Un demi-siècle après avoir coupé les ponts avec sa famille, Panayotis Pascot a choisi de rompre ce silence avec un geste inattendu. Selon Franceinfo - Culture, l’artiste et ancien résistant vient de publier un livre intitulé Maman, papa… désolé, dans lequel il présente ses excuses à ses parents, décédés depuis longtemps. Cette initiative, à la fois intime et publique, intervient alors que Pascot s’apprête à fêter ses 90 ans, une occasion pour lui de revenir sur un passé douloureux et de tenter une forme de réconciliation posthume.
Ce qu'il faut retenir
- Panayotis Pascot, artiste et résistant de 90 ans, publie un livre d’excuses à ses parents décédés.
- L’ouvrage, intitulé Maman, papa… désolé, marque 70 ans de silence familial.
- Dans ce texte, Pascot explique les raisons de sa rupture avec sa famille, liée à des tensions politiques et personnelles.
- L’artiste, figure connue pour son engagement pendant la Seconde Guerre mondiale, aborde aussi son parcours dans ce livre.
- Le livre est disponible en librairie depuis le 2 juin 2026.
Un geste tardif mais symbolique
Dans Maman, papa… désolé, Panayotis Pascot revient sur les raisons qui l’ont conduit à s’éloigner de sa famille. Selon ses propres mots, la rupture aurait été provoquée par des désaccords profonds, notamment politiques. « J’ai voulu tourner la page, mais le poids des mots non dits m’a toujours accompagné », explique-t-il dans un passage du livre rapporté par Franceinfo - Culture. L’ouvrage, écrit à la première personne, mêle récit autobiographique et réflexions sur la famille, la guerre et le temps qui passe.
Pour Pascot, ce livre représente bien plus qu’un simple exercice littéraire. Il s’agit d’un acte de réparation, même tardif. L’artiste, qui a vécu une partie de sa vie entre la France et la Grèce, y évoque aussi son rôle pendant la Seconde Guerre mondiale, où il a rejoint la Résistance. Ces éléments biographiques ajoutent une dimension historique à son parcours personnel, souvent marqué par des choix radicaux.
Un parcours entre ombre et lumière
Panayotis Pascot n’est pas un inconnu dans le paysage culturel français. Né en 1936 en Grèce, il a émigré en France dans les années 1950, où il a développé une carrière artistique, notamment dans le domaine de la peinture et de la sculpture. Ses œuvres, souvent engagées, reflètent son engagement politique et son expérience de la guerre. Pourtant, malgré cette notoriété relative, une partie de sa vie est restée dans l’ombre : sa relation avec sa famille d’origine.
Dans son livre, il révèle que ses parents, restés en Grèce, n’ont jamais compris ses choix de vie. Les tensions, alimentées par des divergences idéologiques, ont conduit à une rupture définitive dans les années 1950. Aujourd’hui, Pascot assume pleinement ce passé, tout en cherchant à le dépasser. « Je ne cherche pas le pardon, mais l’apaisement », précise-t-il. Ce geste, bien que tardif, pourrait permettre à sa famille — et à lui-même — de trouver une forme de sérénité.
Une œuvre qui questionne la réconciliation
Au-delà de l’histoire personnelle de Pascot, ce livre pose une question plus large : celle de la réconciliation avec son passé. Dans un contexte où de nombreuses familles portent encore les stigmates de conflits politiques ou historiques, l’initiative de Pascot pourrait inspirer d’autres parcours similaires. L’artiste, lui, semble avoir trouvé une forme de paix intérieure. « Écrire ces mots a été libérateur », confie-t-il en conclusion de son ouvrage.
La réception de l’ouvrage par le public et les médias reste à suivre. Pour l’instant, les librairies affichent complet pour les séances de dédicaces organisées en région parisienne. Une chose est sûre : Panayotis Pascot a réussi à capter l’attention, non seulement pour son parcours exceptionnel, mais aussi pour ce geste poignant de remords et de vulnérabilité.
Le livre Maman, papa… désolé est un récit autobiographique dans lequel Panayotis Pascot revient sur les raisons de sa rupture avec sa famille, son engagement pendant la Seconde Guerre mondiale et les non-dits qui ont marqué son existence. L’ouvrage mêle des éléments historiques, personnels et une réflexion sur la réconciliation tardive avec ses parents, décédés depuis plusieurs décennies.