Le Premier ministre espagnol, Pedro Sánchez, a réuni des dirigeants du monde entier à Barcelone lors d'une convention de deux jours présentée comme le "CPAC progressiste", dans le but de se positionner à la tête d'un mouvement anti-Trump à l'étranger tout en faisant face à des ennuis judiciaires en Espagne. Cette réunion a pour objectif de contrer une "vague réactionnaire" mondiale alimentant discours de haine, sexisme, guerre et divisions, sans mentionner explicitement Donald Trump.
Ce qu'il faut retenir
- Pedro Sánchez rassemble des dirigeants du monde entier à Barcelone pour former une coalition anti-Trump
- La convention vise à contrer une montée de l'extrême droite mondiale
- Des personnalités politiques internationales critiquent la politique de Donald Trump et appellent à une réponse progressiste
Des personnalités politiques internationales réunies à Barcelone
Lors de cet événement, des personnalités telles que Cyril Ramaphosa, Gustavo Petro, Claudia Sheinbaum, Lars Klingbeil, David Lammy, Elly Schlein, Paul Magnette et Gabriel Zucman ont pris part aux discussions. Pedro Sánchez a mis en garde contre les discours de haine et les mensonges propulsés par l'extrême droite, soutenu par Luiz Inácio Lula da Silva qui a critiqué ceux qui mettent en péril la souveraineté au nom du patriotisme.
Une réponse progressiste aux défis mondiaux
Les intervenants ont abordé divers sujets allant des droits de douane à la guerre en Iran, appelant à une réponse progressiste face à cette vague réactionnaire. Tim Walz, gouverneur du Minnesota, a qualifié Trump de "va-t-en-guerre" sans plan réel, pointant du doigt une dérive autoritaire potentiellement fascisante.
Prochains défis pour Pedro Sánchez
Cette initiative de Pedro Sánchez intervient dans un contexte politique tendu en Espagne, marqué par des ennuis judiciaires et des critiques de la part de la Maison Blanche. Alors que Trump a menacé de mesures commerciales punitives, Sánchez doit faire face à des accusations de corruption visant son épouse. Malgré ces défis, ses partisans estiment que les accusations sont politiquement motivées et s'attendent à un acquittement.