Stéphane Richard a officiellement pris ses fonctions à la présidence de l’Olympique de Marseille le 2 juillet 2026, succédant à Pablo Longoria. Selon RMC Sport, le nouveau dirigeant, ancien haut fonctionnaire de 64 ans, hérite d’un club sous surveillance financière de la DNCG, contrainte par un encadrement strict de la masse salariale et des indemnités de mutation. Une situation qui impose désormais à l’OM de vendre pour équilibrer ses comptes.
Ce qu'il faut retenir
- Stéphane Richard a pris ses fonctions de président de l’OM le 2 juillet 2026, remplaçant Pablo Longoria.
- Le club est sous surveillance financière de la DNCG, avec un encadrement de la masse salariale et des indemnités de mutation.
- Stéphane Richard promet un changement radical de modèle, avec une gestion plus stricte et une enveloppe financière définie pour les recrutements.
- L’objectif est de réduire la masse salariale, actuellement supérieure à 100 millions d’euros par an, tout en construisant une équipe compétitive.
- Le mercato estival 2026 s’annonce comme un chantier majeur, avec la vente de certains joueurs pour respecter les contraintes financières.
Un nouveau départ après une gestion critiquée
Dès son arrivée, Stéphane Richard a accordé un entretien à La Provence pour exposer sa vision du club. Il y a dénoncé sans ambiguïté le modèle économique précédent, qu’il juge responsable d’une « situation de crise financière et sportive ». « Ce modèle (...) a entraîné une situation de crise. Financière, avec un déficit considérable qu’il faut combler, et sportive. Ce modèle-là, c’est fini ! Tant que je serai là, on ne gérera plus ce club comme ça », a-t-il déclaré. Pour lui, l’OM doit désormais tourner la page des dépenses excessives et des transferts nombreux qui ont rythmé les saisons passées.
Son projet repose sur trois piliers : une enveloppe financière strictement définie pour les recrutements, une gestion plus astucieuse des ventes et une exigence accrue dans chaque décision. « Nous allons continuer à être ambitieux, mais nous devons l’être différemment. Nous serons ambitieux dans les ventes, astucieux dans les recrutements et beaucoup plus exigeants dans chacune de nos décisions », a-t-il expliqué. L’objectif affiché est clair : construire un club compétitif sur la durée, tout en garantissant sa pérennité financière.
Un mercato estival sous haute tension
Le premier chantier concret de Stéphane Richard sera le mercato estival, qui s’étend du 15 juin au 1er septembre 2026. Le président marseillais a évoqué un « remaniement profond de l’équipe », sans pour autant reproduire les erreurs des saisons précédentes, marquées par une valse des transferts incessante. « On a beaucoup de ventes à réaliser et un recrutement à mener : on ne va pas faire que vendre ! », a-t-il souligné. Il mise sur une poignée de joueurs pour générer 80 % du volume de ventes attendu, tout en espérant trouver des accords avec d’autres.
Parmi les noms cités comme potentiellement concernés par un départ figurent Mason Greenwood, Leonardo Balerdi, Quinten Timber et Timothy Weah, dont la valeur marchande pourrait attirer plusieurs clubs européens. Cependant, Stéphane Richard a tenu à préciser qu’il refusait de brader les meilleurs éléments, insistant sur la nécessité de négocier avec pragmatisme. « Je sais que beaucoup de joueurs sont attachés au club (...) et n’ont pas forcément envie de partir et que le club souhaite conserver. Cela se fera au cas par cas », a-t-il indiqué, évoquant aussi la possibilité de réduire certains salaires pour éviter des départs non désirés.
Une réduction drastique de la masse salariale
La DNCG a imposé à l’OM un objectif de vente de 80 millions d’euros d’ici fin juin 2027, une contrainte que le nouveau président entend respecter sans sacrifier la compétitivité du groupe. « Tout le monde est d’accord pour dire que c’est un problème récurrent à l’OM. Nous devons nous séparer d’un certain nombre de joueurs pour rétablir l’équilibre financier et pour réduire drastiquement la masse salariale », a-t-il rappelé. Pourtant, il reste conscient du défi : comment concilier rigueur financière et ambition sportive ?
Stéphane Richard mise sur une approche progressive, combinant ventes ciblées et négociations salariales pour certains cadres. « Pour mener une négociation, il y a des aspects juridiques évidemment mais aussi une grande part d’humain », a-t-il souligné. L’enjeu est de taille : l’effectif actuel engendre une masse salariale annuelle supérieure à 100 millions d’euros, un niveau incompatible avec les exigences de la DNCG. Pourtant, l’OM doit aussi construire une équipe capable de rivaliser avec les meilleurs clubs européens.
Un modèle économique sous pression
La situation financière de l’OM illustre les défis auxquels sont confrontés les clubs français, tiraillés entre ambition sportive et contraintes budgétaires. Stéphane Richard a promis une gestion plus responsable, mais le club devra faire ses preuves rapidement pour regagner la confiance des observateurs. Son modèle repose sur une équation complexe : réduire les coûts tout en maintenant un niveau de performance élevé. Une tâche d’autant plus ardue que les attentes des supporters restent élevées.
Pour l’heure, le président marseillais mise sur la transparence et la rigueur. « Nous devons l’être ambitieux différemment », a-t-il répété, laissant entendre que la patience serait de mise. Si les résultats sportifs ne suivent pas immédiatement, les critiques pourraient vite resurgir. Mais Stéphane Richard semble déterminé à éviter les écueils du passé, quitte à prendre des décisions impopulaires à court terme.
Reste à voir si cette nouvelle approche portera ses fruits. Une chose est sûre : l’OM n’a plus les moyens de ses erreurs passées.
Parmi les joueurs les plus susceptibles de partir figurent Mason Greenwood, Leonardo Balerdi, Quinten Timber et Timothy Weah, selon les informations de RMC Sport.
L’effectif actuel de l’OM engendre une masse salariale annuelle supérieure à 100 millions d’euros, un niveau jugé trop élevé par la DNCG.