Le chanteur et comédien Patrick Bruel, déjà mis en examen dans quatre affaires de violences sexuelles, fait face à trois nouvelles plaintes déposées ces derniers jours. Deux d’entre elles concernent des accusations de viol, la troisième porte sur une agression sexuelle. Ces faits se seraient déroulés entre 1992 et 2014, selon les informations communiquées par Franceinfo - Culture.
Ce qu'il faut retenir
- Trois nouvelles plaintes ont été déposées contre Patrick Bruel : deux pour viol et une pour agression sexuelle.
- Ces faits présumés se sont déroulés entre 1992 et 2014, selon les plaignantes.
- Parmi les victimes, une mineure de 15 ans au moment des faits, qui accuse l’artiste d’avoir profité d’une situation professionnelle pour commettre l’agression.
- Patrick Bruel, déjà mis en examen depuis le 10 juin 2026 dans quatre affaires, est désormais visé par sept procédures judiciaires au total.
- Son avocat assure que l’artiste « ne craint aucune investigation » et « appelle les enquêtes de ses vœux ».
- Me Myriam Guedj Benayoun, avocate de plusieurs plaignantes, évoque un « profil de crimes sériels » en raison de la répétition des faits et du mode opératoire similaire.
Des témoignages qui se recoupent sur près de vingt ans
Les trois nouvelles plaintes s’ajoutent à un dossier judiciaire déjà lourd pour Patrick Bruel. Les faits présumés remontent à une période allant de 1992 à 2014, et concernent des femmes issues de milieux différents, vivant en France, en Belgique ou en Suisse. Selon leurs témoignages, les circonstances des agressions présenteraient des similitudes troublantes, comme l’a souligné Me Myriam Guedj Benayoun, avocate de plusieurs plaignantes.
L’une des plaignantes, alors âgée de 15 ans, travaillait dans l’univers du jeu. C’est lors d’un tournoi international de poker, en 2014, que Patrick Bruel lui aurait proposé d’assister à une partie privée. « Ce n’était pas une partie mais un piège », a-t-elle déclaré. « J’ai commencé à dire que je voulais partir, c’est là qu’il a changé de ton. Il m’a empêché de partir et il m’a violée. » Ces propos ont été rapportés par Franceinfo - Culture.
Patrick Bruel maintient sa version des faits et rejette les accusations
Face à ces nouvelles plaintes, Patrick Bruel, par la voix de son avocate Me Fanny Colin, a réaffirmé sa position. « Il maintient, il a toujours dit, qu’il n’a jamais eu dans sa vie un comportement de contrainte ou de violence vis-à-vis d’une femme », a indiqué Me Colin. « Patrick Bruel, soyons très clairs, ne craint aucune investigation, et tout au contraire, les appelle de ses vœux. » L’artiste, placé sous contrôle judiciaire et laissé en liberté en attendant la suite de l’enquête, nie donc l’intégralité des faits qui lui sont reprochés.
Pour rappel, Patrick Bruel a été mis en examen le 10 juin 2026 dans quatre affaires distinctes impliquant des accusations de viols, de tentatives de viols et d’agressions sexuelles entre 2008 et 2019. Par ailleurs, il est également concerné par quatre autres procédures pour lesquelles il bénéficie du statut de témoin assisté. Au total, sept enquêtes sont donc en cours à son encontre.
Des éléments qui pourraient évoquer un « profil de crimes sériels »
L’avocate Me Myriam Guedj Benayoun, qui représente plusieurs plaignantes, a évoqué devant les médias un « profil particulier » susceptible de se dégager de ces affaires. « Quand on commence à avoir un certain nombre de plaignants sur les mêmes faits avec un mode opératoire qui se ressemble, on se dirige vers un profil d’une personne qui a commis des crimes sériels », a-t-elle expliqué. Cette analyse s’appuie sur la répétition des schémas décrits par les victimes, ainsi que sur la diversité des contextes dans lesquels les agressions présumées auraient eu lieu.
— Une analyse qui, si elle était confirmée par la justice, pourrait avoir des implications majeures sur la perception de ces affaires et sur leur traitement judiciaire.
La situation de l’artiste, déjà fragilisée par ces multiples procédures, pourrait encore évoluer dans les semaines à venir, à mesure que les enquêtes progresseront. Les prochaines décisions de justice, notamment en matière de mise en accusation ou de renvoi devant un tribunal, seront déterminantes pour la suite des événements.
Les prochaines étapes dépendront de l’avancement des enquêtes. Une audience de mise en accusation pourrait être organisée dans les prochains mois, en fonction des éléments recueillis. Les avocats des parties ont indiqué qu’ils répondraient aux accusations uniquement dans le cadre de la justice.
Oui. En cas de condamnation pour viol, les peines encourues peuvent aller jusqu’à vingt ans de prison. Pour une agression sexuelle, les sanctions peuvent atteindre cinq ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende. Ces peines sont modulables en fonction des circonstances et de la gravité des faits.