Un consortium de 140 entreprises technologiques et financières, mené par le groupe Fireblocks et la plateforme Anchorage Digital, a annoncé hier le lancement d’un nouveau stablecoin baptisé Open USD. Selon Journal du Coin, cette initiative vise à concurrencer directement les acteurs dominants du marché, à savoir USDC de Circle et USDT de Tether, en misant sur une approche ouverte et collaborative.

Ce qu'il faut retenir

  • 140 entreprises, dont des géants comme PayPal, Shopify et Nvidia, soutiennent le projet Open USD.
  • Ce stablecoin s’appuie sur la technologie USD Coin (USDC) tout en intégrant des fonctionnalités open source pour plus de transparence.
  • Les promoteurs promettent des frais de transaction réduits et une interopérabilité accrue avec les blockchains publiques.
  • L’objectif est de capter une part du marché des stablecoins, estimé à 150 milliards de dollars en 2026.
  • Les premières mises en circulation sont prévues pour le trimestre 4 2026.
  • Les régulateurs américains, dont la SEC, ont déjà été consultés dans le cadre du projet.

Un projet né de l’initiative « Open Payments Alliance »

Le stablecoin Open USD s’inscrit dans le cadre d’une alliance plus large baptisée Open Payments Alliance, un regroupement d’entreprises souhaitant développer des infrastructures financières ouvertes et décentralisées. Selon les dirigeants du projet, cette alliance compte parmi ses membres des acteurs majeurs comme Visa, Mastercard et Fidelity Investments. L’objectif affiché est de créer un écosystème où les transactions en stablecoins seraient aussi fluides que les virements bancaires traditionnels, mais avec des coûts réduits et une sécurité renforcée. « Nous voulons offrir une alternative crédible aux stablecoins existants, en combinant la robustesse de l’USDC avec l’agilité d’une gouvernance ouverte », a déclaré Stephen Richards, cofondateur de Fireblocks, dans un communiqué.

Une technologie open source pour garantir la transparence

Contrairement à d’autres stablecoins, Open USD sera entièrement open source, ce qui signifie que son code sera accessible au public pour audit. Cette approche vise à répondre aux critiques récurrentes adressées aux stablecoins privés, souvent accusés de manque de transparence sur leurs réserves. « Les utilisateurs pourront vérifier eux-mêmes que chaque jeton Open USD est adossé à un dollar réel, et ce à tout moment », a précisé Diogo Monica, cofondateur d’Anchorage Digital. Le projet s’appuie sur la blockchain Ethereum pour ses transactions, mais des compatibilités avec Solana et Polygon sont également prévues d’ici la fin de l’année.

Un marché des stablecoins en pleine expansion

Avec une capitalisation totale dépassant les 150 milliards de dollars en 2026, le marché des stablecoins représente aujourd’hui un pilier de l’écosystème crypto. Les deux principaux acteurs, USDT (Tether) et USDC (Circle), dominent respectivement 50 % et 30 % de ce marché. Pourtant, ces acteurs sont régulièrement critiqués pour leur manque de transparence et leurs liens avec des juridictions opaques. Open USD mise sur une approche collaborative pour séduire les régulateurs et les utilisateurs : « Nous avons travaillé main dans la main avec les autorités pour nous assurer que notre projet respecte les normes les plus strictes », a ajouté Monica. Les premiers échanges en Open USD devraient commencer d’ici le 15 octobre 2026, avec une phase de test ouverte aux partenaires du consortium.

Et maintenant ?

Si le lancement d’Open USD est prévu pour la fin de l’année, son succès dépendra largement de l’adoption par les entreprises et les particuliers. Les observateurs s’interrogent sur la capacité du consortium à convaincre les utilisateurs de migrer depuis des stablecoins établis comme l’USDC ou l’USDT. Une adoption massive pourrait également pousser les régulateurs à clarifier leur position sur les stablecoins, notamment en Europe avec la réglementation MiCA, entrée en vigueur en juin 2024. Reste à voir si Open USD parviendra à s’imposer comme une alternative crédible, ou si les acteurs historiques maintiendront leur domination.

Pour les investisseurs et les entreprises, cette initiative pourrait aussi servir de catalyseur pour l’adoption massive des cryptomonnaies dans les paiements du quotidien. À suivre, donc, dans les mois à venir.

Open USD se distingue par son approche open source, garantissant une transparence totale sur les réserves en dollars. Contrairement à l’USDC ou à l’USDT, dont les audits sont parfois contestés, le code d’Open USD sera public et vérifiable par tous. De plus, le consortium mise sur des frais de transaction réduits et une interopérabilité accrue avec plusieurs blockchains.

Parmi les 140 entreprises du consortium, on retrouve des noms comme PayPal, Shopify, Nvidia, Visa, Mastercard et Fidelity Investments. Ces acteurs joueront un rôle clé dans la promotion et l’intégration du stablecoin dans leurs services respectifs.