Un nouveau procès s’ouvre aujourd’hui, mardi 14 avril 2026, en Argentine pour examiner les circonstances entourant la mort de Diego Maradona, survenue il y a cinq ans. Selon RFI, cette audience marque un nouveau chapitre judiciaire après l’annulation, en mars 2025, d’un premier procès qui avait été marqué par des irrégularités. Les membres de l’équipe médicale ayant suivi l’ancien footballeur argentin se retrouvent une fois de plus sur le banc des accusés, cinq ans après le drame qui avait ému le monde entier.
Ce qu'il faut retenir
- Un nouveau procès s’ouvre le 14 avril 2026 en Argentine concernant la mort de Diego Maradona, survenue en novembre 2020.
- Le premier procès, ouvert en 2022, avait été annulé en mars 2025 en raison de vices de procédure et de manquements dans l’enquête initiale.
- Les quatre membres de l’équipe médicale impliqués dans son suivi sont à nouveau jugés pour leur rôle dans les soins prodigués à Maradona avant son décès.
- La question centrale reste : la mort de Maradona aurait-elle pu être évitée avec une prise en charge médicale différente ?
Un procès relancé après l’annulation du premier
Cinq ans après le décès de Diego Maradona, survenu le 25 novembre 2020 à Buenos Aires, le système judiciaire argentin rouvre le dossier. Selon RFI, l’annulation du premier procès en mars 2025 avait révélé des lacunes dans l’enquête initiale, notamment des irrégularités dans la collecte des preuves et des manquements dans la chaîne de responsabilité médicale. Ce nouveau procès vise donc à clarifier les responsabilités et à établir si une prise en charge différente aurait pu changer le cours des événements.
Les quatre professionnels de santé accusés — dont trois médecins et une psychologue — sont jugés pour leur implication dans le suivi médical de Maradona, alors que ce dernier souffrait de problèmes cardiovasculaires et d’addictions. Leur rôle dans la gestion de sa santé avait déjà été au cœur des débats lors du premier procès, avant que celui-ci ne soit déclaré nul.
Une affaire qui dépasse le cadre sportif
La mort de Maradona n’a pas seulement marqué l’histoire du football : elle a aussi soulevé des questions éthiques et médicales majeures en Argentine. Comme le rapporte RFI, l’affaire a mis en lumière les dysfonctionnements possibles dans la prise en charge des patients célèbres, ainsi que les pressions exercées sur les équipes médicales. Les experts soulignent que la célébrité du patient peut parfois compliquer la transparence des soins, voire conduire à des prises de décision contestables.
Les proches de Maradona, notamment sa famille, ont toujours exigé que la vérité soit faite. « On a le droit de savoir ce qui s’est vraiment passé », avait déclaré l’un de ses avocats lors d’une conférence de presse en 2023. Ce nouveau procès pourrait enfin apporter des réponses, même partielles, après des années d’incertitude.
Les enjeux d’un procès sous haute tension
Ce procès intervient dans un contexte où l’Argentine est particulièrement attentive aux questions de santé publique et de responsabilité médicale. Les autorités sanitaires locales, sous pression, ont été contraintes de revoir leurs protocoles de suivi pour les personnalités exposées. « Ce cas a servi de catalyseur pour améliorer les pratiques », a indiqué un représentant du ministère de la Santé argentin, cité par RFI.
Les débats s’annoncent tendus, d’autant que certains observateurs redoutent que les divisions politiques n’influencent le déroulement de l’audience. Maradona, icône nationale, reste une figure clivante en Argentine, où son héritage politique et sportif continue de diviser. Les défenseurs des accusés insistent sur la nécessité d’éviter les amalgames entre les responsabilités individuelles et les passions collectives.
Les réactions des parties civiles et des associations de patients sont attendues dans les prochains jours. Le procès pourrait également relancer le débat sur la protection des personnalités médicalement vulnérables, un sujet qui dépasse largement le cadre de cette affaire.
Les quatre professionnels de santé sont accusés de homicide involontaire par négligence et de manquement aux obligations de soins, selon les chefs d’accusation initialement retenus lors du premier procès. Leur responsabilité dans la gestion des traitements administrés à Maradona avant son décès est au cœur des débats.
