L’état de santé de Kizza Besigye, figure de l’opposition ougandaise, suscite une vive inquiétude depuis son hospitalisation en urgence ce mercredi 29 juillet. Selon RFI, l’ancien médecin personnel du président Yoweri Museveni, devenu son principal rival politique, a été admis en soins intensifs après s’être effondré en pleine audience au tribunal de Kampala. Ses proches évoquent un état de conscience très altéré, le décrivant comme « inconscient et même insensible à des stimuli douloureux ».
Ce qu'il faut retenir
- Kizza Besigye a été hospitalisé en soins intensifs à Kampala après un malaise survenu lors d’une audience au tribunal, le 29 juillet 2026.
- L’opposant, ancien médecin de Yoweri Museveni, est actuellement jugé dans la capitale ougandaise après avoir été ramené de force d’un déplacement au Kenya en 2024.
- Ses proches rapportent qu’il est « inconscient et insensible » à la douleur, selon les informations de RFI.
- Son état de santé a nécessité une prise en charge médicale immédiate dans un hôpital de Kampala.
Un opposant historique face à la justice ougandaise
Kizza Besigye, médecin de formation et opposant emblématique à Yoweri Museveni depuis des décennies, est aujourd’hui au cœur d’un procès qui s’annonce politique. Son arrestation en 2024 au Kenya, suivie de son rapatriement forcé en Ouganda, avait déjà suscité de vives critiques internationales. Installé à Kampala, il comparaît désormais devant la justice locale, où son état de santé s’est brusquement dégradé lors d’une audience publique. L’hospitalisation d’urgence illustre la tension persistante entre le pouvoir en place et ses détracteurs, malgré les années de lutte politique.
Un malaise aux conséquences immédiates
Le malaise survenu en pleine audience a contraint les autorités judiciaires à interrompre la procédure. Transporté d’urgence vers un établissement hospitalier de Kampala, Besigye a été placé sous surveillance médicale intensive. D’après les témoignages de sa famille, relayés par RFI, son état serait particulièrement préoccupant : «
Il est inconscient et ne réagit même pas à des stimuli douloureux.» Ces déclarations, non confirmées officiellement, soulèvent des questions sur les conditions de sa détention et les soins qui lui sont prodigués.
La rapidité de son transfert en soins intensifs reflète l’urgence de la situation, mais elle alimente aussi les craintes d’un possible acharnement judiciaire. En Ouganda, les figures de l’opposition sont régulièrement confrontées à des pressions judiciaires, parfois qualifiées d’arbitraires par les organisations de défense des droits humains.
La communauté internationale, déjà attentive au sort des opposants en Ouganda, pourrait réagir si l’état de Besigye continue de se dégrader. Une crise de santé publique dans les murs d’un tribunal ne manquera pas d’attirer l’attention des organisations comme Amnesty International ou Human Rights Watch, qui dénoncent régulièrement les méthodes du régime de Museveni.
Kizza Besigye, ancien allié devenu opposant, est jugé pour des accusations liées à ses activités politiques, notamment après son retour forcé d’un déplacement au Kenya en 2024. Le gouvernement ougandais l’accuse d’avoir perturbé l’ordre public et remis en cause la stabilité du pays, des charges qu’il rejette.
Aucune date n’a été communiquée pour la reprise de son procès, qui dépendra de son état de santé. Une audience pourrait être reportée sine die si sa condition ne permet pas une participation aux débats. Les avocats de la défense et les observateurs attendent une communication officielle des autorités judiciaires dans les prochains jours.