passe de Tiputa, sur l’atoll de Rangiroa en Polynésie française. Grâce à des techniques de photo-identification et de photogrammétrie vidéo étalonnée au laser, les scientifiques peuvent désormais suivre les individus au fil du temps, mesurer leur taille et analyser les tendances démographiques. Une avancée majeure pour la connaissance des espèces menacées.
L’océan invisible : une nouvelle catégorie qui révèle des merveilles insoupçonnées
Cette année, le concours introduit une catégorie inédite : « L’océan invisible : mondes cachés ». Douze clichés y sont présentés, dont certains révèlent des détails imperceptibles à l’œil nu. C’est le cas d’une pieuvre à anneaux bleus, photographiée près de l’île de Malapascua aux Philippines. Avec son corps plus petit qu’une balle de golf et ses reflets bleus électriques, cette espèce nocturne et discrète fascine par son camouflage complexe. Elle se fond dans les récifs tout en traquant ses proies parmi les rochers et le corail.
Comme l’explique l’un des jurés, ces images rappellent que « le plus spectaculaire se cache parfois dans l’invisible ». Les techniques macro, comme celles utilisées pour capturer cette pieuvre, permettent de révéler des mondes jusqu’alors ignorés, où chaque détail compte. Une démarche qui s’inscrit dans la volonté de mieux comprendre et protéger les écosystèmes marins.
Des photographies qui allient art et science
Certains finalistes du concours allient esthétique et rigueur scientifique. C’est le cas de Ariel Mei Gliboff, dont la photo met en lumière un banc de onze petits poissons colorés, probablement des lompes, dans les eaux de Seattle. Son cliché souligne la beauté insoupçonnée d’espèces familières, tout en rappelant l’importance de préserver ces milieux. D’autres images, comme celle de Bing Lin, montrent un minuscule prédateur aux anneaux luminescents, révélant une biodiversité souvent méconnue.
Comme le souligne Futura Sciences, ces photographies ne se contentent pas d’être belles : elles jouent un rôle clé dans la sensibilisation à la protection des océans. En immortalisant des espèces rares ou des comportements uniques, elles offrent une porte d’entrée vers la compréhension des enjeux écologiques actuels. Un rôle que Nausicaá, l’un des plus grands aquariums européens, incarne depuis 35 ans en associant science, pédagogie et conservation.
Quant aux amateurs de photographie, ils pourront s’inspirer de ces clichés pour explorer de nouveaux angles et techniques lors de leurs prochaines plongées. Après tout, comme le rappelle le concours, « la magie de l’océan se cache souvent là où on ne l’attend pas ».
Cette catégorie, introduite en 2026, met en lumière des espèces ou des phénomènes marins habituellement imperceptibles à l’œil nu. Elle valorise les photographies utilisant des techniques comme la macrophotographie ou la photogrammétrie pour révéler des détails cachés, comme la pieuvre à anneaux bleus ou des structures récifales.