Un accident de la route particulièrement meurtrier a frappé le sud-ouest du Pakistan ce mardi 7 juillet 2026. Selon Le Figaro, un bus reliant Quetta à Peshawar a chuté dans un ravin de la région montagneuse de Dana Sar, dans le district de Zhob, province du Baloutchistan. Les autorités locales ont confirmé un bilan provisoire de 40 morts et 11 blessés, dont trois dans un état critique. Cet événement tragique survient dans un contexte où les accidents routiers restent fréquents dans le pays, souvent liés à des conditions de circulation précaires et à un manque de respect des normes de sécurité.
Ce qu'il faut retenir
- Un bus reliant Quetta à Peshawar a fait une chute de 21 à 24 mètres dans un ravin de la région de Dana Sar, district de Zhob (Baloutchistan), selon Le Figaro.
- Le bilan provisoire fait état de 40 morts et 11 blessés, dont trois dans un état critique.
- L'accident s'est produit dans une zone montagneuse accidentée, compliquant les opérations de secours.
- Les équipes de secours des provinces du Baloutchistan et du Khyber Pakhtunkhwa sont intervenues sur place.
- Les causes probables de l'accident incluent des excès de vitesse, une application approximative du code de la route et des normes de sécurité insuffisantes.
Un accident aux conséquences dramatiques
L'accident s'est produit dans la matinée du 7 juillet 2026, lorsque le bus, en route entre Quetta et Peshawar, a quitté la chaussée et plongé dans un ravin de 21 à 24 mètres de profondeur. « Un bus reliant Quetta à Peshawar a fait une chute dans un profond ravin dans la région montagneuse de Dana Sar (...) On dénombre 40 morts et 11 blessés », a déclaré Sanaullah Sherani, responsable du centre des urgences du district de Zhob. Ce bilan a été confirmé par les autorités provinciales du Baloutchistan, selon Le Figaro.
Parmi les victimes, trois personnes ont été grièvement blessées, tandis que les autres décès ont été enregistrés sur place. La violence de l'impact et la hauteur de la chute expliquent en grande partie la gravité des conséquences. Les équipes de secours, confrontées à un terrain difficile et escarpé, ont dû déployer des moyens importants pour localiser et extraire les victimes, retardant ainsi les opérations de sauvetage.
Des conditions d'intervention particulièrement difficiles
« L’accident s’est produit dans une région montagneuse accidentée, donc les équipes de secours ont rencontré d’importantes difficultés lors de la phase initiale de l’opération », a souligné Sanaullah Sherani. Les secours des provinces voisines du Baloutchistan (sud-ouest) et du Khyber Pakhtunkhwa (nord-ouest) se sont relayés sur les lieux pour tenter de stabiliser la situation et évacuer les victimes. Shahid Rind, porte-parole du ministre de la province du Baloutchistan, a précisé que les opérations se poursuivaient malgré les contraintes logistiques.
La topographie accidentée de la zone a non seulement compliqué l'accès aux secours, mais a aussi retardé l'arrivée des premiers soins pour les survivants. Les moyens aériens, comme les hélicoptères, n'ont pas pu être mobilisés immédiatement en raison des conditions météo et du relief, limitant ainsi les options disponibles pour une intervention rapide.
Un contexte routier toujours aussi préoccupant au Pakistan
Les accidents de la route sont malheureusement fréquents au Pakistan, souvent attribués à une combinaison de facteurs : excès de vitesse, conduite sous influence, mauvais état des routes, mais surtout un manque de respect des règles de sécurité et des normes de construction des véhicules. Les routes pakistanaises, notamment dans les zones montagneuses comme celle du Baloutchistan, sont régulièrement le théâtre d'incidents graves en raison de leur sinuosité et de leur entretien parfois défaillant.
Selon les observateurs, ce drame rappelle la vulnérabilité persistante des usagers de la route dans le pays. Malgré les campagnes de sensibilisation et les efforts des autorités locales, les mauvaises habitudes au volant, comme le non-port de la ceinture de sécurité ou l'utilisation du téléphone au volant, restent monnaie courante. Les statistiques officielles pakistanaises recensent des milliers de morts chaque année sur les routes, faisant de la sécurité routière un enjeu majeur pour les autorités.
Les familles des victimes, quant à elles, devront faire face à l'épreuve du deuil dans un pays où les recours juridiques en cas d'accident sont souvent longs et complexes. La prise en charge des blessés, dont certains pourraient garder des séquelles permanentes, reste également une priorité immédiate pour les services sociaux locaux.
D'après les premières déclarations de Sanaullah Sherani, l'accident pourrait être lié à une sortie de route dans une zone montagneuse difficile. Les autorités évoquent également des causes récurrentes comme l'excès de vitesse, le non-respect du code de la route et des conditions routières parfois dangereuses, sans écarter pour l'instant une éventuelle défaillance mécanique ou humaine.