En Ouganda, le nouveau Parlement a tenu sa première séance ce lundi 25 mai 2026, cinq mois après les scrutins présidentiel et législatif. Lors de cette session inaugurale, les députés ont élu Jacob Oboth-Oboth, actuel ministre de la Défense, au poste de président de l’Assemblée nationale. Ce scrutin s’est déroulé dans un contexte marqué par l’éviction de l’ancienne présidente, accusée de corruption, selon RFI.

Ce qu'il faut retenir

  • Première séance du nouveau Parlement ougandais le 25 mai 2026, cinq mois après les élections.
  • Jacob Oboth-Oboth, ministre de la Défense, élu président de l’Assemblée nationale.
  • Éviction de l’ancienne présidente du Parlement pour des accusations de corruption.
  • Contexte politique tendu à Kampala après le renouvellement des institutions.

Un scrutin sous haute tension politique

La première réunion des nouveaux députés ougandais a donc donné lieu à l’élection du président de l’Assemblée nationale, un poste clé dans l’équilibre des pouvoirs du pays. Jacob Oboth-Oboth, qui occupait déjà les fonctions de ministre de la Défense, a été choisi pour diriger cette institution. Son élection intervient dans un climat politique particulièrement chargé, cinq mois après la tenue des élections présidentielle et législatives du mois de décembre 2025.

Cette transition institutionnelle s’accompagne d’une rupture symbolique : l’ancienne présidente de l’Assemblée, dont le nom n’a pas été communiqué par RFI, a été écartée de ses fonctions en raison d’accusations de corruption. Ces allégations ont pesé sur le processus de renouvellement des instances dirigeantes, soulignant les enjeux de transparence au sein des institutions ougandaises.

Un contexte électoral récent et un pouvoir présidentiel renforcé

Les élections de décembre 2025 ont reconduit le président Yoweri Museveni à la tête de l’État pour un nouveau mandat, marquant la sixième réélection de sa carrière politique. Ces scrutins, suivis de près par la communauté internationale en raison de soupçons de fraude et de restrictions de l’espace démocratique, ont abouti à un renouvellement partiel des députés. L’arrivée de nouveaux élus a donc nécessité l’élection rapide d’un président pour l’Assemblée nationale, une étape clé pour le fonctionnement des institutions.

L’éviction de l’ancienne présidente du Parlement, liée à des questions de probité, illustre les tensions persistantes autour de la gestion des finances publiques en Ouganda. Ces accusations, bien que non détaillées par RFI, s’inscrivent dans un débat plus large sur la lutte contre la corruption, un thème régulièrement évoqué par les observateurs internationaux.

Quelles conséquences pour l’Assemblée nationale ?

L’élection de Jacob Oboth-Oboth, issu du parti présidentiel, confirme la mainmise du pouvoir exécutif sur les institutions législatives. Son profil de ministre de la Défense, un poste stratégique, renforce également l’influence du président Museveni au sein de l’Assemblée. Cette continuité politique pourrait avoir des répercussions sur l’agenda législatif des prochains mois, notamment sur les réformes économiques et sécuritaires.

— L’ancienne présidente évincée, dont l’identité exacte n’a pas été précisée, occupait ce poste depuis plusieurs années. Son départ marque une rupture avec la précédente législature, mais aussi avec une période où les critiques envers la gestion des fonds publics s’étaient multipliées.

Et maintenant ?

Les prochaines semaines pourraient voir se dessiner les priorités législatives de cette nouvelle Assemblée, avec notamment l’examen des budgets sectoriels et des projets de loi liés à la sécurité. La lutte contre la corruption, évoquée lors de l’éviction de l’ancienne présidente, pourrait également figurer parmi les sujets de débat. Reste à voir si cette nouvelle configuration institutionnelle permettra d’apaiser les tensions politiques ou, au contraire, les amplifiera.

Le président Jacob Oboth-Oboth devra désormais composer avec une Assemblée où certains députés, issus de l’opposition, pourraient contester certaines orientations du pouvoir en place. La crédibilité de cette nouvelle législature dépendra en grande partie de la transparence des travaux parlementaires et de la capacité des élus à répondre aux attentes des citoyens.

Jacob Oboth-Oboth devra d’abord organiser les travaux de l’Assemblée, notamment la nomination des vice-présidents et des commissions permanentes. Il pourrait également présenter un programme de travail pour les six prochains mois, en coordination avec le pouvoir exécutif.