Le pape Léon XIV a marqué le début de la Semaine sainte, jeudi 2 avril 2026, par deux célébrations majeures à Rome, selon Euronews FR. Ces rituels, la messe chrismale en matinée et la cérémonie du lavement des pieds en soirée, ont été l’occasion pour le pontife de délivrer un message sur les dérives du pouvoir et l’importance du service, dans un contexte international marqué par l’instabilité.

Ce qu'il faut retenir

  • Messe chrismale célébrée par le pape Léon XIV en la basilique Saint-Pierre, devant cardinaux, évêques et prêtres.
  • Bénédiction des huiles saintes utilisées pour les sacrements à Rome, avec un appel contre les abus de pouvoir.
  • Cérémonie du lavement des pieds à l’archibasilique Saint-Jean-de-Latran, avec douze prêtres participants.
  • Message du pape sur un « moment sombre de l’histoire » en raison des conflits au Moyen-Orient et de l’instabilité mondiale.
  • Ouverture du Triduum pascal, marquant le début des célébrations de Pâques au Vatican et à Rome.

Un appel contre les abus de pouvoir au cœur de la messe chrismale

Jeudi matin, le pape Léon XIV a présidé la messe chrismale dans la basilique Saint-Pierre, un rituel annuel au cours duquel sont bénites les huiles saintes utilisées pour les baptêmes, les confirmations et l’onction des malades. Selon Euronews FR, l’événement a rassemblé cardinaux, évêques et centaines de prêtres venus de toute la région romaine. Dans son homélie, le souverain pontife a vivement critiqué les abus de pouvoir, qu’ils soient d’ordre religieux ou politique, insistant sur le fait qu’« aucun bien ne pouvait naître des abus de pouvoir ».

Ce discours s’inscrit dans une volonté de réaffirmer les valeurs de service et d’humilité au sein de l’Église, alors que les fidèles se préparent à célébrer Pâques dans un contexte géopolitique tendu. Le pape a décrit la situation actuelle comme « une heure sombre de l’histoire », évoquant notamment les conflits persistants au Moyen-Orient et les tensions mondiales.

L’humilité en acte : le lavement des pieds aux douze prêtres

L’après-midi du même jour, le pape Léon XIV s’est rendu à l’archibasilique Saint-Jean-de-Latran pour présider la traditionnelle messe de la Cène du Seigneur, commémorant le dernier repas du Christ avec ses apôtres. Comme le rapporte Euronews FR, cette cérémonie a été marquée par le lavement et le baiser des pieds de douze prêtres, symbolisant l’humilité et le service du prochain.

Ce geste, profondément ancré dans la tradition chrétienne, prend une résonance particulière cette année. Il illustre le message central de Léon XIV : celui d’une Église appelée à servir plutôt qu’à dominer, dans un monde où les rapports de force semblent s’accentuer. La journée du 2 avril 2026 a ainsi offert un premier aperçu des priorités pastorales du nouveau pontificat, alors que les fidèles se préparent à vivre les célébrations pascales les plus suivies du calendrier liturgique.

Le Triduum pascal s’ouvre sous haute surveillance

La messe chrismale ouvre officiellement le Triduum pascal, une période de trois jours qui précède Pâques et qui inclut le Vendredi saint, marqué par la commémoration de la Passion du Christ. Selon Eurnews FR, cette séquence liturgique débutera par les offices du Vendredi saint au Colisée de Rome, suivis de la veillée pascale dans la nuit du Samedi saint au dimanche de Pâques, en la basilique Saint-Pierre.

Ces cérémonies, parmi les plus emblématiques du christianisme, attirent chaque année des milliers de fidèles et sont retransmises dans le monde entier. Leur organisation, en pleine période d’instabilité mondiale, soulève des questions logistiques et sécuritaires, bien que le Vatican n’ait pas communiqué de mesures particulières à ce stade.

Et maintenant ?

Les prochaines étapes du Triduum pascal seront suivies avec attention, notamment les célébrations du Vendredi saint au Colisée, qui devraient rassembler un public nombreux malgré les tensions géopolitiques. La veillée pascale de la basilique Saint-Pierre, prévue dans la nuit du 4 au 5 avril 2026, constituera l’apogée de ces rituels. Par ailleurs, les déclarations du pape Léon XIV pourraient être interprétées comme un signal politique, alors que l’Église catholique cherche à réaffirmer son rôle moral dans un monde en crise.

Le message livré lors de ces deux cérémonies — un appel à rejeter les abus de pouvoir et une démonstration d’humilité — pourrait ainsi servir de fil conducteur pour les semaines à venir, alors que l’Église s’apprête à célébrer la résurrection du Christ.

Lors de la messe chrismale, le pape bénit trois huiles saintes : l’huile des catéchumènes, utilisée lors des baptêmes, l’huile des malades, employée pour l’onction des malades, et le saint chrême, réservé aux confirmations, aux ordinations sacerdotales et à la consécration des églises. Ces huiles sont ensuite distribuées dans les paroisses de Rome et du diocèse de Rome pour être utilisées tout au long de l’année.

Le lavement des pieds, effectué par le pape lors de la messe de la Cène du Jeudi saint, s’inspire directement du récit de l’Évangile selon saint Jean. Lors du dernier repas de Jésus avec ses apôtres, celui-ci a lavé les pieds de ses disciples pour leur enseigner l’humilité et le service. En reproduisant ce geste avec douze prêtres, le pape symbolise son rôle de serviteur des serviteurs de Dieu et rappelle aux fidèles l’importance de l’amour du prochain.