Un chômeur désespéré qui élimine un par un ses rivaux pour maximiser ses chances sur le marché de l'emploi... Ça vous dit quelque chose? C'est un peu le pitch d'Aucun autre choix, le dernier film percutant du réalisateur sud-coréen Park Chan-wook. Mais attention, ne confondez pas avec Le Couperet de Costa-Gavras, même si les deux ont des airs de famille.

Dans Aucun autre choix, on est plongé dans un tourbillon de tensions et de choix moraux, avec un anti-héros ambigu qui ne laisse personne indifférent. Park Chan-wook s'éloigne de la voix off omniprésente chez Costa-Gavras pour mieux nous immerger dans un univers où l'humour noir se mêle à la tragédie, où chaque scène est un tableau saisissant de la société contemporaine.

Une satire mordante, une esthétique flamboyante

Park Chan-wook prend le contre-pied du classicisme austère de son prédécesseur pour offrir un festival de ruptures de ton et d'humour noir. Les scènes d'assassinat se transforment en véritables moments de comédie noire, où la violence se mêle à l'absurde dans un cocktail détonant. L'esthétique du film est un véritable régal visuel, avec des clins d'œil subtils à la société de consommation et au culte de la réussite à tout prix.

Entre tragédie et farce, le talent de Park Chan-wook éclate

Le réalisateur sud-coréen nous embarque dans un véritable rollercoaster émotionnel, jonglant habilement entre les registres pour mieux nous surprendre. Chaque plan est pensé, chaque réplique ciselée, pour nous plonger au cœur d'une critique acerbe de notre société obnubilée par la réussite individuelle. Park Chan-wook signe ici un film coup de poing, qui ne laisse aucun spectateur indifférent.

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