La marque OneOdio, spécialisée dans les équipements audio semi-professionnels depuis sa création en 2013, frappe un grand coup avec le Studio Max 2, un casque circum-aural sans fil qui promet de concilier la précision du filaire et la liberté des solutions sans fil. Selon Frandroid, ce modèle se distingue par une puce propriétaire et un transmetteur USB 2,4 GHz permettant d'atteindre une latence de 9 ms, un niveau quasi imperceptible pour l'oreille humaine, dont le seuil de perception se situe généralement entre 20 et 30 ms. Cette innovation s'adresse particulièrement aux DJ et producteurs en quête d'un outil de mixage sans contrainte, tout en maintenant une qualité audio proche du filaire.

Ce qu'il faut retenir

  • Un casque circum-aural de 45 mm pesant 350 g, conçu pour les professionnels du son et les DJ
  • Latence réduite à 9 ms grâce à un transmetteur USB 2,4 GHz, contre 20 ms sur la première version
  • Autonomie annoncée de 120 heures en Bluetooth et 50 heures en mode basse latence, avec une charge rapide permettant 9 heures d'écoute en 5 minutes
  • Signature sonore marquée par le producteur KSHMR, idéale pour l'électro mais moins adaptée aux autres genres musicaux
  • Prix de 189,99 €, positionnant le produit dans une gamme supérieure aux références filaires comme l'Audio-Technica ATH-M50x

Lancé en juin 2026, le OneOdio Studio Max 2 s'inscrit dans une tendance forte du marché : la demande croissante des professionnels pour des solutions sans fil performantes. Comme le souligne Frandroid, ce modèle mise sur une connectivité polyvalente, intégrant le Bluetooth 6.0 avec les codecs SBC, AAC et LDAC, ainsi qu'un mode filaire via des prises jack 3,5 mm et 6,35 mm situées sur chaque oreillette. Cette diversité permet une adaptation à différents environnements de travail, qu'il s'agisse d'un studio ou d'une scène.

L'emballage du casque, conçu avec une double boîte et un fourreau extérieur, est volontairement clinquant, bien que certains observateurs aient relevé un certain excès de mise en scène lors du déballage. À l'intérieur, le kit comprend non seulement le casque replié dans une housse rigide en polymère thermoplastique, mais aussi le transmetteur M2, un câble USB-C de recharge, un câble jack 3,5 mm avec adaptateur 6,35 mm vissable, et un câble spiralé de trois mètres pour les branchements directs sur table de mixage. La marque a également prévu une prise jack de chaque côté des oreillettes, permettant le chaînage de plusieurs casques, une fonctionnalité utile pour les cours de DJing. En revanche, la housse rigide, jugée surdimensionnée, pose problème pour un usage nomade, occupant autant d'espace qu'un dictionnaire dans un sac à dos.

Un design imposant et une construction inégale

Le Studio Max 2 assume pleinement son esthétique de casque de DJ : grand, noir, doté d'oreillettes circum-aurales fermées pivotant à 180°, il est conçu pour une utilisation professionnelle intensive. Les coussinets en similicuir à mémoire de forme, généreux et enveloppants, offrent un confort immédiat, mais la mousse de l'arceau, trop fine, devient inconfortable lors de sessions prolongées, provoquant une pression au sommet du crâne. La construction, entièrement en plastique mat, laisse apparaître des lignes de moulage sur les coques et l'arceau, un détail difficile à justifier pour un produit dont le prix frôle les 190 €, même si une armature métallique renforce la durabilité. Les oreillettes, agrémentées d'un sillon circulaire évoquant les disques vinyles, apportent une touche visuelle originale.

Les commandes, regroupées sur l'oreillette droite, incluent un bouton texturé pour l'allumage, des boutons de volume, un sélecteur de mode (Bluetooth ou ULL pour Ultra Low Latency), et une prise USB-C pour la recharge. L'ergonomie est globalement bien pensée, avec un bouton d'allumage facile à localiser à tâtons. Cependant, le sélecteur de mode, bien que fonctionnel, manque de fermeté dans son clic. L'isolation passive est cohérente pour un circum-aural fermé, mais le casque laisse filtrer certains bruits ambiants, comme les pas ou les conversations, en raison d'un choix d'optimisation du confort au détriment d'une isolation acoustique optimale. Aucune fonction de réduction de bruit active n'est présente.

Une latence révolutionnaire et une connectivité sans faille

L'argument principal du Studio Max 2 réside dans sa capacité à offrir une latence de 9 ms en mode ULL, une performance validée par Frandroid lors de tests sur différentes configurations : retour de monitoring sur une interface audio, lecture sur DAW, et jeu vidéo. Cette latence, quasi imperceptible, change radicalement l'expérience pour les DJ et producteurs, leur permettant de travailler sans les contraintes du filaire. En comparaison, le mode Bluetooth introduit un retard de plusieurs dizaines de millisecondes, même avec des composants haut de gamme. Le transmetteur M2, exploitant la bande des 2,4 GHz, permet également d'augmenter le débit de 160 à 400 kbps, améliorant la fidélité du rendu en basse latence. Des micro-coupures ont toutefois été observées lors de sessions prolongées à plus de six ou sept mètres de la source ou en présence d'un trafic Wi-Fi dense, notamment dans un environnement urbain saturé de réseaux.

La connectivité du casque est l'une des plus polyvalentes du marché. En plus du mode ULL et du Bluetooth 6.0, le Studio Max 2 propose une connexion filaire via les prises 3,5 mm et 6,35 mm. Le passage d'un mode à l'autre s'effectue via un sélecteur physique sur l'oreillette droite. L'application OneOdio, disponible sur Android et iOS, offre des fonctionnalités avancées : égaliseur à dix bandes, trois présélections (Musique, Bass Boost, Monitoring), réglage de balance stéréo, limiteur de volume, fonction « Retrouver mon casque », rappel de port prolongé, et mise en mode hors tension automatique. Cependant, l'activation du codec LDAC impose de choisir entre le double appairage Bluetooth et la haute résolution. Les annonces vocales de l'application ne sont disponibles qu'en chinois ou en anglais.

Une signature sonore marquée, idéale pour l'électro mais pas universelle

La signature sonore du Studio Max 2 est directement influencée par le producteur KSHMR, connu pour son style en V marqué sur les aigus, taillé pour les textures électroniques de la dance music à haute énergie. Dans ce registre, le rendu est impressionnant : les synthétiseurs s'envolent avec une clarté chirurgicale, les charlestons claquent avec une précision remarquable, et les empilements de fréquences d'un build EDM gagnent en lisibilité. Frandroid souligne que cette signature sonore, adaptée aux genres comme l'EDM, l'électro ou la techno, permet aux DJ et producteurs de travailler avec une précision rare en sans fil. Cependant, dès que l'on sort de ce cadre musical, les limites du casque apparaissent. Sur des morceaux de Massive Attack, la voix recule derrière une nappe de bas-médiums brouillonne, tandis que sur du jazz acoustique, le piano perd en rondeur et la contrebasse en corps. Sur certains titres de métal symphonique, les cymbales submergent le reste du mix, transformant une production soignée en un mur d'aigus difficilement supportable.

En mode filaire, le Studio Max 2 offre un rendu nettement plus équilibré : les graves gagnent en définition, les médiums se stabilisent, et l'ensemble recouvre une cohérence que l'on peut envisager pour un monitoring de maquette. Les transducteurs de 45 mm révèlent alors leur vrai potentiel, bien que ce mode contredise l'objectif premier du casque, conçu pour le sans fil. Frandroid note également un volume minimum anormalement élevé, même au réglage le plus bas, ce qui peut s'avérer utile dans des environnements bruyants comme les clubs. La courbe de réponse en fréquences confirme cette signature sonore : le sub-bass manque d'énergie en dessous de 60 Hz, une bosse entre 80 et 100 Hz apporte un impact artificiel dans le bas-grave, et une montée prononcée dans les hauts-médiums et au-delà de 5 kHz confère au casque son caractère tranchant, parfois agressif. Cette courbe, typique de la signature KSHMR, fatigue l'oreille plus rapidement qu'un casque au rendu neutre en longue session de mixage.

Des performances en communication limitées, mais une autonomie exceptionnelle

Bien que présenté comme un casque « studio », le Studio Max 2 intègre deux microphones avec réduction de bruit environnemental (ENC), permettant une utilisation en kit mains-libres. Dans un environnement calme, comme un bureau, l'expérience est honnête : les interlocuteurs entendent clairement, sans effet de « fond de tunnel » ni hachage. En revanche, dès que l'on se trouve en extérieur, la captation montre ses limites. La voix reste intelligible, mais le traitement rabote les nuances et laisse filtrer une partie du trafic, donnant à la parole un grain légèrement compressé. Frandroid précise que ce mode de communication n'est pas adapté aux visioconférences professionnelles en mobilité, mais peut dépanner pour des appels rapides entre deux morceaux.

Côté autonomie, le Studio Max 2 tient ses promesses. OneOdio annonce 120 heures en Bluetooth et 50 heures en mode basse latence, des chiffres qui ont été confirmés lors du test. Plusieurs jours d'utilisation consécutifs ont été possibles sans recharge, et le casque ne nécessite qu'environ 2h30 pour une charge complète. Le transmetteur M2, quant à lui, se recharge en 2 heures. La charge rapide est particulièrement appréciable, offrant 9 heures d'écoute après seulement 5 minutes de charge. Une fonctionnalité pratique pour les professionnels toujours en déplacement.

Et maintenant ?

Avec un prix de 189,99 €, le OneOdio Studio Max 2 se positionne dans une gamme tarifaire élevée, où il concurrence directement des références filaires comme l'Audio-Technica ATH-M50x ou le RØDE NTH-100, réputés pour leur neutralité et leur finition supérieure. Cependant, aucun casque à ce prix ne propose une solution sans fil aussi performante en termes de latence. Pour les DJ et producteurs spécialisés dans l'électro, ce modèle pourrait s'imposer comme un outil incontournable. Pour les autres, son usage nécessitera des compromis importants sur la signature sonore. Frandroid indique que OneOdio pourrait continuer à peaufiner ses prochains modèles, notamment sur le confort et l'isolation acoustique, deux points perfectibles sur cette version.

Disponible depuis juin 2026, le Studio Max 2 marque une étape importante dans l'évolution des casques sans fil professionnels. Son succès dépendra de sa capacité à séduire les utilisateurs cibles, tout en répondant aux attentes des audiophiles exigeants. Une chose est sûre : avec sa latence record et son autonomie exceptionnelle, il redéfinit les standards de ce que peut offrir un casque sans fil dans cette catégorie.

Le principal avantage du Studio Max 2 réside dans sa latence ultra-faible de 9 ms en mode ULL, grâce à son transmetteur USB 2,4 GHz. Cette performance, quasi imperceptible pour l'oreille, permet aux DJ et producteurs de travailler sans les contraintes du filaire tout en conservant une précision proche du mode filaire, un niveau de performance rare sur le marché des casques sans fil professionnels.

Non. La signature sonore du Studio Max 2, marquée par une montée prononcée dans les aigus et une bosse dans le bas-grave, est spécialement conçue pour les genres électroniques comme l'EDM, l'électro ou la techno. Pour d'autres styles musicaux, comme le jazz, le classique ou le métal symphonique, le rendu peut apparaître déséquilibré, avec des voix ou des instruments masqués par une présence excessive des aigus.