Depuis le 19 juin 2026, la préfecture de police applique la circulation différenciée à Paris et dans la petite couronne, en raison d’un pic de pollution à l’ozone aggravé par la canicule. Une mesure qui, selon Numerama, concerne tous les automobilistes, y compris ceux circulant en véhicules électriques.
Ce qu'il faut retenir
- Circulation différenciée activée à Paris et dans la petite couronne (intérieur du périmètre de l’A86) jusqu’à nouvel ordre, entre 5h30 et 23h59.
- Seuls les véhicules dotés d’une vignette Crit’Air 0, 1 ou 2 sont autorisés à circuler dans la zone concernée.
- La vitesse est réduite de 20 km/h sur tous les axes limités à plus de 90 km/h, y compris pour les véhicules électriques.
- Objectif : fluidifier le trafic et limiter les émissions de particules liées aux freins et aux pneus, sources de pollution secondaire.
- Les restrictions s’appliquent sur les autoroutes, voies rapides et nationales, mais pas sur le périphérique parisien, maintenu à 50 km/h.
- Les Franciliens sont invités à privilégier les transports en commun et à limiter leurs déplacements en voiture.
Des restrictions qui s’étendent aux véhicules électriques
L’information, souvent méconnue, rappelle que les voitures électriques ne sont pas exemptées lors des épisodes de pollution. Selon Numerama, les limitations de vitesse s’appliquent à tous les automobilistes sans distinction, afin de réduire les émissions de polluants secondaires générés par l’usure des pneus ou des freins. Une mesure qui vise aussi à éviter les effets d’accordéon sur la circulation.
« Si les véhicules électriques continuaient à rouler 20 km/h plus vite que les autres, cela pourrait créer des freinages intempestifs se répercutant sur l’ensemble du trafic », explique un expert cité par Numerama. L’objectif est donc double : réduire la pollution et fluidifier le trafic en évitant les bouchons.
Paris et la petite couronne en alerte maximale
La préfecture de police a déclenché la circulation différenciée dès le 19 juin 2026, en raison d’un pic de pollution à l’ozone amplifié par les températures élevées. La mesure concerne l’ensemble des axes routiers à l’intérieur du périmètre de l’A86, soit la petite couronne parisienne. Seuls les véhicules classés Crit’Air 0, 1 ou 2 sont autorisés à circuler dans cette zone, sous peine de sanctions.
Les restrictions de vitesse s’appliquent quant à elles sur tous les axes limités à plus de 90 km/h, ainsi que sur les nationales et départementales limitées à 80 km/h ou 90 km/h. Les vitesses autorisées sont ainsi abaissées à 110 km/h (au lieu de 130 km/h), 90 km/h (au lieu de 110 km/h) et 70 km/h (au lieu de 90 km/h ou 80 km/h). Le périphérique parisien, limité à 50 km/h, n’est pas concerné par ces ajustements.
Une pollution à l’ozone aggravée par la canicule
La situation s’inscrit dans un contexte de vague de chaleur persistante, qui favorise la formation d’ozone dans l’atmosphère. Les autorités appellent les Franciliens à limiter leurs déplacements en voiture et à privilégier les transports en commun. Des contrôles renforcés sont prévus pour vérifier le respect des restrictions.
« La pollution à l’ozone n’est pas uniquement liée aux émissions directes de CO₂, mais aussi aux polluants secondaires issus de l’usure des véhicules », souligne un responsable de la préfecture de police, cité par Numerama. Une prise de conscience nécessaire pour comprendre l’ampleur des mesures en vigueur.
« Même les voitures sans émission à l’échappement doivent lever le pied pendant ces épisodes de pollution. »
Numerama
Des restrictions qui pourraient se prolonger
Tant que la canicule persistera, les restrictions de circulation et les limitations de vitesse pourraient être maintenues. Les automobilistes sont invités à consulter régulièrement les panneaux lumineux et les consignes locales, d’autres villes pouvant être concernées par des mesures similaires. La préfecture rappelle que les restrictions s’appliquent jusqu’à nouvel ordre, sans date de fin précise.
« Surveillez les panneaux lumineux et les consignes locales : d’autres villes peuvent être concernées avec la canicule qui persiste », indique Numerama. Une vigilance de rigueur pour éviter les amendes et contribuer à l’amélioration de la qualité de l’air.
Ces mesures s’inscrivent dans une stratégie plus large de réduction de la pollution en Île-de-France, où les pics de chaleur et de pollution se multiplient. Une tendance qui pourrait se confirmer dans les années à venir, avec l’intensification des vagues de chaleur liées au changement climatique.
Les véhicules électriques ne sont pas exemptés des restrictions de vitesse lors des épisodes de pollution, car les particules fines proviennent en partie de l’usure des pneus et des freins, indépendamment du type de motorisation. Une mesure visant à réduire les émissions de polluants secondaires et à fluidifier le trafic.