Selon Ouest France, Pierre Gosselin, ancien président de la Fédération Française du Sport Automobile (FFSA), relance sa candidature pour la présidence de l’instance après avoir été révoqué fin mars 2026. Dans un contexte de crise majeure au sein du sport automobile français, il dévoile une liste offensive axée sur trois piliers : une gouvernance rénovée, une exigence accrue de transparence et une relance sportive ambitieuse. L’enjeu est de taille, alors que la FFSA traverse une période de profondes turbulences.

Ce qu'il faut retenir

  • Pierre Gosselin, ancien président de la FFSA, a été révoqué fin mars 2026 avant de lancer une nouvelle candidature pour reprendre la tête de la fédération.
  • Sa liste s’articule autour de trois axes principaux : gouvernance, transparence et relance sportive, présentés comme des priorités absolues.
  • Cette annonce intervient dans un contexte de crise majeure au sein du sport automobile français, nécessitant une refonte urgente des pratiques.
  • Gosselin mise sur un discours offensif, promettant de « restaurer la confiance » et de relancer les performances sportives du pays.

Une candidature née d’un contexte de crise

L’annonce de Pierre Gosselin intervient moins d’un mois après sa révocation de la présidence de la FFSA, survenue fin mars 2026. Selon ses déclarations rapportées par Ouest France, cette révocation aurait été motivée par des désaccords profonds sur la gestion de la fédération, notamment en matière de transparence et de gouvernance. Gosselin, qui a occupé le poste de président pendant quatre ans, estime aujourd’hui que sa révocation marque un tournant dans l’histoire du sport automobile français, autant dire que les choix à venir pourraient redéfinir durablement le paysage sportif national.

La FFSA, pilier du sport automobile en France, traverse une période particulièrement difficile. Entre les accusations de manque de transparence, les tensions internes et les performances en baisse sur la scène internationale, l’instance a vu sa crédibilité s’éroder ces dernières années. Gosselin, qui se présente comme un candidat de la rupture, promet de corriger ces dysfonctionnements en plaçant la transparence au cœur de son projet.

Gouvernance et transparence : les deux piliers de sa campagne

Parmi les mesures phares de sa feuille de route, Pierre Gosselin met en avant une refonte complète de la gouvernance de la FFSA. Il propose notamment de réduire les cumuls de mandats au sein des instances dirigeantes, afin d’éviter les conflits d’intérêts et de clarifier les responsabilités. « Il est temps de tourner la page des pratiques opaques », a-t-il déclaré, soulignant que sa priorité serait de rendre des comptes réguliers aux clubs et aux pilotes. Selon lui, cette transparence doit s’accompagner d’une communication plus fluide avec les licenciés et les partenaires institutionnels.

Côté sportif, Gosselin évoque une « relance ambitieuse » du sport automobile français, avec pour objectif de retrouver une place de leader en Europe. Il insiste sur la nécessité de mieux structurer les filières de formation, notamment pour les jeunes talents, et de renforcer le soutien aux équipes françaises engagées dans les championnats internationaux. « Le sport automobile français a des atouts, mais il manque aujourd’hui une vision claire et des moyens à la hauteur », a-t-il précisé lors d’une conférence de presse.

Un duel annoncé face à une direction contestée

La candidature de Pierre Gosselin s’inscrit dans un contexte de forte contestation de la direction actuelle de la FFSA. Depuis plusieurs mois, des voix s’élèvent pour dénoncer un manque de dynamisme et une gestion jugée trop conservatrice. Gosselin, qui se présente comme un outsider, mise sur son expérience passée pour convaincre les électeurs. Pourtant, son retour à la tête de la fédération n’est pas sans risque : certains observateurs soulignent que son départ initial a été provoqué par des tensions internes, et que sa réélection pourrait raviver ces clivages.

Les prochaines semaines s’annoncent donc décisives. Les élections à la FFSA sont prévues pour le 15 juin 2026, et les candidats devront convaincre un électorat composé de clubs, de pilotes et de dirigeants. Gosselin, qui a déjà commencé une tournée des circuits pour promouvoir sa candidature, mise sur un effet de surprise. « Les membres de la FFSA veulent du changement, et c’est ce que je leur propose », a-t-il affirmé.

Et maintenant ?

Les prochaines semaines devraient être marquées par une intensification des débats entre les différents candidats en lice pour la présidence de la FFSA. Si Pierre Gosselin parvient à fédérer autour de sa candidature, il pourrait créer la surprise lors du scrutin du 15 juin. Reste à savoir si son discours sur la transparence et la relance sportive trouvera un écho suffisant auprès des électeurs. Une chose est sûre : la FFSA, en pleine crise, n’a pas droit à l’erreur.

La question qui se pose désormais est de savoir si cette élection permettra de tourner définitivement la page des dysfonctionnements passés ou si elle ouvrira une nouvelle période de tensions au sein de la fédération.