Avec la Coupe du monde 2026 qui se profile, Philippe Diallo, président de la Fédération française de football (FFF) depuis 2023, aborde cette compétition sous un angle particulier. Ironie du sort, l’équipe de France, dont il est désormais le responsable, affronte dès la phase de poules le Sénégal, pays d’origine de son père. Une rencontre chargée d’émotion, comme il l’a évoqué dans un entretien accordé à RFI.
Ce qu'il faut retenir
- Philippe Diallo dirige la FFF depuis 2023, une première pour lui lors d’une Coupe du monde.
- Le tirage au sort place la France en phase de poules face au Sénégal, pays d’origine du père de Diallo.
- Il décrit un « regard plein d’affection » envers le Sénégal, tout en assumant ses responsabilités avec la France.
- La Coupe du monde 2026 se déroule au Canada, aux États-Unis et au Mexique, une première pour une compétition élargie à 48 équipes.
Pour Philippe Diallo, cette Coupe du monde représente un défi à la fois sportif et personnel. Depuis son élection à la tête de la FFF, il a multiplié les déclarations pour rappeler l’importance de la cohésion au sein de l’équipe de France. Pourtant, le tirage au sort lui impose une rencontre symbolique dès l’entame de la compétition. « Ce match face au Sénégal, c’est particulier, a-t-il expliqué à RFI. Mon père est sénégalais, donc c’est une rencontre qui a une saveur toute particulière pour moi. Mais aujourd’hui, je suis avant tout le président de la FFF, et mon devoir est de défendre les couleurs de la France. »
Côté sportif, la France part favorite dans ce groupe, même si le Sénégal, finaliste de la Coupe d’Afrique des nations 2021 et 2023, représente un adversaire redoutable. Les Bleus, vainqueurs du dernier Mondial en 2018, visent un nouveau titre. Diallo a rappelé que l’objectif reste inchangé : « On doit viser la victoire. Chaque match compte, et celui contre le Sénégal ne fera pas exception. » Selon lui, cette rencontre ne doit pas être abordée comme un duel entre deux familles, mais comme un affrontement sportif à part entière.
« J’ai un regard plein d’affection vis-à-vis du Sénégal, c’est certain. Mais sur le terrain, il n’y a plus de place pour les sentiments. Il faut gagner. »
— Philippe Diallo, président de la FFF
La pression est d’autant plus forte que les Bleus, tenus en échec par la Suisse lors de leur dernier match de préparation, cherchent à confirmer leur statut de favoris. Diallo a tenu à relativiser, soulignant que « l’équipe de France est solide et habituée à gérer les défis ». Pourtant, l’enjeu psychologique est réel, surtout face à une nation qu’il connaît intimement. « C’est un match qui va au-delà du football, a-t-il reconnu. Mais notre priorité, c’est la France. »
Sur le plan logistique, la préparation des Bleus a été marquée par des ajustements en raison de l’élargissement de la Coupe du monde à 48 équipes. Les Français évolueront dans un groupe de quatre nations, une première qui complexifie la tâche des favoris. Diallo a indiqué que « l’objectif reste le même : passer tous les tours et viser le titre ». Pour lui, cette compétition doit aussi être l’occasion de renforcer l’image du football français à l’international.
Pour l’heure, l’équipe de France reste concentrée sur sa préparation. Diallo a d’ailleurs précisé que « les joueurs savent ce qui les attend. Notre travail depuis trois ans porte ses fruits, et maintenant, c’est à eux de montrer de quoi ils sont capables ». Reste à savoir si cette rencontre face au Sénégal sera un catalyseur ou un poids supplémentaire pour les Bleus. Une chose est sûre : le football, lui, ne s’embarrasse pas des émotions.