Pour la quatrième fois depuis 1991, les groupes Dadoun et Bensidoun viennent d’être désignés pour gérer, à travers un nouveau contrat de délégation de service public, les marchés alimentaires de la capitale. Une décision qui officialise leur mainmise sur ces activités, malgré les réserves exprimées par une partie des élus de gauche et du centre.
Selon Le Monde - Politique, cette reconduction intervient dans un contexte où les deux entreprises, déjà solidement implantées, devraient conserver leurs positions pour une durée de trente-cinq ans supplémentaires. Une perspective qui suscite des interrogations parmi certains membres de l’assemblée parisienne.
Ce qu'il faut retenir
- Les groupes Dadoun et Bensidoun obtiennent un nouveau contrat de délégation de service public pour gérer les marchés alimentaires de Paris, pour une durée de trente-cinq ans.
- Cette reconduction marque la quatrième fois que les deux entreprises se voient attribuer ce type de contrat depuis 1991.
- Malgré l’opposition d’une partie des élus de gauche et du centre, la décision a été maintenue, révélant une forme de continuité dans la gestion de ces marchés.
Un contrat historique reconduit pour plus de trois décennies
Les marchés alimentaires parisiens, gérés jusqu’ici par les groupes Dadoun et Bensidoun, voient leur avenir tracé pour les décennies à venir. Le nouveau contrat, d’une durée exceptionnelle de trente-cinq ans, confirme la confiance des autorités municipales envers ces deux acteurs économiques, bien que certains élus critiquent cette longévité sans appel d’offres intermédiaire.
Comme le rapporte Le Monde - Politique, cette reconduction s’inscrit dans la continuité d’une gestion historique, puisque les deux entreprises sont aux commandes depuis 1991. Une période durant laquelle leur position n’a cessé de se renforcer, au point de devenir incontournable dans le paysage des approvisionnements alimentaires publics de la capitale.
Des réserves persistantes parmi les élus parisiens
Malgré l’évidence apparente de leur expertise, les groupes Dadoun et Bensidoun ne font pas l’unanimité parmi les élus parisiens. Une partie des représentants de gauche et du centre, au sein du conseil municipal, ont exprimé leur malaise face à cette reconduction automatique, estimant que le processus aurait mérité une remise en concurrence.
Parmi les critiques, on évoque notamment l’absence de transparence dans les modalités de sélection et le risque de concentration excessive du pouvoir économique entre les mains des deux mêmes acteurs. « Il est surprenant que, après trente-cinq ans, aucun nouvel entrant n’ait pu se positionner », a souligné un élu écologiste cité par Le Monde - Politique.
Un enjeu économique et politique majeur pour Paris
Les marchés alimentaires publics représentent un secteur stratégique pour la ville de Paris, tant sur le plan économique que logistique. Chaque année, des millions de repas sont servis dans les cantines scolaires, les hôpitaux ou les administrations, un marché estimé à plusieurs centaines de millions d’euros.
En confiant sa gestion aux groupes Dadoun et Bensidoun, la municipalité mise sur leur expérience et leur réseau pour assurer un approvisionnement stable et de qualité. Reste à savoir si cette continuité sera perçue comme un gage de sérieux par les Parisiennes et Parisiens, ou si elle alimentera les débats sur la concentration des marchés publics.
Reste à voir si cette décision, qui consacre une fois de plus la domination des groupes Dadoun et Bensidoun, ouvrira la voie à des réformes plus larges sur la gestion des marchés publics à Paris, ou si elle renforcera simplement la position de ces acteurs historiques.
Plusieurs élus parisiens, notamment de gauche et du centre, dénoncent l’absence de remise en concurrence après trente-cinq ans de gestion. Ils estiment que cette reconduction automatique limite la transparence et favorise une concentration excessive du pouvoir économique entre les mains des deux mêmes acteurs.